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DESCRIPTION DU SYSTEME PROPOSÉ

Les considérations générales qui précèdent permettent maintenant d'indiquer les dispositions convenables pour obtenir dans les classes les meilleurs résultats d'un chauffage combiné avec ceux de la ventilation.

Foyer. — A cet effet un foyer formé d'une simple chambre de combustion à parois réfractaires est établi sur le sol, à l'angle formé dans chaque classe (classe à éclairage unilatéral) par la rencontre du mur le plus froid et du mur de refend devant lequel se trouve la table du maître (fig. 82). Ce foyer n'a pas pour but de chauffer directement par lui-même, il peut donc êtreconstruit en matériaux non conducteurs de la chaleur, et les données, qui doivent présider àson installation sont surtout une solidité éprouvée par le choix et le mode d'emplui des matériaux, une grande commodité d'accès * et un prix de revient peu élevé.

(1) La nécessité de placer le foyer près des fenêtres oblige les ouvertures de char-

Une ceinture métallique maintenant les parois réfractaires du foyer et une enveloppa en faïence aident à constituer un foyer présentant de bonnes conditions.

Surface de chauffe. — La fumée de ce foyer se dégage latéralement dans un tuyau métallique méplat et garni de nervures. Ce tuyau circule horizontalement à la partie basse de la face la plus refroidissante de la salle, partie qu'il parcourt dans toute sa longueur, dissimulé à l'intérieur d'un coffre métallique formant une banquette dont la saillie est prise dans l'épaisseur du mur d'allège des fenêtres (fig.

Plus loin est indiquée la marche que suit (|

la fumée quand elle a coupe sur la banquette de chauffe. Echelle 0,05 p. m-

quitté ce coffre pour

s'élever verticalement à son extrémité jusqu'à sa sortie définitive.

Prises d'air et bouches de chaleur. — Le coffre ban-

gement des appareils à s'ouvrir dans la classe et non dans la galerie d'accès, ce qui aurait pour résultat de rendre moins facile l'entretien de la propreté. Mais il est à remarquer que chaque classe doit être accompagnée d'un vestiaire et que par conséquent les ouvertures de chargement des poêles pourront le plus souvent s'ouvrir dans ces vestiaires.

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quette établi dans chaque salle (fig. 83) communique d'une part avec l'extérieur au moyen d'ouve.tures percées dans les murs, et d'autre part avec la salle à chauffer par des orifices

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répartis de manière à émettre de la chaleur tout le long de la paroi froide et surtout au droit des fenêtres. Ces orifices sont pratiqués à la partie haute du coffre banquette, et dis-

posés de manière à ce que l'air arrive assez divisé et à une

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vitesse assez faible pour que les élèves assis sur les bancs les plus rapprochés ne puissent être incommodés.

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Les bouches d'émission d'air chaud sont munies de coulisses de réglage. Enfin une sorte de rigole remplie d'eau longe intérieurement les orifices d'émission d'air pur chauffé, tout le long du coffre, et permet de donner à l'air introduit le degré d'humidité relative nécessaire.

Pour que cette installation ne présente pas d'inconvénients dans la pratique, l'expérience a montré qu'il fallait, afin d'empêcher les enfants de se brûler les mains au contact du conduit de chaleur, non seulement poser les tablettes couronnant le coffre banquette sur un bain de sable isolant, mais encore rejeter en arrière dans l'épaisseur du coffre la paroi métallique sur laquelle rayonne directement le tuyau de chauffage.

Une profondeur suffisante est à cet effet ménagée sous la rigole d'eau et la paroi verticale apparente est formée sans aucune augmentation de saillie, d'une tôle très-ajourée qui remplit le rôle d'un grillage préservateur.

D'autre part toute la partie basse de la banquette de chauffage sur une hauteur de om, $0 doit être de préférence construite en briques simplement recouvertes d'un enduit propre à recevoir la peinture.

D'autre part encore, des coulisses apparentes permettent le réglage et la fermeture facultatifs des orifices d'émission d'air, ensorte que pendant les intervalles séparantles classes, lors qu'on ouvre les fenêtres après la sortie des élèves, on peut fermer les orifices d'émission d'air et éviter ainsi une déperdition considérable et inutile de calorique.

Enfin dans le but d'éviter que les bouches d'émission ne fournissent de l'air inégalement chauffé, il convient d'envelopper d'une matière minérale isolantela première partie du tuyau de chauffage, et d'obliger l'air qui doit sortir par

les derniers orifices à parcourir un certain chemin entre la prise extérieure et lesdits orifices. C'est pour obtenir ce dernier résultat qu'aucune prise d'air extérieur n'est percée au droit de la dernière baie vitrée. Quant à l'enveloppe en matière minérale isolante, elle constitue un moyen de récupération de chaleur et de régularité de chauffage d'une utilité incontestable.

Tuyau de fumée et gaines de ventilation. — La fumée parvenue à l'extrémité de la banquette au moyen du tuyau métallique traverse la classe le long de la paroi la plus refroidissante, mais arrivé à l'extrémité de la classe le tuyau se redresse verticalement suivant la hauteur de la salle et se continue jusqu'au-dessus du couronnement qui termine la gaîne générale d'évacuation de l'air vicié au-dessus de la toiture.

