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SCANDALES POLITIQUES

La période dont nous parlons eut des réactions et des antithèses bien remarquables par les enseignements qui en découlent. Le Gouvernement Norquay avait été écrasé par

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un chemin de fer; la collision du désaveu l'avait tué: le sit flement de la vapeur ainsi trop fortement comprimce avait promené ses accents aigus par toute la Province des Prairies. À ces notes déjà si désagréables s'en joignaient d’autres aussi fausses que discordanies. Les scandales d’élections, sont à notre époque de puissants engins politiques. On tenta d'en appliquer la force au ministère tombé. Ceux qui lui succédèrent furent encore moins heureux. Il est vrai qu'ils réussirent à étendre leur ligne, à placer et à compléter le réseau projeté; mais les scandales! les scandales se publièrent à profusion. Si le mot scandale est tombé de ma plume, ce n'est pas que je veuille joindre ma voix à celles qui ont tant dit à cet article, je veux seulement montrer comme cette période de notre histoire a été mouvementée et avec quelle rapidité se sont succédé les choses les plus contradictoires. Au reste, personne n'ignore qu'il y a eu des accusations graves et irès graves contre les Chefs du Gouvernement. Les tribunaux et l'enceinte du Parlement ont entendu ces tristes choses; perdart des anntes, les journaux en ont prolongé les échos sur tous Les {ons et toutes les notes. Je consiale simplement, mais n’exprime pas une opinion. Mes goûts et mes é.udes ne s'appliquent pas à ce genre de recherches; j'aime mieux croire que ceux qui ont en main les intérêts publics, ne souillent pas leur position par des actes de vulgaire malhonnêteté,.

Quelques mois suffirent pour que la nouvelle administra-

tion se vit abandonnée par des amis dévoués, qui, devenus

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des ennemis irrécorciliables, l'ont poursuivie d'une manière implacable. D'un autre côté, les faveurs provinciales (légi-

times sans doute) frites à des a lversaires pus-ants, ont ra'lié ces derniers au | Support ( du Gouvernement qu'ils avaient com baltu ei opposé, presque jusqu’au point de troubler la paix publique.

Des emprunis considérables permet'a.ent à rotre jeune Frovince de dépenser des mil'ions. On comprend sssez la joie des uns et la déception des autres; de ceux qui, au lieu d’être admis aux avantages de la situation, n’eurent que le froid privilège d'augmenter le chiffre des épargnes indiquées dans les comptes publics.

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