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COUR

Les écoles sont toujours accompagnées d'une cour dans laquelle les enfants peuvent jouer sous les yeux des maîtres pendant les heures de récréation. La surface de cette cour est, en général, environ le double ou le triple de celle de la classe ou des classes; elle est de forme régulière, sans étranglements ni saillies pouvant gêner la surveillance. Le sol de cette cour est drainé, des pentes adroitement calculées empêchent l'eau d'y séjourner; quand elle est très-vaste, une épaisse couche de sable en recouvre une partie, tandis que, dans Tautre partie, le sol est battu, planté d'arbres dont Tombre facilite les jeux tranquilles durant les chaudes journées d'été.

Ces prescriptions, fsiciles à remplir dans les écoles rurales, ne sont pas toujours d'une réalisation possible dans les écoles urbaines. Dans les villes, le terrain est d'un prix élevé ; la nécessité d'avoir une école sur un point déterminé rend souvent impossible l'installation d'une cour de dimensions suffisantes; les enfants, dans ce cas, se livrent à leurs jeux au milieu de la rue, et l'on voit alors les filles et les garçons, soigneusement séparés les uns des autres pendant les

t. Nous devons ici rendre hommage à la bonne grâce avec laquelle M. Sauveur, directeur de l'instruction publique au Ministère de l'intérieur, a mis à notre disposition les recueils, règlements, statistiques officielles dont nous avions besoin pour notre travail*

heures de travail passées sous Tceil du maître, attendre pêle-mêle, en jouant dans le ruisseau, l'heure de l'ouverture de récole*.

Cette situation regrettable à tous égards est l'origine de graves inconvénients dont le résultat le plus immédiat est d'habituer l'enfant à vivre dans la rue, de le soumettre à des impressions, à des spectacles souvent fâcheux auxquels il faut s'eâbrcer de soustraire sa jeune nature.

Un des côtés de la cour de récréation est presque toujours occupé par un grand abri couvert, mais libre sur une ou plusieurs de ses faces, et servant de cour de récréation lorsque le temps est trop mauvais pour permettre aux eniknts déjouer au dehors : c'est le marching-room des Anglais. Ces hangars, couverts en tuile ou en zinc, ont leurs points d^appui en ièr ou en bois. Leur construction est des plus simples : la charpente en sapin reste apparente, les arêtes des pièces de bois sont enlevées par des chanfreins et égayées par quelques filets de peinture aux tons vifs qui rompent la monotonie générale. La forme et la disposition de ces cours de récréation couvertes varient peu, et nous ne pouvons mieux faire comprendre ce qu'elles sont pour la plupart qu'en renvoyant aux différentes figures où elles sont représentées et comprises dans l'ensemble des constructions.

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