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nement de Manitoba avait des centaines de mille, “des “millions
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de piastres. À côté de lui et sous lui se trouvait la Section
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Catholique du Bureau d'Education qui, à force d'économies et même de sacrifices, s'était fait un fonds de réserve, con.
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formément à la loi qui disait à l'art ide “90:
Chaque section du Bureau pourra réserver pour des cas imprévus une somme qui n’excédera pas dix pour cent de la part de son appropriation. !
Le 12 Juillet 1889, l'Hon. Secrétaire d'Etat écrivit à Mon. sieur T. À. Bernier, Surintendant des Eco'es Caïholiques, po pour demander la remise du fonds de réserve en ajoutant :
Cette demande ne porte que sur un détail d'administration interne et nullement sur là propriété des deniers en question, laquelle est définitivement acquise et ne pourra souffrir de doute en aucun terps. \
Le Surintendant soumit cette lettre à la Section Catholique du Bureau d'Education. La résolution suivante fut alors adoptée :
Conformément au désir du Gouvernement exprimé dans la lettre de l'Hon Secrétaire Provincial, en date du 12 Juillet 1889, la Section Catholique du Bureau d'Education autorise le Surintendant à remettre au Trésorier Provincial la Somme de dollars : 18.879.47, étant le fonds de réserve et la balince des fonds en “main pour les écoles sous la direction de la dite Section Catholique.
En faisant ce versement, la Section catholique prend la respettueuse liberté d'observer :
1° Le fonds de réserve a été commencé et s’est accru conformément aux dispositions des Actes d'Education, alors en vigueur dans la Province;
2° Cette réserve n'a été possible que parce que les membres de la Section Catholique ont non seulement administré les fonds des écoles avec la plus stricte économie, mais encore parce que, dans maintes circonsances, ils se sont imposé des sacrifices personne
La propriété de ce fonds de réserve est un droit acquis aux éenlez .Catholiques de la Province, c'est pourquoi, ceux qui l'ont administrée jusqu'à ce jour sont convaincus que le Gouvernement n'en changera point la destination et n’en diminuera pas pour cela" Tes SNS RTS à selon l'assurance positive que le Gouvernement nous en à donnée à ailleurs ] par la leltre sus-mentionnée de l'H6n. Secrétaire Provincial. |
Le 22 Juillet, ces résolutions furent remises au Gouvernement avec le fonds de réserve. Aucune des lois alors exis-
tantes n’autorisait le Gouvernement à reprendre ces fonds ef la justice la plus élémentaire voulait qu’ils fussent employés au bénéfice des écoles Catholiques auxquelles ils appartenaient. La Section Catholique du Bureau d'Education fit des
instances pour que cet argent ! fût distribué aux écoles, on ne tint aucun compte de ses justes réclamations; Ta somme fut versée dans les fonds consolidés de Ia Province. Le ‘frésorier Provincial la comptait comme une des économies opérées par l'administration. C'était purement et simplement une spo- “liation illégale et une flagrante > injustice.
La brebis du pauvre était tondue, il ne restait plus qu'à l'égorger et à la servir en pàture aux étrangers venus dans le pays.
Si on désirerait plus de détails sur cette question, on pourrait consulter la lettre que j'ai adressée au Free Press le 21
Sn ee tartine Enr à
Août, 1889, et surtout le discours pronor 1CÉ é par l'Hon. [James
E. P. Prendergast devant l'Assemblée Législative de de 1 Manito ba le 12 du mois de Mars 1890, page 1 13 de Ja brochure.