‹ Les écoles publiques, construction et installation en Belgique et en Hollande: documentsChapitre 96 sur 102 · VitlEaircs · texte numérisé non relu

VitlEaircs

directeur.

enfants est la même pour les garçons et les filles. Le vesli- I. Pretueasraektf M. de Greef, architecte.

BATIMENTS SCOLAIRES. aay

bule et le vestiaire ont une surface insuffisante; it &nt traverser la classe (fîg. 102) pour arriver au gymnase commun. Les privés s'ouvrent directement sur la classe; ils sont distincts pour chaque sexe. La classe a 150 mètres et contient 170 en&ntsj chaque enfant occupe donc environ o",5o de surface, situation préférable aux précédentes et due à ce que les élèves sont en partie assis sur des bancs à une place. Les groupes sont ainsi disposés : un groupe de 48 garçons, un groupe de 48 iîlles, un groupe de 43 garçons et filles, et,

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enlîn, deux groupes de chacun 16 garçons et iilles, assis sur des sièges à une place. La classe n'est éclairée que sur la face principale par dix fenêtres donnant une lumière très-abondante, mais malheureusement dirigée dans le dos des élèves. Une porte donne accès de la classe et du gymnase dans une cour placée «n arrière des bâtiments.

Les façades (iig. 103) sont sans intérêt; l'importance

donnée à la partie du bâtiment qui contient le logement du maître est due à ce que les étages supérieurs sont occupés par des services étrangers à celui de l'école.

Les différents bâtiments que nous venons de passer en revue suffisent, et au delà, pour montrer où en est l'architecture scolaire dans les grandes villes de Hollande. Elle offre bien plus d'intérêt dans la campagne ; là, en effet, elle a conservé ou retrouvé une certaine originalité qui lui manque ailleurs.

Ce serait une erreur de tirer comme conclusion de ce que nous venons de voir que la Hollande manque d'architectes savants et ejq)érimentés : loin de là ; mais les études architecturales, suivant en ceci le génie national, ont plutôt pour but de retrouver les formes du passé que de chercher une nouvelle expression en rapport avec les besoins et les progrès modernes. Un des architectes dont nous avons en maintes circonstantes étudié les travaux \ est de nos jours seulement entré dans la voie naguère ouverte chez nous par les études de l'architecture du moyen âge. Comme tous les novateurs, il a eu ses moments difficiles et ses heures de triomphe ; mais ses idées ont marché, il a rallié le public et rassemblé autour de lui de nombreux élèves dont les travaux donnent l'espoir de voir bientôt se transformer les œuvres architecturales des Pays-Bas *.

La force de cette nouvelle école réside dans son désir de

1. M. Cuypers, architecte, conseiller du gouvernement pour les monuments historiques.

2. Le nouveau musée d'Amsterdam, actuellement en construction, ot dont M. Cuypers est l'architecte, accuse d'une façon incontestable les tendances que nous signalons.

BATIMENTS SCOLAIRES. aay

créer, dans sa recherche du nouveau, dans son savoir archéologique et son horreur pour la stérile reproduction des œuvres du passé.

L'archéologie n'est pas un résultat et ne saurai être qu'un moyen ; c'est un élément, une partie des connaissances nécessaires à l'architecte. Celui qui se contente de ce modeste bagage reste au-dessous de sa tâche; il sera un restaurateur habile, un savant scrupuleux, mais il ne fera pas œuvre d'artiste, car le propre de Fart est la création. L'œuvre artistique est l'émanation personnelle de l'individu, c'est le fruit de cette semence divine dont la nature a accordé le germe à quelques-uns, germe que l'éducation développe mais ne donne pas, et nous avons tous vu les architectes dont les études et les travaux se sont bornés à des études archéologiques, à des restaurations d'œuvres d'une autre époque, devenir impuissants, incapables de créer, inférieurs à leur tâche enfin.

Revenons bien vite aux écoles rurales.

ECOLES RURALES

École rurale pour 80 enfants ' .

Nous avons déjà vu (fîg. y^) le plan de cette petire école. La façade (fîg. 104) a pris un grand développement : la classe, le gymnase se détachent du bâtiment du maître, qui aurait une trop grande importance pour le directeur d'une modeste école de village, si le premier étage de ce

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