SCÈNE VIII VERNOUILLET, CHARRIER
VERNOUILLET
J'ai été fort attaqué dans <:es derniers temps; mais je sais que vous m'avez toujouis défendu, et je vuus on suis profjndémenl reconnaissant.
CHARRIER
Mon Dieu, je n'ai pas eu beaucoup d'occasions de vous défendre...
VERN0Un>LET.
Mais vous n'en avez i>as laissé échapper une, j'en suis sûr; et un mot de votre bouche a plus d'autorité que. toutes les calomnies. (Lui tendant la main.) C'cst entre nous à
la vie, à la mort, (charrier lui donne la main, en rega.danl instinctiroment lu porte par où est sorti le marquis.) Ah çà ! mOU cher, JO llC
suis pas un faiseur de vaines protestations : en quoi puisje vous servir?
Non, mon cher... ma conduite envers vous a été ce qu'elle devait être, et je n'en veux pas de récompense.
VER NOUILLET.
Pas d'enfantillage, mon ami; vous ajouterez à ma reconnaissance en m'offrant une occasion de vous la témoigner.
Il 8 assied à g>'udlie àe la table.
CHARRIER, à pari
Il est plein de cœur!
VERNOUILLET
Parlez. J'ai quelques fidèles à servir, mais je veux commencer par vous.
CHARRIER
C'est que je ne vois pas trop. . .
VERNOUILLET
Je sais de bonne source qu'il est question de vous pour la pairie. Le roi résiste, mais nous lui forcerons la main.
CHARRIER
Gomment cela?
VERNOUILLET
Eu lui assénant un bon article contre la Chambre des pairs où l'on ne fourre que des hommes hors d'âge et de service, au détriment des gens comme vous qui unissent l'expérience à l'activité. Cela vous va-t-il?
CHARRIER
Il n'en faudrait peut-être pas davantage .. .
Eh bien! c'est dit... Ne me remerciez pas, c'est encore moi oui serai votre obligé, je vous le répète.
Ils se lèrt:iiL CHARRIER, à part.
/•loin de cœurl
VERNOUILLET
Je vous quitte; il faut que je passe à la caisse.