‹ Les Ecritures CunéiformesChapitre 33 sur 33 · OPPERT · texte numérisé non relu

OPPERT

Vilarsijllablaie.

Vilears l^ocri^kfK.

Vitrais sylhbiqOB. |

Vitrais ldrognablqgc.

SU

nin. niba ( 7 )

asu, hui

sik(7)

kha

khi, kin

forteresse , tirl.

lu

khas

khu,kum,kuv

fatiguer, ’hasal.

ra

ra

inonder, rahas.

ri

ri, ta)

coltine, lall.

ru

ru

ar

ar

ir

ir

ur, var

lak, lik, liku

ur,las,lis,ran

chien, kalb.

sa

sim or firc

scha, gar

lumière, nur ; fairr , sakan ; accorder, util.

si

ubMsael, tpll.oflbf Sas. h»

sebi , hm.ttf, au

œil, face, mille.

su

schu, kat

main, kat.

as

asch

mesurer, hasah; raison.

i«. ya*

mil or vil (7 |

isch, mil, vil

bouclier, temple.

us, vas

masc. sing(J)

usch

mâle, mouiller , étendre , stade.

(rom

ta

de , istu.

ti

ti

serpent, si) ; lancer, laka.

tu

tu

at

fathcr

at

pire, abu.

il, yat

fcm. of onc, or first

it

une ( fcm. ), ihit.

ta

üoy , Time Sun , l’ai

ut , tain, tav par, ta, lik

soleil, jour, nahar, flcucc, eau.

§ a. - INSCRIPTIONS DE VAN, DE SISE, «U.

L'écriture anariennecomprend encore, ainsi que nous l’avons déjà dit, des inscriptions qui ont résisté j usqu'ici aux efforts de la science. Ces langues nouvelles, qui restent à découvrir, procèdent du même système graphique que l'assyrien ; il ne faut pas en exagérer les difficultés. Les phénomènes bizarres qui tiennent à l'expression idéographique des idées, ou à la valeur multiple des signes, ne sont pas si étranges , quand on vient à les analyser, qu'ils le paraissent au premier abord. Dans nos langues modernes, beaucoup de mots ont une signification propre, à côté d'une signification métaphorique distincte ; et ces mots entrent quelquefois dans la composition de nouveaux groupes qui ont un sens complètement différent de ceux qui les composent. N'est-cc pas évidemment parce que les mots nous manquent que nous disons : un bras de mer, une feuille de papier , un cheval ferré d'argent (1)? Et pourtant les mots à double entente, qui se prêtent avec tant de facilité aux caprices de l'esprit, ne rendent pas notre langage plus difficile que les groupes polyphones à deux ou trois valeurs. Toutes les figures de rhétorique qui détournent un mot de la seule signification qu’il devrait avoir, sont des phénomènes plus étranges que ceux qui nous alarment dans ccs idiomes nouveaux.

Il est certain que le système graphique qui a abouti au clou ou au coin , comme élément des caractères propres à exprimer la

fl) Voyez A. Charma , Essai sur le Itwgige , 2*. e<lit. , p. ÜS.

212 ÉCRITURES Cl'HÉIFOMfES.

pensée, a été pratiqué, à une époque fort reculée, par un grand nombre de peuples de l’Asie occidentale. Les signes qui composent les différentes inscriptions qui sont parvenues à notre connaissance, paraissent être les mêmes que ceux qui se rencontrent dans les inscriptions de Persépolis et de Ninive. M. Botta a signalé, un des premiers, l’identité du système graphique de quelques-unes de ces écritures; mais les groupes des différents signes ne présentent plus les mêmes combinaisons : de sorte qu’on lit avec ces lettres des mots qui n'appartiennent à aucune langue connue.

