PLANCHERS
Suivant les contrées dans lesquelles s'élève l'école et suivant la nature des matériaux mis à la disposition de l'ar^ chitecte, les planchers peuvent indifféremment être cons^ truits en bois ou en fer, pourvu qu'ils aient la force et la
(1) Le kamptulicon, employé dans les salles de la banque d'Angleterre, dans celles du musée britannique, etc..
solidité nécessaires et qu'ils ne permettent pas au bruit de se propager d'un étage à l'autre.
Les planchers en fer offrent sur ceux en bois l'avantage considérable de faciliter les grandes portées, en permettant la suppression des points d'appui intermédiaires. Quand ces points d'appui sont indispensables, il faut les loger dans les cloisons, mais jamais à l'intérieur des salles où ils gênent la circulation et la surveillance des maîtres. Les colonnes en fonte sont heureusement employées en pareille circonstance. On peut toutefois suppléer d'une façon absolue aux points d'appui intermédiaires en adoptant un système de bielles formant liens, scellées dans les murs et soulageant la portée des poutres sur lesquelles reposent les solives. Ce système excellent a été adopté dans diverses écoles de Paris *, mais il ocasionne, à cause des soins qu'exigent les assemblages, un chiffre de dépenses trop élevé pour qu'il puisse être d'un emploi fréquent.