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FENETRES

La forme des fenêtres des anciennes écoles anglaises est excessivement variée ; elles sont circulaires, ogivales, cintrées ou carrées sans autres raisons que le caprice ou la fantaisie ; dans les dernières écoles élevées par les soins du

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School-Board, ce désordre a cependant cessé et heureusement fait place à des dispositions raisonnées et étudiées.

Les fenêtres circulaires et ogivales ont été abandonnées, comme présentant une disposition vicieuse due au rétrécissement de la partie supérieure, qui, là où précisément ar-

Fig. 124.

rivent avec le plus d'abondance l'air et la lumière, offrait un espace plus restreint et plus étroit. Les fenêtres rectangulaires n'offrent pas cet inconvénient, on élève leur linteau jusqu'au niveau du plafond et l'air et la lumière entrent librement por la partie supérieure, sans laisser d'étranglé-

ments obscurs servant d'abri à la poussière et aux miasmes malsains qui vicient l'atmosphère.

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Quant aux modes de clôture de ces fenêtres, nous en examinerons trois seulement :

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Dans le premier (fig. 124), la fenêtre est fixe à sa partie inférieure, la partie centrale au contraire est mobile et, au moyen d'une tringle métallique, s'ouvre de la même façon qu'une fenêtre ordinaire. Ce modèle est en outre susceptible d'une modification, par suite de laquelle toute la fenêtre reste fixe jusqu'à l'imposte, la partie supérieure seule devient mobile autour d'un axe et s'abat à l'intérieur ; l'ouverture et la fermeture de ce châssis se font également au moyen d'une tringle dont l'extrémité est scellée au mur à hauteur de la main. Ce système, en somme, ne montre, en fait d'innovation, que la manivelle servant à la manœuvre des châssis, manœuvre devenue, par le moyen employé, facile et commode.

La figure 125 fait connaître un autre modèle en usage ; il est appliqué à une fenêtre circulaire, mais comme l'imposte est fixe, rien ne serait plus aisé que d'employer la même

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Fig. 126.

disposition à une fenêtre carrée. Les panneaux sont mobiles sur un axe central (fig. 126), des câbles fixés haut et bas les font mouvoir sur cet axe et les entraînent suivant l'angle

Fig- 127.

nécessaire ; ces panneaux étant de grande dimension laissent arriver de grands flots de lumière ; quant à l'air, s'il arrive que la moitié du panneau le dirige en haut, il faut reconnaître que nul obstacle ne l'empêche de passer au-

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dessous de l'autre moitié du battant et de se diriger en bas, de s'introduire par conséquent dans la pièce un peu comme il le ferait à travers une fenêtre ordinaire. Cependant ce système offre sur la fenêtre ordinaire l'avantage de laisser l'air arriver par couches horizontales atteignant diverses hauteurs, tandis que par la fenêtre ordinaire il pénètre en une seule couche verticale dont il est difficile de déterminer exactement l'importance et la force. Ajoutons aussi que la manœuvre des câbles n'est pas toujours facile et que toutes ces ficelles s'embrouillent parfois assez ensemblepour arrêter d'une façon momentanée mais complète le fonctionnement de l'appareil.

Le troisième système (fig.

127) est de beaucoup préférable aux précédents, car, tout en offrant les mêmes avantages, il n'offre aucun de leurs inconvénients. Récemment appliqué avec quelques modifications à une des grandes écoles

de Paris, on a reconnu qu'il présentait un progrès et un perfectionnement incontestables sur les résultats obtenus jusqu'à ce jour.

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Fig. 128.

La fenêtre est rectangulaire, monte jusqu'au plafond et dans toute sa hauteur est munie de panneaux mobiles roulant sur un axe à leur extrémité inférieure et fixés à leur milieu sur une tige métallique les reliant tous ensemble, de sorte qu'en baissant cette tige, tous les panneaux s'entr'ouvrent et qu'en la levant tous se ferment ; une crémaillère latérale guide le mouvement et empêche le châssis de dépasser l'extrême limite au delà de laquelle pourrait se produire une chute ou une rupture ; deux verrous placés à la hauteur de la main servent à consolider la fermeture quand la fenêtre est close (fig. 128); ainsi, quand il s'agit d'ouvrir la fenêtre, une manœuvre simple et facile fait baisser la tige, tous les panneaux s'entr'ouvrent suivant un angle variant de dimensions à l'infini, l'air arrive de bas en haut, va frapper le plafond et se mêle à l'atmosphère intérieure, sans jamais pouvoir arriver directement sur la tête des enfants, qu'ils soient assis ou debout.

Les panneaux des châssis sont aussi grands qu'on peut le désirer et n'opposent, par conséquent, aucun obstacle à l'introduction de la lumière.

Les contrevents, persiennes et toute fermeture extérieure, autre que les châssis des fenêtres, ne sont pas en usage, on a seulement recours pendant les jours les plus chauds de l'été à des tentures ou à des rideaux qui abritent contre les rayons du soleil les parties des classes s'y trouvant exposées. Ces beaux jours ont, du reste, une si courte durée que l'emploi de ce moyen est assez restreint.

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