‹ Les écoles publiques, construction et installation en Belgique et en Hollande: documentsChapitre 48 sur 102 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

Il semble hors de doute que des appareils, disposés comme ceux que nous venons de décrire, doivent théoriquement donner de bons résultats. Dans la pratique quotidienne il peut en être autrement. En effet, toute l'économie du système repose sur cette condition^ que le local dans lequel on opère est hermétiquement clos. Mais, pour que cette condition puisse être rigoureusement observée, il faut se condamner à ne jamais ouvrir ni porte, ni fenêtre, à supprimer tous les courants d'air s'introduisant à travers les fissures des menuiseries ou le dessous des portes; un accident de cette nature est bien difficile à éviter et, s'il se produit, le mouve-

ment d'introduction de Tair chaud devient contraire à celui prévu, s'oppose à l'évacuation de l'air vicié et trouble profondément la direction des courants; il faudra ensuite forcément un temps plus ou moins long pour rétabir l'harmonie malencontreusement troublée, et, si ce trouble se produit fréquemment, le système perdra une grande partie de ses avantages.

DIFFÉRENTS TYPES. — PLANS. — FAÇADES. — DISPOSITIONS GÉNÉRALES. — ÉCOLES RURALES. — ÉCOLES URBAINES.

Les chapitres précédents ont fait connaître de quels éléments se compose une école ; il est utile maintenant d'examiner comment ces divers éléments se combinent entre eux et quelle est leur enveloppe extérieure.

Les matériaux en usage dans les constructions de la Belgique sont la brique, la pierre dure de Liège, connue à Paris sous le nom de petit granit ^ et enfin la pierre tendre. Ces deux natures de pierre sont d'un emploi assez restreint, et l'on peut dire, en exagérant un peu, il est vrai, que la brique est l'élément constitutif, presque unique, des constructions moyennes élevées en Belgique.

Les briques combinées de diverses manières ont, à des époques qui ne sont pas encore loin de nous, donné naissance à des créations originales comme dessin et comme couleur. Ces conceptions, fort intéressantes à étudier dans rhistoire de l'art, paraissent aujourd'hui reprendre la faveur dont elles ont joui autrefois. Les constructions publiques et privées reproduisent des formes anciennes, des souvenirs

dans lesquels on retrouve un retour aux traditions laissées par les monuments nationaux encore debout.

Les bâtiments scolaires se ressentent de cette influence ; nous la voyons se manifester dans les grandes écoles de ville comme dans les petites écoles de village : ces dernières surtout reproduisent parfois les proportions fortes et trapues, les pignons en escalier des constructions flamandes.

L'Administration de l'Instruction publique a fait, il y a peu de temps, paraître, sous ses auspices, un recueil de maisons d'école* modèles, renfermant des types variés de maisons d'école de toute importance et de tout genre. Nous n'entendons pas discuter ici le mérite de cet ouvrage, car nous comprenons trop bien à quelles difficultés doit se heurter un architecte dans la préparation d'un tel travail; mais, au point de vue du principe général, cette tentative a eu le mauvais résultat que donnent et qu'ont toujours donné les essais de ce genre : elle a mis entre les mains des ignorants et des incapables un instrument dont ils n'ont pas su se servir.

Les constructeurs connaissant leur profession et les ressources de leur art n'ont pas besoin de modèles à copier ; il leur faut un recueil de renseignements qui leur rappellent ou leur font connaître des détails spéciaux, cela leur suffit. Les ignorants en fait de construction croient, dans un recueil de modèles^ trouver toute faite la besogne dont ils sont chargés ; ils appliquent sans discernement les exemples qu'ils ont entre les mains, les combinent à leur gré, ne se rendent pas compte des motifs auxquels sont dues telles ou telles

I. Instructions ministérielles concernant la construction et l'ameublement des maisons d'école, suivies de plans-types.

io8 LES ECOLES PUBLIQUES EN BELGIQUE.

disposirions et les emploient souvent au rebours du bon sens et de la saine raison.

Les écoles belges comptent quelques-unes de ces erreurs regrettables, mais, en revanche, elles offrent aussi des exemples très-nombreux, dignes d^un examen approfondi et pouvant servir d'utile enseignemeiit.

ECOLES RURALES

§ I . — École de garçons pouvant contenir ^6 à 60 élèves avec logement de maître et mairie au premier étage.

Le bâtiment s*élève en bordure d'un chemin rural traversant le village (fig. 36) ; Tentrée de 1 "école a lieu directement, de la voie publique, par une porte donnant accès à un petit vestibule ; à droite, le bureau du maître ; à la suite, le vestiaire et les lavabos; au fond, l'entrée de la classe et, à gauche, deux portes doubles conduisant à la cour de récréation. La classe a 7",40 de large sur 8", 50 de long, soit 62'»,7o de surface; elle contient 56 élèves, ayant ainsi chacun un peu plus de i mètre de surface en moyenne. Le mobilier employé est le mobilier dit à deux places dans lequel chaque siège a pour dossier le devant du pupitre placé eh arrière. Cette classe a 4^,50 de haut; deux grandes fenêtres géminées l'éclairent, de façon à ce que le jour vienne à la gauche des élèves. En face, se trouve la table du maître exhaussée sur une estrade et occupant Taxe de la salle; au fond, une petite bibliothèque destinée aux livres usuels et aux modèles nécessaires à l'enseignement. La cour de récréation, de 10 mètres sur 12 mètres, a une grande porte ouverte sur le chemin public, son sol est macadaminé ; en face du bâtiment

sont placés les privés et urinoirs, et, au fond, le hangar ser-

ZaOte de l'icole.

,. Gï-nnue.

Veitibule.

Page 1