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ECOLES GARDIENNES ET JARDINS D'ENFANTS

les deux se trouve ménagée une petite cuisine. Le dépôt des paniers contenant les petites provisions a lieu dans la galerie qui précède les salles.

Deux cours de récréation font partie de rétablissement. L'une, plantée d'arbres, reçoit les enfants qui se promènent et chantent sous la direction d'une des maîtresses ; l'autre est nue, son sol de sable ou de terre meuble permet aux enfants de le bouleverser, de faire des trous, des plantations de toutes sortes qu'ils détruisent ou reconstituent à leur gré.

Bien que la salle de réunion de ce jardin d'enfants ne soit indiquée que comme devant contenir 100 enfants, l'éta* blissement en reçoit en réalité un plus grand nombre, ce qui devient possible parce que les enfants n'étant jamais long^ temps occupés au même exercice, on peut leur faire changer de travail aussi fréquemment qu'il est nécessaire et ne jamais les réunir à la fois dans le même locaL

La figure 59 indique l'aspect général des bâtiments, cours et dépendances.

MOBILIER SCOLAIRE

Les anciens modèles de bancs-tables, destinés aux écoles publiques, avaient pour principayx inconvénients : i* Tuniformité des dimensions données à tous les modèles, quelle que fût la taille des élèves auxquels ils étaient destinés; 2^ une trop grande distance entre le bord du banc et celui du pupitre, ce qui obligeait les élèves à se coucher sur la table pour pouvoir l'atteindre ; 3** l'absence de dossier ; 4^ une trop grande longueur, par suite un trop grand nombre de places, ce qui nuisait à la discipline et gênait la surveillance du maître.

Les nouveaux modèles ont eu pour but de remédier à ces maux : les bancs sont proportionnés à la taille des élèves, le bord extérieur du banc est placé sur la même perpendiculaire que le bord extérieur du pupitre, les bancs reçoivent une barre de pieds, un dossier, et ne contiennent plus qu'une ou deux places.

Mais ces améliorations entraînèrent à leur suite des inconvénients auxquels tout d'abord on n'avait pas pensé : la dépense fut sensiblement augmentée, l'emplacement occupé par le nouveau mobilier réduisit le nombre d'élèves que pouvaient contenir les classes, et les élèves ne trou-

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rèrenl plus, entre le banc et le pupitre, la place nécessaire pour se tenir debout.

C'est à trouver une combinaison améliorant une situation aussi compliquée, faisant disparaître les défauts reconnus et les remplaçant non par d'autre défauts, mais par de réels avantages, qu'ont ^té employés tous les efforts des hommes cherchant à réaliser un progrès sur cette importante question.

Nous avons à voir comment ce problème a été traité et résolu en Belgique et, pour cela, à examiner les différents modèles en usage.

MODÈLE CALLEWAERT*.

Le modèle Callewaert (ffg. 60) laisse une certaine distance entre l'extrémité du banc et le bord du pupitre. Les distances qui séparent le banc et le dossier des pupitres sont

calculées de façon à ce que tous les élèves de même taille, assis, appuyés contre le dossier et inclinés de sixà huit degrés, puissent poser les coudes sur le bord inférieur de la table, sans les écarter du corps et sans hausser les épaules.

t. CâUewacn frère*, coutructeura â Bruxelles.

L'inclinaison de la table est de quatorze degrés ; elle ne laisse donc pas glisser le papier, ne donne pas trop d'ombre, ne fatigue pas le bras droit et n'empêche pas l'encre de bien fluer vers la poi nte du bec de la plume.

Le siëge est ondulé de façon à épouser la forme du corps; il soutient ainsi les élèves pendant et après les exercices, sans qu'aucun d'eux soit obligé de quitter le dossier.

Le dossier des sièges prend les reins des élèves pendant les exercices graphiques ; il prend les reins et le dos pendant les moments de repos^ et est ouvert dans ses parties inférieures, de façon à laisser passer les basques des vêtements.

La distance du banc au casier, mesurée perpendiculairement, est égale au plus grand diamètre de la cuisse des plus grands élèves. L'ouverture du casier est égale à un diamètre et demi delà main des plus grands élèves.

Le plancher a une largeur sufEsante pour permettre aux élèves d'y reposer les pieds dans la position la plus aisée ; ce plancher est mobile, il s'élève ou s'abaisse, de façon à augmenter ou diminuer la hauteur des bancs, suivant la longueur des jambes des élèves.

La hauteur du banc est égale à celle de la jambe des plus grands élèves ; elle est diminuée par l'abaissement des planches.

La largeur du pupitre est de o°',4i ; sa longueur est, suivant l'âge des enfants, réglée d'après le tableau suivant :

Pupitre à 2 places pour enfants de 6 à 10 ans, l'^joo

— — 8 à la — i*><^3

— — xa à 17 — i"»,ia

La figure 61 fait voir comment ces meubles doivent être

MOBILIER SCOLAIRE

installés dans une classe ; elle montre aussi le moyen d'établir le rapport requis entre la largeur du tableau fixé au mur, et la distance des pupitres relativement au nombre de leurs rangs. La classe a 9 mètres sur 7",8o, soit 70",ao de

Fig. 61.

surface; elle contient 70 enfants. Le modèle Callewaert n'exige, par conséquent, pas plus de place que les modèles anciens contenant 5 ou 6 élèves.

