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GYMNASE

La gymnastique n'est inscrite par la législation belge que parmi les matières d'enseignement de V instruction moyenne. Elle est cependant, en réalité, enseignée, depuis la loi du 24 septembre 1870, dans les écoles normales primaires et dans un certain nombre d'écoles communales.

Mais cet enseignement pour lequel on n'avait arrêté aucun programme, choisi aucune méthode, resta sans résultat appréciable non-seulement dans les écoles soumises au régime de la loi sur l'instruction primaire, mais aussi dans

les établissements d'instruction moyenne régis par la loi du !•' juin 1850.

Une enquête, ouverte en 1871 pour connaître l'état de renseignement dans toutes les écoles de Tun et de l'autre d^é, montra que tout était à faire au point du local, du matériel et des exercices *•

Une commission fut aussitôt chargée d'aller étudier ce qui se pratiquait dans les pays du Nord et notamment en Suède et en Allemagne *. Le rapport de cette commission, approuvé par le Gouvernement, insistait vivement sur la nécessité qu'il y avait de propager renseignement de la gymnastique, de la donner -conformément à un système rationnel comportant peu d'appareils et d'instruments, et ne pouvant présenter aucun danger ; de former immédiatement des instituteurs capables d'enseigner la gymnastique aux élèves de leur école ••..

La nomenclature des engins en usage et l'indication des exercices pratiqués par les élèves seraient un renseignement utile, mais dont la reproduction nous entraînerait trop loin. Nous nous contenterons donc de parler seulement du local. Ce local est le plus souvent une cour couverte ou une cour à air libre. Dans cette cour sont disposés en bon ordre les engins et appareils nécessaires et les élèves, sous la

I. Rapport présenté à M. le directeur de l'Instruction publique, sur la situation de renseignement de la gymnastique en Hollande, en Allemagne et dans les pays du Nord. Gobbaerts, Bruxelles, 1873.

3. Il faut remarquer que nos voisins ne paraissent pas avoir en très-haute estime les méthodes en usage chez nous pour l'enseignement de la gymnastique, car ils se sont abstenus de les apprécier et de les

discuter.

3. Organisation de l'enseignement de la gymnastique en Belgique, ministère de l'intérieur. Gobbaerts, Bruxelles, 1876.

ja LES ECOLES PUBLIQUES EN BELGIQUE,

direction de leur maître, s'y livrent aux exercices qui leur sont prescrits.

Les appareils le plus fréquemment employés sont

Kg. J.

La balançoire simple;

La balançoire double ;

Un escalier pour les sauts en profondeur;

Un fossé pour les sauts en largeur;

Un sautoir mobile;

Une perche et un câble pour la lutte;

Un mât pour les pas de géant ;

Un cercle de pierre;

Un cercle de piquet ;

Une perché horizontale ;

Un mât vertical ;

Une échelle oblique ;

SERVICES EXTIÉRIEURS. 53

Une corde pour les pas de géant;

Une double corde lisse;

Des perches verticales ;

Des perches obliques ;

Une planche d'assaut ;

Une corde lisse;

Un portique et ses accessoires.

La cour à air libre est excellente, lorsque le temps k permet ; en cas contraire, on supplée à son insuf&sance, pendant les mauvais jours, par des salles couvertes et fermées, ou simplement couvertes et libres sur une ou plusieurs de leurs faces.

Les exercices bien dirigés contribuent beaucoijp à inspirer à l'enfant plus de. respect pour son corps, à lui donner plus de prestesse et d'agilité, un maintien plus convenable, des manières plus aisées et une attitude plus digne *.

Dans les grandes écoles urbaines, les filles et les garçons ont chacun leur gymnase (fig. ^ et 3) disposé dans des salles distinctes; dans les écoles moins importantes, le même gymnase sert à la fois aux enfants des deux sexes.

Dans les deux cas, si le gymnase est à Tintérieur d'un bâtiment, il occupe la hauteur du rez-de-chaussée et de l'étage au-dessus, est vaste, très-aéré et éclairé; il a son sol formé de sable fin ou de sciure de bois de liège.

Dans les écoles rurales, le gymnase est placé sous un hangar abritant les appareils, ou bien il occupe une partie de la cour de récréation couverte.

Ce qu'il est utile de remarquer surtout, c'est qu'il est

I. Rapport présenté aux Chambres par M. le Ministre de Tinté- » rieur en 1874.

peu d'écoles dépourvues de gymnase; que celles qui n'en ont pas se préoccupent du moyen de s'en procurer, et que les élèves ne sont pas seulement admis au gymnase pendant les heures de leçon, mais qu'ils s'y rendent à leur gré pendant les récréations, et se servent alors comme ils l'entendent des appareils laissés à leur disposition. Ce ne sont plus des leçons proprement dites, ce sont des exercices auxquels ils se livrent d'autant plus volontiers qu'ils n'y sont point astreints.

Tous les engins, appareils, exercices de nature à faire courir quelque risque aux enfants sont sévèrement prohibés, entre autres ceux appelés cubistiques *. Il ne s'agit pas, en effet, de former des acrobates, mais de donner aux enfants la force, l'adresse, l'agilité dont ils auront si grand besoin plus tard.

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