‹ Les effrontés; comédie en cinq actesChapitre 19 sur 107 · SCÈNE VIII VERNOUILLET, CHARRIER · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII VERNOUILLET, CHARRIER

VERNOUILLET

J'ai été fort attaqué dans <:es derniers temps; mais je sais que vous m'avez toujouis défendu, et je vuus on suis profjndémenl reconnaissant.

CHARRIER

Mon Dieu, je n'ai pas eu beaucoup d'occasions de vous défendre...

VERN0Un>LET.

Mais vous n'en avez i>as laissé échapper une, j'en suis sûr; et un mot de votre bouche a plus d'autorité que. toutes les calomnies. (Lui tendant la main.) C'cst entre nous à

la vie, à la mort, (charrier lui donne la main, en rega.danl instinctiroment lu porte par où est sorti le marquis.) Ah çà ! mOU cher, JO llC

suis pas un faiseur de vaines protestations : en quoi puisje vous servir?

Non, mon cher... ma conduite envers vous a été ce qu'elle devait être, et je n'en veux pas de récompense.

VER NOUILLET.

Pas d'enfantillage, mon ami; vous ajouterez à ma reconnaissance en m'offrant une occasion de vous la témoigner.

Il 8 assied à g>'udlie àe la table.

CHARRIER, à pari

Il est plein de cœur!

VERNOUILLET

Parlez. J'ai quelques fidèles à servir, mais je veux commencer par vous.

CHARRIER

C'est que je ne vois pas trop. . .

VERNOUILLET

Je sais de bonne source qu'il est question de vous pour la pairie. Le roi résiste, mais nous lui forcerons la main.

CHARRIER

Gomment cela?

VERNOUILLET

Eu lui assénant un bon article contre la Chambre des pairs où l'on ne fourre que des hommes hors d'âge et de service, au détriment des gens comme vous qui unissent l'expérience à l'activité. Cela vous va-t-il?

CHARRIER

Il n'en faudrait peut-être pas davantage .. .

Eh bien! c'est dit... Ne me remerciez pas, c'est encore moi oui serai votre obligé, je vous le répète.

Ils se lèrt:iiL CHARRIER, à part.

/•loin de cœurl

VERNOUILLET

Je vous quitte; il faut que je passe à la caisse.

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