DECOTTIGNIES (Augustin
DECOTTIGNIES (Jean-Baptiste-Joseph), 1778-81.
La famille échevinale De Cottignies était connue à Roubaix dès le XVe siècle en la personne de Willaume de Cottignies qui, en 1458, y possédait l'un des quatre fiefs de Le Rue. Au nombre des contribuables de 159G figure Charles de Cottignies, à Barbieux. En 1651, trois chefs de famille de ce nom habitaient les quartiers de Pévèle, du Trichon et la rue Saint Georges. En 1673. Pasquier et Martin de Cottignies, jeunes encore, habitaient le Haut- Fontenoit avec Jeanne Castel, leur mère ; tous deux furent échevins de Roubaix, le premier en 1690-91 et en 1697- 1700 ; le second, dans l'intervalle en 1693.
A cette époque, les De Cottignies et leurs alliés étaient nombreux, à Roubaix. Marie-Angélique De Cottignies, née en 1671, fut pendant 56 ans religieuse de l'hôpital Sainte- Elisabeth qu'elle gouverna comme prieure en 1734-36. — Par son testament en date du 15 février 1740, Monique- Jeanne Decottignies lègue à la cuisine des pauvres malades une somme de 100 livres. Le 20 décembre 1743, Me Robert Decottignies, dont le nom est souvent écrit Decottegnies, prêtre à Roubaix et frère de Monique-Jeanne, déclare donner à la dite cuisine, dont il était le receveur, ses meubles, linge de table, linge de corps et habits, lit, literies, Lois à brûler, or, argent monnayé ou non, créances et généralement
tout ce qu'il possède, les immeubles exceptés ; pour, parlas ministres de ladite cuisine, en jouir après son trépas comme de leur chose propre et vrai bien, à condition de convertir le tout au bouillon et à la nécessité des pauvres malades.
De cette belle famille qui de 1695 à 1779 a fourni au moins douze maîtres à la manufacture, sont issus les deux Égards Augustin et Jean-Baptiste- Joseph Deeotignies, fils l'un et l'autre d'Albert Decottignies. et de Jeanne- Françoise Lepers.