Il est utile que cette gaîne soit aussi élevée que possible, pour que la chaleur dégagée par le tuyau de fumée suffise à provoquer l'appel propre à assurer le renouvellement d'air réclamé dans les classes. Il ne faut pas en outre oublier que l'importance de la section donnée à la gaîne influe notablement aussi sur la quantité d'air mise en mouvement. On peut admettre ordinairement comme section suffisante de la gaîne générale d'appel un demi-décimètre carré par élève.

Quant aux bouches d'appel il faut également avoir soin de leur donner de grandes dimensions et de les répartir autant que possible sur plusieurs points de la salle, de préférence près du sol et du côté opposé à celui par lequel se fait l'émission d'air pur.

Cette disposition nécessaire et suffisante pour l'hiver, et spéciale pour l'occupation diurne serait mauvaise, pour la

saison chaude, pendant laquelle la zone viciée est la région élevée des locaux occupés.

En vue de la ventilation dite d'été, il est alors indispensable d'effectuer dans les classes l'évacuation par des bouches placées à la partie haute.

Pour combiner les deux systèmes on peut établir dans les deux angles de la face à pourvoir d'orifices d'évacuation deux coffres plats logés dans l'épaisseur du mur et s'élevant verticalement jusqu'au plafond, pour de là se continuer dans les combles et gagner en longeant les murs la naissance de lagaîne générale d'évacuation. Onn'auraplus dès lors qu'à réserver en haut de ces coffres verticaux, des orifices munis de fermeture, destinés à être ouverts seulement lorsque les appareils de chauffage ne fonctionnent pas.

Une telle disposition fait évidemment perdre comme puissance d'appel l'action que peut produire le tuyau de fumée dans la hauteur même de la classe, mais en revanche elle fait gagner une plus parfaite répartition d'air, et on peut en tous cas compenser par une surélévation suffisante de la gaîne la perte de la force en question.

Cependant on peut à la rigueur, et c'est là un cas fréquent, éviter cette surélévation et supprimeras coffres partiels d'appel en reliant sous le sol (fig. 84) les bouches inférieures d'évacuation d'air vicié avec la base d'une gaîne générale d'appel partant du plancher bas de la classe et dans l'axe de laquelle le tuyau peut s'élever au profit de la ventilation. Dans ce dernier cas on peut se contenter pour les saisons mixtes d'ouvrir une grille unique de sortie d'air en haut de la gaîne principale elle-même.

Quant aux dispositions concernant le nettoyage des appareils, le tirage, l'entretien, la mise en marche, ce sont là

des conditions communes à toute installation et qui n'intéressent pas la solution du problème dont les éléments précèdent.

Ajoutons enfin que la dépense moyenne nécessitée par une installation de ce genre s'élève de i ç à 17 fr. par élève.

Maintenant ces diverses solutions sont-elles à l'abri de toute critique ? Nous ne le pensons pas, et le plus grave comme le plus juste reproche qu'on puisse leur adresser est d'être plus théoriques que pratiques.

En effet, pour que ces systèmes fonctionnent d'une façon efficace, il faut admettre que leur influence s'exerce dans un espace clos, qu'aucune cause extérieure ne vient modifier le tirage du poêle ni le fonctionnement des appareils de ventilation. Mais les moments pendant lesquels ces conditions peuvent être remplies ne sont-ils pas l'exception, et alors que devient toute l'économie du système? Quand on ouvre une fenêtre ou quand on laisse une porte ouverte, l'aspiration de l'air extérieur n'a plus lieu par les orifices disposés à cet effet, l'évacuation ne se produit plus par les cheminées d'appel et le résultat atteint est tout autre que celui attendu.

La conclusion à tirer de ce long article est donc que les moyens employés pour le chauffage et la ventilation de nos écoles, comme ceux en usage dans nos habitations et nos établissements publics, ne donnent pas encore pleine satisfaction, mais offrent à bien des points de vue des solutions incomplètes et insuffisantes \

(1) Commentaire du Règlement de juin 1880, par Félix Narjoux. (Paris, Ve A. Morel et cia).

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2ÔI

ELEVATIONS. — FAÇADES.

Pour compléter ce que nous venons de dire relativement au mode de construction des écoles publiques fran çaises, il reste encore à examiner la forme et l'aspect donnés à leurs façades, et pour cela, il faut mettre sous les yeux du lecteur quelques-uns des types élevés en ces derniers temps, dans les conditions moyennes comme dépense et comme dispositions générales.

La figure 8$ indique l'élévation d'une école dont les figures ji, 57 et 68 ont fait connaître les plans ; cette école

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Fig. 85.

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est construite avec un certain luxe dans l'emploi des matériaux : le socle est en pierre de roche, les pieds-droits et les linteaux des ouvertures sont en pierre de taille, et les parements des murs en moellons piqués jointoyés. Un des mérites de cette façade est de montrer et de rendre sensible

à l'extérieur les distributions de l'intérieur. Les préaux sont franchement accusés au rez-de-chaussée par des fenêtres de forme cintrée ; il en est de même pour les classes situées au deuxième étage et pour les logemedts placés au

in

Fig. 86.

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