La même figure montre également de quelle façon il faut placer le tableau noir pour qu'il soit aperçu de tous les points de la salle; en lui donnant a", 50 de largeur, et en

ijô LES ECOLES PUBLIQUES EN BELGIQUE.

disposant les bancs comme il vient d'être indiqué, les élèves peuvent, de toutes les places, lire l'écriture fine ordinaire tracée sur ce tableau.

L'encrier, incrusté vers le milieu du pupitre entre les deux places, est muni d'un couvercle, dont l'usage est nécessaire pour protéger l'encre contre la poussière, pendant le balayage des salles.

La construction des bancs-pupitres Callevaert est trèssimple, sans complications difficiles ni assemblages coûteux; nous ne leur ferons qu'un" [reproche, c'est de relier toutes les lignes de bancs l'une à l'autre, et de les rendre ainsi

toutes solidaires, en sorte que l'élève placé en avant peut, s'il s'appuie contre le pupitre qui lui sert de dossier, gêner et troubler le travail de l'élève placé derrière lui. Ce défaut a été reconnu et supprimé dans un nouveau modèle de bancs destinés aux écoles gardiennes et aux jardins d'enfants (%. 62).

Le plancher, les ambases, les montants du siège sont en orme; le reste est en sapin rouge du Nord,

MOBILIER SCOLAIRE. tjj

Cej meubles coûtent, suivant leurs dimensions :

N" I - 24 ft-; N« 4 = 3J fr-;

N* a - a/ fr.; N° j = 3« fr.;

N* 3 =- 30 fr.; N* 6 = 39 fr.

La coastruclion en chêne fait hausser le prix de 1 5 francs.

MODÈLE BLANDOT-GRAYET.

Écoles de garçons.

Le banc-pupitre, modèle Blandot-Grajet', est à deux places ; il est muni d'un dossier placé à hauteur des reins (fig- 63)-

Le siège présente au centre une partie creuse épousant la forme du corps.

Une traverse en planches assure la solidité du banc, en

■^ I. Amtublemtnt ic$ maiio/u d'éeaU. Blandoi-Grayet, 1875. DegHve- HuT.

même temps qu'elle oâîre aux élèves un large appui pour y poser les pieds aplat, condition essentielle, afin de faciliter une bonne position à Télève qui écrit.

Chaque banc a i mètre de longueur et contient deux places de o",5o chacune.

Dans ce système, les couloirs sont perpendiculaires à l'estrade ; chacun des élèves peut quitter sa place sans déranger ses condisciples, de même le maître peut se rendre auprès de chaque élève sans gêner les autres.

Cette grande facilité dans les mouvements amène une notable amélioration dans l'ordre, la propreté et la discipline.

Les plus jeunes enfants placés près de Testrade sont plus rapprochés du maître, et partant plus facilement surveillés.

L'encrier en verre, muni d'une enveloppe en zinc et d'un couvercle tournant en cuivre, est fixé à la tabletle au moyen de vis. Il est placé un peu à droite à o"*,o6 du milieu, entre deux rainures, dans lesquelles les élèves déposent leurs plumes, crayons, etc.

A côté des casiers se trouve un bouton auquel l'élève suspend son portefeuille.

Ces meubles sont en bois verni. Le vernis a été préféré à la peinture parce que, outre les avantages qu'il présente au point de vue de la propreté, il permet davantage de s'assurer de la bonne exécution du travail. Il ne faut pas oublier non plus que toutes les arêtes doivent être bien arrondies et les angles abattus .

Écoles de filles.

Un modèle spécial a dû être prévu pour permettre aux

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filles de s'exercer aux travaux de couture, sans pour cela être obligées de changer de salle (tig. 64).

A cet effet, la tablette du pupitre a été divisée en deux parties : l'une est mobile et se replie sur l'autre ; elle est

garnie de deux pelotes sur lesquelles les élèves attachent leurs ouvrages.

Toutes les autres dispositions et dimensions des pupitres destinés aux garçons sont d'ailleurs strictement conservées.

Écoles gardiennes.

Les pupitres destinés aux enfants des écoles gardiennes ont été établis d'après les mêmes principes (fig. 65-66).

Seulement, pour rendre ces bancs applicables aux exercices de la méthode Frœppel, la tablette a été quadrillée et, au moyen d'un mécanisme très-simple, elle peut prendre l'inclinaison voulue pour les exercices de dessin et d'écriture.

itio LES ECOLES PUBLIQUES EN BELGIQUE.

Il &ut aussi remarquer combien, dans ce système, les bancs à deux places pourront faciliter les évolutions des élèves, et combien les mouvements d'ensemble s'exécuteront rapidement au moyen des couloirs perpendiculaires à l'estrade.

Le prix de ce modèle de bancs est de 30 francs par

place pour les écoles de garçons, et de 35 francs pour les écoles de iilles, les écoles gardiennes et les jardins d'enfants.

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