‹ Les Écrivains normandsChapitre 24 sur 57 · COLETTE YVER · texte numérisé non relu

COLETTE YVER

lane usé, se coiffait d'un vieux feutre rapiécé et, dans ce piteux accoutrement, s'engouffrait dans la catacombe moderne et métropolitaine. Il arrivait bientôt à la barrière de Montreuil, et, après avoir longé des palissades et des terrains vagues, stationnait auprès d'une butte de fortifications, sous le halo blafard d'un réverbère... Au bout de quelques instants, survenait une fille en cheveux, sale et déguenillée, traînant ses bottines délacées sur le pavé ; elle rejoignait Loche, bienfaiteur généreux et anonyme, puis tous deux se glissaient hâtivement dans l'étroit corridor d'un hôtel meublé...

Au fond d'une chambre puante, aux murs lézardés, le richissime Loche, enfin converti à la doctrine d'humilité et dédaigneux de l'éclat trompeur du luxe, se plongeait avec ravissement dans les béatitudes de l'amoureux Mystère !...

— Fin

René Fauchois

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