Sur les bords du lac de Van , où Schulz tomba victime de son dévouement à la science , assassiné par les Kurdes , on voit un certain nombre d'inscriptions en caractères cunéiformes, qui ont été publiées par la Société asiatique de France (IJ. Elles sont, pour la plupart , gravées sur un énorme rocher que l'on aperçoit de plus de dix-huit lieues dans la plaine et qui domine la ville de Vân et le lac qui porte son nom. Parmi les 42 inscriptions qui furent recueillies pour la première fois par l’infortuné voyageur , il y en a trois qui appartiennent à l’époque des Àchéménides, d’autres à une époque, à un règne dont on n'a pu préciser ni la date ni la placcdansrbistoire. M. dcSaulcy a reconnu, le premier, dans ces inscriptions les mêmes caractèies, les mêmes signes idéographiques qu’on a constatés dans l’écriture assyrienne, et qui semblent y avoir conservé la même signification, tels que fils. Dieu, ville, etc. (2). Mais, quand on vient à articuler les mots que forment les lettres, il est tout-à-fait impossible de les comprendre ; on soupçonne seulement, par les inflexions des groupes, que la langue ainsi représentée doit être une langue indo-germanique. Enfin

(1) Journal asiatique , III*. série, t. IX.

(î) Inscriptions de Van, 20 juin 1847; cl la Lettre <i M. Prisse (C Avenue ; dans la Mente orientale du 15 juin 1852.

ECRITURES ANARIENNES.

dans ces inscriptions , on a trouvé des tables généalogiques , sur lesquelles le D r . Dincks a lu le nom d’un roi d'Arménie, Argilse (1), qu’on retrouve dans les textes ninivites ; mais c’est tout ce que la science a pu constater.

D’un autre côté, la capitale des Cissiens a fourni également des inscriptions en caractères cunéiformes, pour lesquelles les tentatives d’interprétation ne sont pas plus avancées: et pourtant la lecture de ces inscriptions est peut-être plus facile que celle de toutes les autres inscriptions en écriture cunéiforme anarienne. Mais la seule chose que l’on ait pu comprendre jusqu’ici , par l'ensemble des lettres , c'est que si la langue de ces nouvelles inscriptions est encore inconnue, elle diffère de celle de Vân (2).

Enfin , les nombreuses tablettes de Ninive offrent des particularités très -remarquables. Quelques-unes représentent de véritables dictionnaires , dans lesquels un mol assyrien est traduit par un mot d'une langue encore inconnue, queM. Oppert désigne sous le nom de casdo-scythique. Nous avons donné [supra, p. 157) un de ces documents bilingues, que M. Oppert avait déchiffré. Ce sera évidemment là le point de départ de nouvelles découvertes, d'autant plus importantes, que les inscriptions de cette nature sont très-nombreuses et permettent d’espérer de curieuses révélations sur l'antique civilisation de l'Asie centrale.

On découvre donc encore, de ce côté, des horizons sans bornes pour l'histoire. Quand la philologie saura rendre compte de tous

. (I) Urmoir on the inscription of Van ( 1852 ) , in tbe journal of tbe royal asiatic Society. — Voyez aussi Layard, Nineveh an ' liabylon , chap. avili, p. 400 et suiv.

(2) Expédition scientifique en Mcsoftotamu , I. II, p. 68. — Voyez aussi lus ueux courtes inscriptions que M. Oppert a essayé de transcrire pour l'ouvrage de M. L. de flosny, intitulé: Hcchcrclics sur l'écriture des diffcienls /nu pics. p. 68 et 69.

ces idiomes, de toutes ces richesses, le paragraphe que nous ouvrons aujourd’hui pour les langues inconnues qui procèdent du même principe graphique que l'assyrien , et que nous sommes obligé de fermer aussitôt après avoir constaté l'insuffisance des connaissances actuelles , se remplira peut-être alors comme celui que nous avons consacré aux inscriptions de Babylone et de Ninive. Qui pouvait soupçonner, il y a vingt ans, tous les monuments qui dormaient sur les bords du Tigre? Qui pouvait croire que dix ans d'étude suffiraient pour les faire connaître , et pour élever l’assyrien à la hauteur d'un idiome, dont on va bientôt formuler Ij grammaire ?

UN

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