‹ Les édifices religieux, XVIIe, XVIIIe, XIXe sièclesChapitre 51 sur 84 · SAINT-PIERRE DE MONTROUGE · texte numérisé non relu

SAINT-PIERRE DE MONTROUGE

Cette église, qui occupe l'angle formé par l'avenue du Maine et Tavenue d'Orléans, a été élevée, en i863, sur les plans dlÉmile Vaudremer.

La coBfiguration du terrain a commandé, dans une certaine mesure, les dispositions de l'édifice. Sur cet emplacement de forme triangulaire, ofirant peu de profondeur et aussi exigu sur sa face, que large dans la partie supérieure, l'architecte a construit, un porche élevé, mais très étroit, derrière lequel se développent des transepts de dimensions considérables.

Saint-Pierre de Montrouge présente un des types les plus marqués d'un genre, qui combine le style roman et l'art byzantin : c'est un genre mixte^ qui s'est maintenu, dans notre architecture moderne, à côté des pastiches romans et des imitations gothiques. On le retrouve, plus ou moins apparent, dans plusieurs églises qui ont été construites dans ces temps derniers.

La façade principale comprend un petit porche, surmonté d'un haut clocher : si la base paraît manquer d'ampleur, pour un campanile qui. s'élève à 58 mètres de hauteur, il faut convenir toutefois que l'ensemble se recommande par ses bonnes proportions et par la sévérité de son ornementation (PI. 56).

Sur les côtés de la nef, assez étroite, se détachent deux transepts très allongés : ils sont flanqués chacun d'une construction basse, de forme polygonale.

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