I. Pendant la période de choc
On n'interviendra jamais. On se contentera de « remonter » l’étal général puis de désinfecter minutieusement le foyer de l’écrasement.
IT. jAprès le choc:
I1 faut se décider rapidement pour la conservation ou l’am-
putation. |
À. Cas où le membre est perdu: soit qu’il ait été amputé par le traumatisme, soit qu'il reste froid et insensible par écrasement du paquet vasculo-nerveux.
Ici, il faut intervenir. Le chirurgien doit saisir « l’espace libre » qui sépare le choc de l'infection et faire alors l’amputation assez haut, sous le moins d'anesthésique possible,
Le. Poe
éther de préférence, en laissant le moignon très largement ouvert.
B. Cas où le membre a conservé sa vilulité: les gros vaisseaux ont été épargnés: le membre reste chaud et sensible. On peut risquer la vie pour tenter de sauver le membre. Les premiers pansements ont une importance capitale, ils peuvent être appuyés d'opérations dites conservatrices.
Pourtant même ici, mieux vaut amputer d'emblée:
1° Lorsque le résultat fonctionnel s'annonce comme évidemment mauvais.
20 Lorsque le blessé est jugé incapable de faire les frais d'une longue suppuration.
Si on se décide à conserver, on peut arriver par des soins de tous les instants à sauver le membre mais souvent des complications septiques où un mauvais résultat fonctionnel viendront forcer la main du chirurgien. De sorte qu'en définitive, en matière d’écrasements de membres, « conserver est bien l’idéal mais amputer reste le plus souvent la réalité. »
La conservation doit être plus systématiquement recherchée aux membres supérieurs : elle peut être tentée dans tous les cas où le membre a conservé sa vitalité.
Vu, bon à imprimer,
Le Président de la Thèse, Vu : le Doyen, DEMONS., A PITRES:
Vu et permis d'imprimer :
Bordeaux, le 14 Décembre 1910.
Pour le Recleur de l'Académie :
AMPIDRES"