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NOTRE-DAME DE LA CROIX DE MÉNILMONTANT

Cette église doit son origine à une chapelle qu'un des curés de Belleville avait fait bâtir en i833, pour suppléer à l'insuffisance de réglise Saint- Jean-Baptiste. L'édifice actuel, dont les plans ont été dressés par l'architecte Héret, a été commencé en 1 863 et terminé en 1 880.

Le monument, dont la façade principale s'ouvre dans l'axe de la rue Etienne Dolet, occupe une situation élevée qui met en valeur l'ampleur de son plan et la masse de son architecture.

Cet édifice, d'une exécution très soignée, est conçu dans le style roman du xi* au xii** siècle. C'est une des plus belles églises qui aient été construites à Paris au cours du siècle dernier. Elle forme une perspective majestueuse, avec son vaste perron, son large portail, d'où s'élance une flèche dont la pointe s'élève à 78 mètres de hauteur (PI. 56).

Un triple perron de cinquante marches, bordé par une balustrade en pierre, accède à la façade principale. L'église s'ouvre par un porche, percé de trois baies plein cintre encadrées de colonnettes.

Le portail est d'une belle élévation. Au centre, se détache une grande rose. Au sommet, se dresse un pignon dont les rampants reposent sur des arcatures.

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Au-dessus s'élève une tour octogonale, épaulée par des contreforts et percée de larges baies. Elle supporte une flèche pyramidale, ornée, sur chacun des quatre pans principaux, d'une croix sculptée en pleine pierre qui rappelle le vocable de l'église.

A la base de cette flèche, se détachent des lanternons portés par des colonnettes.

L'ensemble est correct et d'un heureux effet. Les façades latérales s'encadrent de baies séparées par des contreforts, audessus desquelles règne une balustrade. A la hauteur des transepts s'élève un mur en pignon, dans lequel une grande rose est inscrite.

L'intérieur de l'église, tout en pierre nue, est d'une ordonnance sobre et sévère. La nef, haute et large, est divisée par des arcades qui reposent sur des colonnes massives. Les bas côtés se prolongent au delà du chœur, jusqu'à l'abside, où s'ouvrent trois chapelles rectangulaires.

La structure et le style de l'édifice se trouvent modifiés d'une façon assez originale par l'emploi du fer dans la charpente. Le métal apparaît dans les arcs doubleauxet les nervures des voûtes cintrées de la nef.

Cette architecture un peu froide n'a reçu qu'une ornementation des plus sommaires. L'attention des visiteurs n'est sollicitée que par quelques toiles modernes, sans grand intérêt. Il faut pourtant s' arrêter devant deux bonnes peintures de Machard qui représentent la Visitation et la Vierge au pied de la croix et devant un tableau intéressant, de Oranger, qui montre Jésus guérissant les malades.

On remarquera également les peintures sur cuivre dont Paul Balze a décoré les autels de l'église.

Le maître-autel présente, dans une série de niches encadrées

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de colonnettes, les images de Saint Louis ^ de Saint Jean y de la Vierge y de Sainte Madeleine et de Sainte Hélène.

La déclivité du terrain a facilité raménagement d'une vaste crypte qui règne sous le monument.

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