ESCALIERS
Peu d'écoles ont des escaliers destinés à desservir les classes, car, en général, celles-ci sont toujours établies au rez-de-chaussée et les élèves y arrivent de plain-pied ou à peu près. Cette règle n'a cependant rien d'absolu et les
ligures I et 3 représentent précisément les plans d'une école à deux étages.
Les escaliers en usage, limons, marches et contre-
marches, sont en sapin et offrent comme disposition spéciale une petite bande de fer scellée à l'extrémité des marches dans le but de les empêcher de trop facilement s'user.
Cette combinaison n'est pas heureuse, elle gène le pied de l'enfanl, l'accroche quand il descend, augmente, en un mot, ses chances de chutes et les rend bien plus dangereuses. Lorsqu'il s'agit de gagner une classe placée à un étage supérieur, l'escalier destiné à cet usage, au lieu d'être
SERVICES INTERIEURS ET EXTERIEURS. ai} . enfermé dans une cage (tig. ijo), reste parfois apparent dans la salle ou le vestibule inférieur : on lui donne alors des formes un peu repliées et mouvementées, de iàçon à ce qu'il occupe le moins déplace possible; il est comme un meuble occupant une partie de la salle (âg. 91.)
Nous l'avons déjà vu, les classes d'une -école se compo-
sent d'une vaste salle de réunion divisée en certains cas par une ou plusieurs cloisons mobiles en bois {dg. 92).
ai4 LES ECOLES PUBLIQUES EN HOLLANDE.
Ces cloisons sont vitrées; le maître, faisant sa leçon dans Tune des divisions, surveille en même temps les élèves des classes voisines et s'assure de la façon dont les sous-maîtres s'acquittent de leur tâche dans les autres compartiments. Ce qui est un avantage. Mais aussi, comme la partie vitrée descend très*bas, les enfants s'aperçoivent d'une classe à l'autre, se préoccupent plus de ce qui se passe chez les voisins que de ce qui se passe chez eux et éprouvent ainsi plus de distraction que s'ils étaient franchement tous réunis dans le même local.