L. Budget du elergé de la eathédrale
C'est à des matériaux que feu le curé Besson {Mém. pour VHist, ecclés»^ p. 88) dit avoir empruntés à des mémoires manuscrits de M. Fremin» matériaux dont, au reste, il ne se porte point garant, que nous devons de pouvoir esquisser, sauf erreur ou omission, le ta^ bleau qui suit. Toute la responsabilité en appartient donc à ce dernier auteur^.
Les revenus de Tévéque pouvaient s'élever à 12,000 ducats, soit fr. 333,560, de valeur actuelle', qui étaient
1 Né à Genève en'165S, Louis Fremin, d'abord précepteur dans une famille, se retira en France où il abjura le protestantisme vers 1680, et à Chambéry, où il fut accueilli par les Jésuites. Il entra dans les ordres et fut signalé au Consistoire de Genève, le 27 Décembre 1683, comme venant dire sa première messe chez le Résident de France. Le 9 janvier 1686, il était curé de Russin; la 27 Février 1700, curé du Grand-Sacconex, où il demeura vingt-six ans. Enfin le 28 septembre 172S, il instituait pour son héritier universel « Notre-Seîgneur J.-C. en la personne des pauvres malades du Grand-Sacconèx, » donnant dans ce but aux sœurs de la charité, sa maison et ses biens. Il mourut en 1726.Frémin avait composé, en3 voL in-4^Tine Histoire de Genève dont les magistrats de cette ville empêchèrent l'impression. L'auteur en avait légué le manuscrit au consulat de Paris, suivant ce que je lis dans une note écrite par M. l'abbé Fleury, sans que je comprenne quel était ce consulat; mais le manuscrit avait été envoyé à un libraire de Rotterdam duquel il fut acheté au prix de 400 livres et « envoyé à qui de droit t, porte encore la même note.
2 Pour convertir cette somme en valeur moderne, nous
336 NOTES suppUhbntairbs.
perçus tant de sa cour et de son chapitre, que de la ville et des seigneuries, et qui étaient produits comme suit :
£0 De sa cour même, il recevait environ 300 ducats par les amendes ;
S^ De son chapitre, le S p. ^/ô sur les biens des chanoines morts ab intestat ;
3<^ Dans la ville, 1 p. ^/q sur tous les contrats et sur tous les testaments;
4® Dans ses seigneuries ou mandements de Thiez, Jussy et Peney, 1 p. ^/^ sur les biens délaissés par toute personne morte ab intestat.
Ajoutons à tous ces item divers présents et régales, ainsi que les revenus de plusieurs fonds qui appartenaient à révèque, soit dans la ville, soit dans le reste de son diocèse (et ils étaient nombreux, car les Chartes inédites nous montrent le prélat toujours achetant et jamais vendant) et Ton reconnaîtra que le chiffre de 13,000 ducats devait être encore au-dessous de la réalité.
Quant aux dépenses connues, voici comment elles se répartissaient :
sommes parti de la base fournie par M* Blavignac dans V Armoriai genevois, liv. Il, eh. IL (Mém. et Doc, 1849, t. YI, pp. 255 et 2S8) où il évalue le ducat à 2 deniers, 16 grains, ce qui, si Ton calcule le marc d'or à fr. 800 et Vonce à fr. 100, fixe la valeur du gros ou denier, à fr, 12.50 celle du scrupule ou 24 grains, à fr. 4.16; celle de 16 grains à fr. 2.77 et Vs et, par conséquent, celle de 2 deniers, 16 grains, autrement dit du ducat de cette époque à fr. 27. 77 * /j, en valeur actuelle.