LAVABOS
Les lavabos occupent une pièce servant également de vestiaire et dans laquelle sont disposés sur un côté les cuvettes, de l'autre les portemanteaux et les rayons. La figure 113 montre l'aspect d'une salle de ce genre : le rang des cuvettes occupe le fond et est adossé le long du mur, tandis que les porte-manteaux sont scellés sur des cloisons placées perpendiculairement par rapport aux lavabos; tous les enfants n'entrent pas à la fois dans cette pièce désignée sous le nom générique de lavabos ; ils y pénètrent au fur et à mesure de leur arrivée à l'école, par escouades de vingt environ, ils ont trois minutes pour déposer leurs coiffures, se laver la figure et les mains ; ils retournent ensuite prendre rang dans la salle de récréation, où ils attendent que leurs camarades, ayant accompli la fonction dont ils
(1) Jônhsûri street school. M. Roger Schmidt, architecte.
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viennent de s'acquitter, les aient rejoints pour se rendre en classe avec eux.
Fig. n?.
Le détail des consoles scellées au mur et supportant les cuvettes, la disposition de ces cuvettes ainsi que celle des robinets et des conduites, sont indiqués figure 1 14.
Les systèmes adoptés pour l'établissement des cuvettes, la conduite des eaux propres et l'expulsion des eaux sales, sont nombreux et variés, mais, dans tous ou à peu près, chaque enfant a la libre disposition de l'eau qui lui est nécessaire ; il ouvre et ferme lui-même le robinet par lequel l'eau s'écoule, plonge la tête dans l'eau, la frotte avec ses mains et s'essuie à un linge accroché au vestiaire et portant son nom ; pendant ce temps-là, un mécanisme fait mouvoir
la soupape placée au fond de la cuvette, les eaux sales s'écoulent laissant la cuvette propre, prête à reeevoir un nouvel arrivant.
Fig, 114.
Mais la propreté n'est pas le privilège de l'enfant, à quelque nation qu'il appartienne, et, bien que l'opération de nettoyage soit répétée plusieurs fois par jour, le dépôt des détritus laissés par les eaux de lavage, après les heures de récréation par exemple, quand l'école est située près de quelque usine, devient considérable et suffit souvent pour produira des engorgements dans les tuyaux de service ; de là, suspension forcée dans l'usage des lavabos, réparations coûteuses et gênantes, et recherche des moyens propres à remédier à cette situation.
Voici un mode de construction de lavabos (fig. iij), qui obvie à cet inconvénient. Comme précédemment, l'eau
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propre est laissée à la disposition des enfants et un même mécanisme ouvre à la fois toutes les soupapes par où s'écoule l'eau sale ; mais ces eaux sales, au lieu de s'écouler dans un tuyau fermé, s'écoulent dans une conduite ouverte (fig. m), ayant la forme et l'aspect d'une gouttière; les matières, sables, terre, charbon, dont les mains sont salies, se déposent au fond de cette conduite, et, quand leur amas
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Fig, nj.
est devenu assez considérable pour gêner la circulation de l'eau, un outil en demi-lune est traîné dans la longueur de la conduite qu'il débarrasse promptement et facilement des immondices qui l'obstruent.
Les eaux sales ainsi'débarrassées, sinon entièrement, du moins en partie, tombent dans un réservoir en maçonnerie divisé par une cloison dont la partie inférieure est libre ; la case opposée à l'arrivée contient l'orifice du tuyau de décharge, le niveau des eaux s'établit naturellement (fig. 116), et aucune mauvaise odeur ne peut, du canal servant d'égout, remonter dans l'intérieur de la pièce.
Remarquons à propos de ces lavabos combien, même pour un détail de cette nature, se manifeste l'esprit pratique des Anglais qui, tout entiers au but qu'ils se sont assigné, ne se préoccupent en aucune manière de la façon dont se présente et se résout leur pensée.
La disposition adoptée, et que font connaître les figures 116 et 117 *, est ingénieuse et pratique; il eût été facile de la rendre agréable en lui donnant une forme moins brutale, une enveloppe moins grossière ; le constructeur n'a pas même eu cette idée, il laisse son appareil libre, apparent, établit de robustes points d'appui en briques pour soutenir une gouttière qu'une légère agrafe eût suffi à porter ; aucune décoration,aucun charme ne paraît nécessaire à son travail : il réalise son programme, cela lui suffit.
Pour en finir avec les lavabos, c'est-à-dire avec les pièces qui les contiennent, nous donnons (fig. 118) le dessin d'un des portemanteaux destinés à recevoir la serviette de l'en-
(1) M. Roger Schmidt, architecte.
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fant, sa coiffure et son paletot, s'il en possède un. Ces portemanteaux sont à deux crochets, solidement fixés à la clôture ou au mur, et de dimensions qui leur permettent de résister à un choc violent.
Les vestiaires ne sont pas très-vastes, mais toujours trèsbien aérés, de façon à ce que les mauvaises odeurs n'y séjournent pas et que l'humidité, résultant de l'évapora-
MÊMÊMMmÊÊÊÊÊîÉ
Fig. 117.
tion de l'eau forcément répandue sur le sol à la suite du lavage, puisse promptement sécher,
CLASSES
La forme, les dimensions, la surface, la hauteur des classes anglaises ne nous offrent aucun point à signaler ; la place assignée aux élèves par les divers règlements est supérieure à celle en usage chez nous, mais comme ces règlements ont prévu à la fois la surface nécessaire à l'élève, dans la classe et dans l'espace ménagé en avant, cette indication ne peut nous donner un utile renseignement; quant à l'espace occupé par chaque élève dans la classe proprement dite, il est le même environ que celui adopté chez nous. Nous signalerons seulement deux dispositions bonnes à connaître : d'abord celle relative au petit nombre d'élèves dans chaque classe, les plus nombreuses en contenant 30 ou 40 au plus, puis l'éclairage de ces classes dans lesquelles le jour vient uniformément du côté gauche.
Dans les classes des écoles système prussien, nous n'avons à signaler aucune dilfér ence notable avec les nôtres ; dans celles système anglais au contraire, il faut faire ressortir le mode de division des classes séparées entre elles