‹ Les écoles du nord-ouest canadienChapitre 68 sur 127 · AFFAIRE MYSTÉRIEUSE · texte numérisé non relu

AFFAIRE MYSTÉRIEUSE

J'ai la confiance que la sincérité de vos dispositions vous convaincra, qu'après tout, « ma Liste des Droits » n'est pas une « affaire si » mystérieuse; » il est vrai qu'elle mentionne et obtint une chambre haute; j'avoue que, pour ma part, jai un certain penchant pour les « chambres hautes », et je ne suis pas le seul, puisque les constitutions des pays, tant de l'ancien que du nouveau monde, en admettent l'utilité et je suis certain que, puisque vous savez que le conseil législatif de Manitoba était composé de cinq membres d'origine anglaise et de deux d'origine française, vous n'en viendrez pas, Comme quelques autres, à la conclusion que tout était fait pour « donner aux l'rançais » le contrôle du Manitoba. »

Vous dites que les écoles séparées ne sont pas mentionnées dans votre Lisle des Droits, mais le fait qu'on les a reconnues dans l'Acte de Manitoba est ‘une autre preuve que ce n'est pas votre Liste des Droits qui a fait la base des négociations. J'ajouterai, de plus, que c'est un acte méchant que de vouloir exciter des sentiments hostiles, parce que la demande des écoles séparées contenait les mots « suivant le modèle de la province de Québec. Les catholiques sont en grande majorité à Québec, par conséquent, le système des écoles séparées de cette province est presque entièrement en faveur des protestants qui en sont satisfaits. Lorsque les délégués allèrent de la Rivière Rouge à Ottawa pour demander la création d’une province qui devait renfermer tout le Nord-Ouest, la majorité des habitants de la province projetée était catholique. Ce fut donc une preuve de bon vouloir à l'égard des protestants, de Ja part de ceux qui formulèrent « ma Liste des Droits » de demander des écoles séparées, et si les catholiques étaient demeurés en majorité, il est évident que les colons protestants, anciens et nouveaux, trouveraient cette disposition très sage ct très à propos. Personne ne songerait à m'insulter, ni moi, ni ceux qui, Comme moi, pensent que l'on devrait s'en tenir fidèlement à ce qui a été réglé lors des négociations. Sur ce sujet, les Don Quichotes ne sont pas avec nous, et je m'empresse d'ajouter que vous n'êtes pas avec eux.

Page 1