‹ Les effrontés; comédie en cinq actesChapitre 75 sur 107 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

HENRI

Tu ne me oonnes pas le change, ma pauvre Clémence. Tu as beau te bassiner les yeux avec de l'eau fraîche, je vois bien que tu as pleuré.

CLÉMENCE, sérieuse.

Qui le dit que je ne veuille pas me donner le change à moi-même? Je ne suis pas une enfant gâtée, mon cher Henri ; j'ai beaucoup réfléchi depuis quelques jours, et j'ai compris que je n'ai pas le droit de me consacrera ma tristesse. Si nous étions orphelins, ce serait différent ; je me tiendrais pour veuve ; je te demanderais de te marier le plus tôt possible et de recueillir chez toi le deuil de mes espérances. Mais je ne peux pas faire ce chagrin-là à notre pauvre père; mes rêves évanouis ne doivent pas détruire les siens, et comme je suis résolue à accepter le mari qu'il me choisira, je travaille à raffermir mon cœur.

HENRI

Quoil tu te résignerais. . .

CLÉMENCE

11 y a autre chose que l'amour dans la vie d'une honnête femme. J'estimerai mon mari et j'adorerai mes enfants.

HEXRI .

Tu es une brave fille, Clémence.

Entre la vicomte par lu fond.

LE VICOMTE

Eh bien, monsieur Henri, voilà comme vous m'enlevez ma danseuse?

CLÉMENCE

J'étais venue respirer un peu.

LE VICOMTE

Dépêchons-nous; on se place.

n remmène ô

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