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EMPLACEMENT, SITUATION, ORIENTATION

Lorsqu'il s'agit d'élever une école, la première question à résoudre est le choix de l'emplacement, et il convient de ne jamais le fixer sans le plus sérieux examen. Dans les campagnes ou les communes rurales, la solution du problème est moins difficile que dans les villes ; on peut en effet, sans grand embarras, trouver dans un village unterrain placé au centre des habitations, sur le bord d'un chemin, dans une position bien aérée, saine, salubre et présentant la surface nécessaire, à l'abri de tout voisinage incommode.

Dans une ville, la chose est moins facile ou au moins plus compliquée ; on ne peut, comme on le désire, disposer du terrain nécessaire, en trouver toujours à volonté un qui soit bien situé (fig. 24), qui présente les dispositions et les dimensions voulues, et qui satisfasse enfin aux exigences nécessaires ; s'il convient souvent, en pareil cas, de faire de nombreuses concessions, il ne faut cependant céder que

sur des points de détail, sans jamais abandonner les principes généraux qui suivent.

Une école doit être élevée le plus possible au centre de la population dont les enfants sont appelés à la fréquenter ;

Fig. 24.

Entrée des garçons.

Classe.

Vestiaire.

Préau couvert (relié au vestiaire par

Classe.

une galerie couverte.

Préau couvert.

Préau découvert.)

Préau découvert.

Jardin de l'institutrice.

Jardin de l'instituteur.

Gymnase des filles.

Entrée des filles.

Gymnase des garçons.

Vestiaire.

il ne faut pas toutefois qu'elle soit dans une rue bruyante, qu'elle ait son accès sur une voie très-animée où la circulation trop active peut créer des dangers pour les enfants au moment de leur entrée et à celui de leur sortie de l'école ; elle doit recevoir du jour et de l'air en abondance, ne pas être cachée au milieu de constructions qui l'étouffent et la dominent, être orientée de façon à laisser ses bâtiments

jouir successivement du soleil, suivant les différentes heures du jour, et à les abriter du côté d'où tombent les pluies les plus fréquentes.

A ces premières exigences, déjà assez difficiles à réunir, les Anglais en ajoutent encore d'autres et demandent à leurs écoles d'occuper un espace dégagé, tranquille, agréable, assez vaste pour que les bâtiments puissent être isolés de toutes les constructions voisines, sans avoir de façades en bordure de la voie publique.

Le school Board repousse, en outre, d'une façon formelle l'adoption de tout type d'école préparé à l'avance à titre de projet modèle ; il demande, au contraire, que l'école soit étudiée en prévision du terrain qui doit la recevoir, et qu'on ne commence pas d'abord par préparer un projet pour chercher ensuite le terrain qui pourrait lui convenir ; coutume dont malheureusement les administrations de la Grande-Bretagne n'ont pas le monopole exclusif.

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