VAN REUST (Vincent
VAN REUST (Jean), 1617-19.
Les premières mentions des Van Reusl remontent. dans nos archives, au milieu du XVIe siècle ; Robert Van Reusl
(1) Archives de Roubaix, GG. 283.
(2) Ibidem, GG. 138, 142 et i46. — Th. Leuridan, Histoire de l'église Saint-Martin, pp. 43 ct'i4.
(3) Archives «le Roubaix, AA. 7.
était un des maîtres du corps de métier à sa fondation. On voit dès ce temps les Van Reust partagés en deux branches ayant leur siège., Tune au quartier de l'Omelet-au-Bois et Gobrie, l'autre au quartier de la Place et de la Grand'Rue. A celle-ci appartenait l'Égard Vincent Van Reust, dont la veuve demeurait sur la Place en 1596. Lambert Van Reust. maitre de la manufacture occupait alors, au même lieu, une maison qui lui appartenait près du cimetière. Il était échevin en 1601 et possédait sur le chemin du Tilleul un petit fief qu'il transmit à son fils Pierre. Ce dernier le tenait du seigneur de Roubaix, en 1621, à deux chapons de relief. Etienne Van Reust, autre fils, de Lambert était reçu maître en 1608. A Pierre succéda dans la maison paternelle Isabeau Van Reust, épouse de Floris Dujardin. Aux environs vivaient dans leurs propres biens, en 1651, Lambert et Philippe qu'on retrouve en 1673.
Un Jean Van Reust était échevin en 1604-1005, lieutenant en 1609-1624 et l'un des souscripieurs pour la fonte de quatre grosses cloches en 1611., Jean, fils de Christophe, autre peut être que le précédent possédait, en 1621, un petit fief sur le chemin de la Maquellerie à un chapon de îelief ; c'est sans doute l'Égard de 1617. Un siècle plus tard en 1715, un Etienne Vanreust était reçu au corps comme fils de maître.
L'autre branche ayant pour chef Lambert Van Reust, dont la veuve habitait l'Omelet en 1596, se composait surtout de cultivateurs. L'un d'eux Philippe Van Reust, époux de Louise Lamblin, était censier de la Petite Vigne en 1673, A cette date les Van Reust étaient encore nombreux. En 1715, Etienne Vanreust entrait au corps de métier comme fils de maître. Mais si leur nom s'est perpétué au delà de ce temps à Roubaix c'est sous une forme successivemeni altérée : Vanrem, Vanreux, Vaureust, Vaureux, Voreux. On suit visiblement la marche de cette altération et il n'est
pas douteux que les Voreux d'aujourd'hui ne soient les descendants des Van Reusl d'antre fois.
«S. POLLET (Jean), 1570-73.
POLLET (Jean), 1589-90; 1592-94.
POLLET (Jean), 1616-18 ; 1622-23.
POLLET (Gilles) 1667-70; reçu maître en 1661.
POLLET (Guillaume) 1626-29; reçu maître en 1711.
La lignée des Pollet était bien ancienne et bien répandue à Roubaix. On peut citer Ghollars Polleis, administrateur de la table des pauvres, en 1391 : Willaume Polet, échevin en 1460. En 1490, Daniel Pollet occupait prés delà Mousseiïe. enire autres terres, douze cent et demi donnés à l'église de Roubaix par sire Guilberl Roussel, curé de Templeuve. L'année suivante, ce Daniel était au nombre des confrères signataires de la charte d'institution des Arbalétriers de Saint-Georges; on retrouve ses descendants au Fontenoit durant deux siècles. En 1497, Béatrix Pollet était L'épouse de Paul Wauquet avec lequel elle vendait à damelsabeau de Roubaix, pour l'hôpital Sainte-Elisabeth une maison au chemin du Moulin-de-Roubaix (Rue Neuve) avec neuf cents de terre aboutissant au bois du Trisson. (1).
Nombreuses étaient les fondations de services religieux et les donations de biens et de rentes faites à L'église et à la table des pauvres par cette famille roubaisicnne. On peut rappeler, entre dix autres. L'office de Missus, fond»'' en 1576, par Jacquemine et Marguerite Pollet. avec représentation à l'Évangile, au moyen de « quelque tionneste hourdaige », de L'Annonciation que l'Ange lit à la Vierge-Marie,
A la lin du XVIe siècle, Guillaume Pollet et Gilles, son fils, possédaient le tief du Tilleul. Gilles le transmit àson
{i) Sources de l'Histoire de Roubaioc, n08 177,307,343,344,353.
fils Guillaume qui le tenait du seigneur de Roubaix en 1621. — En 1590, on comptait onze chefs de famille contribuables, du nom de Pollet. disséminés dans les divers quartiers de la ville, et seize ménages en 1673.
Thomas et Gilles Pollet faisaient partie des premiers maîtres du corps de métier. En 1565, un Jean Pollet, était peigneur de sayette. En 1570-73, Jean Pollet, l'aîné, et Jean Pollet, fils de Jean, étaient maîtres de la manufacture et en leur personne se retrouvent les deux premiers Égards de ce nom. A la même époque Gilles Pollet était aussi maître de la manufacture et son fils Guillaume entrait au corps de métier. Lambert Pollet était reçu au corps comme fils de maître, en 1608. En 1634, cinq frères Pollet : Pierre, Guillaume, Gilles, Jean et Lambert entraient ensemble dans la corporation comme fils de maître : ils étaient fils de Jean, notre 3e Égard, qui était lui-même fils de Jean, aussi maître, mort avant 1613.
De 1661 à 1720 sept fils de manufacturiers, du nom de Pollet, sont reçus au corps de métier, y compris l'Égard de 1667, et Guillaume l'Égard de 1727. — Pierre Pollet, fils de l'Égard Guillaume, était fabricant de moltons et demeurait rue Nain et Dorée avec Angélique Millescamps, sa femme, et leur huit enfants. Que de Pollet de nos jours pourraient reconnaître leurs ancêtres dans cette lignée de manufacturiers.
9. DESMULLIERS (Jean), 1570-73, Parmi les manufacturiers qui s'organisèrent en corps de métier, en 1554, figure Bernard Desmulliers.
Jean Desmulliers n'existait plus en 1597 et en 1673, il ne restait à Roubaix de cette famille autrefois si prospère (1) qu'une fille Michelle Desmulliers.
(1) Voir Les vieilles seigneuries, les vielles censés et les vieilles familles de Roubaix, p. 119.