‹ Les édifices religieux, XVIIe, XVIIIe, XIXe sièclesChapitre 43 sur 84 · SAINT-HONORE D EYLAU · texte numérisé non relu

SAINT-HONORE D EYLAU

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SAINT-HOXORE D EYLAU. CHAPELLE DE NOTRE-DAME DE LA CITÉ PAROISSIALE. NEF.

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a-t-on dû construire, en 1894, dans TavenueMalakofF, une vaste chapelle qui répond mieux aux besoins de la population : elle est connue sous le titre de Notre-Dame de la Cité-Paroissiale.

Cette construction, où se mélangent des éléments romans et gothiques, est surtout intéressante par la simplicité de son ordonnance et par son agencement pratique (PI. 5o). Elle comporte cinq nefs qui se développent sur une grande longueur, entre des colonnades en fer. L'emploi du métal a permis de diminuer l'épaisseur des colonnes, si bien que les fidèles, placés dans l'une ou l'autre des nefs, peuvent suivre de partout les cérémonies du culte.

L'édifice présente d'ailleurs un ensemble assez élégant, avec ses vitraux clairs, avec ses voûtes dont les arcades encadrent des motifs sculptés.

Cette église a été bâtie en i855, aux frais de l'ancienne commune d'Ivry. Les travaux, conduits par l'architecte Claude Naissant, furent achevés en 1864.

Elle occupe, sur la place Jeanne-d'Arc, une situation élevée qui met en valeur son architecture imposante (PI. 5o). L'édifice, d'une belle ampleur, présente des dispositions intéressantes, d'une simplicité un peu sévère, où l'on retrouve une libre imitation du style du xii* siècle.

La façade principale s'ouvre par un porche encadré de colonnes qui portent, sur leurs chapiteaux, des figures d'anges

scupltées. Une rose s'inscrit dans la partie supérieure que domine une tour carrée, de bonnes proportions, couronnée par une flèche en ardoises.

L'architecture intérieure est toute en pierre nue et d'une ornementation très sobre.

L'église comprend trois nefs qui communiquent par des arcs plein cintre reposant sur de grosses colonnes à chapiteaux feuillages. De petites colonnes engagées supportent les arcs doubleaux de la nef, voûtée en arêtes. Des triforiums sont percés au-dessus des arcades.

Chacune des trois nefs se termine par une abside demi-circulaire, dont le fond est peint.

La froideur romane de l'édifice ne s'égaie d'aucune richesse décorative. Peu de sculptures, peu de peintures et des vitraux presque tous en simple grisaille. On remarquera, près de la porte d'entrée, deux tableaux du xvii® siècle, signés de Villalpando, qui représentent V Adoration des bergers et V Adoration des rois.

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