IV. — Période tardive ou de réparation
Plusieurs mois se sont déjà écoulés depuis l'accident, la suppuration s’est peu à peu tarie laissant quelques trajets fistuleux qui se sont cblitérés à la longue. A cette période le blessé n’a plus de danger à redouter mais il n’est pas toujours complètement guéri.
Parfois, il se sert péniblement du membre traumalisé et de longues semaines lui sont encore nécessaires avant que le membre atrophié, couvert d’une peau écailleuse puisse être utilisé sans trop de fatigues et sans trop de douleurs.
D’autres fois, la fracture refuse de se consolider. On est en présence d’une pseudarthrose. Le blessé ne souffre pas te ce ‘membre, mais si on le palpe, on n'y trouve pas: de cal. On détermine du ballottement et une mobilité parfois aussi complète qu'au premier jour. Le blessé est guéri mais il ne peut se servir de son membre: il est infirme.
Dans la description qui précède, nous n'avons point mentionné la guérison pure et simple sans incidents, sans jinfection. A vrai dire, elle n’est guère possible dans les véritables écrasements. Evidemment, une fracture ouverte peut
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se cicatriser et se consolider de la sorte mais lorsque les {éguments sont dilacérés et décollés que les parties molles, sont violemment contusées, les os broyés en maints fragments, il n’est pas de lavage antiseptique, si complet qu'on le suppose, il n’est point d’enbaumement avec pommade polyantiseptique, qui puisse chasser et détruire les germes introduits dans la plaie; les tissus résistent plus ou moins à l'infection, mais celle-ci est la règle.
Pour nous résumer, nous pensons qu'en règle générale on doit reconnaître, dans l’évolution d’un écrasement de membre, quatre périodes successives :
1e Période immédiate ou de choc comprenant les premières heures après l'accident.
% Période des grandes complications septiques s'étendant des premières heures aux 15 premiers jours.
30 Période secondaire ou de suppuration locale succédant à la précédente pendant un temps variable.
4o Enfin la période tardive ou de réparation.