‹ Les édifices religieux, XVIIe, XVIIIe, XIXe sièclesChapitre 6 sur 84 · SAINTE-ÉLISABETH · texte numérisé non relu

SAINTE-ÉLISABETH

encastrés dans une boiserie qui se développe le long des bas côtés du chœur (PI. 7). Ces bas-reliefs, dont les sujets sont empruntés aux principales scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament, sont d'un travail très fin et très délicat. Ils ont été exécutés, avec une grande habileté, par des artistes flamands de la fin du xv" siècle, et proviennent de l'ancienne abbaye de Saint- Waast, à Arras. Il est malheureusement difficile d'en saisir les détails, dans la pénombre qui les enveloppe.

Quelques œuvres d'art méritent encore d'être signalées : Le Sermon sur la montagne^ d'Auguste Hesse, dans la chapelle des catéchismes ; Sainte Fébronie et sainte Domna^ peintures sur bois, du xvii® siècle, qui ornent la chapelle de Sainte-Elisabeth.

L'autel de cette chapelle est décoré de peintures exécutées sur lave de Volvic, par Abel de Pujol, qui a symbolisé la Charité, la Foi et l'Espérance. C'est la première fois qu'on utilisait, pour la décoration des églises, la lave de Volvic, extraite des carrières du Puy-de-Dôme.

Deux statues se dressent dans des niches, ménagées sur les côtés de l'autel : un Saint François dAssise^ de Duseigneur, et une Sainte Elisabeth de Hongrie^ par Caillouette.

Dans la demi-coupole qui domine le sanctuaire, se détache une peinture murale sur fond d'or, dans laquelle Jean Alaux a figuré V apothéose de sainte Elisabeth.

La sacristie des messes renferme une toile flamande du XVII* siècle représentant Le sacrifice d'Abraham.

On remarque, dans la chapelle des fonts baptimaux, à l'entrée du bas côté droit, une belle cuve en marbre blanc qui date de 1654.

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