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Les Eglises de Jérusalem

La Peregriîiatio Silviœ, découverte en 1885 dans la bibliothèque d'Arezzo par M. Gamurrini, a été dès l'origine considérée par les critiques les plus compétents comme un document de premier ordre pour l'histoire ecclésiastique. Peut-être, après avoir applaudi à cette découverte, n'a-t-on pas suffisamment étudié ces précieuses pages ; peut-être n'a-t-on pas recherché avec assez de soin les renseignements historiques nouveaux qu'elles renferment.

Et tout d'abord pour la topographie ecclésiastique de Jérusalem au iv^ siècle, la Peregrinatio nous permet d'établir le véritable emplacement des principaux édifices sacrés à celte époque, et

VI PRKFACE

de rectifier ainsi, sur plusieurs points, l'opinion des plus savants archéologues.

Mais c'est surtout pour l'histoire de la discipline et de la liturgie que la Peregrmatio est importante ; celle qui a écrit ces pages nous donne dans les plus minutieux détails la description des cérémonies liturgiques et des offices de chaque jour, elle nous parle des principales fêtes de l'année ecclésiastique à une époque où les autres écrivains restent muets sur ce sujet, ou ne nous fournissent que quelques renseignements vagues et incomplets. xMais il faut, dans le récit souvent obscur ou diffus de Silvia, dégager des données précises, et essayer de fixer, aulanl qu'il est possible, les indications nouvelles que nous lui devons.

C'est ce que nous nous sommes efforcé de faire dans les pages suivantes.

En dehors des questions de topographie et de liturgie qui tont l'objet principal de ce travail, il y a dans la Peregrinatio bien d'autres points qui méritent de fixer notre attention : la description du manuscrit d'Arezzo et son histoire;

PRÉFACK VII

1(1 (liile (le la l'crcgrinatio et son auteur. \\ est utile aussi de connaître les voyages de Silvia au monl Sinaï, aux saints lieux de Palestine, au mont Nébo, en Mésopotamie, en Asie Mineure. Tout ce récit éclaire d'une vive lumière l'histoire religieuse et monastique de l'Orient au iv® siècle. Nous avons traité ces différentes questions dans les appendices. De cette sorte notre étude sur la Peregrinatio Silviœ aura quelque chance d'être complète (1).

I , Les dififérents paragraphes de l'appendice sont empruntés en partie aux articles que nous avions publiés dans la Revue du Monde catholique, février et mars 1888. Parmi ceux qui ont étudié la Peregrinatio, nous devons citer les articles de M. Kohler {Bibliothèque de l'École des Chartes, [. XLV, p. 141). ceux de M. l'abbé Duchesne (Bulletin critique, jef juillet 1887, et Les Origines du culte chrétien, p. 469 seq.); ceux de M. l'abbé Davin (Univers, 27, 29 sept. ; 3, 22, 28 et 3i oct. 1887) ; de Cozza-Luzi, La Pellcgrina biblica ovvero S. Silcia in Palestina, Roma, 1889 ; Batiffol, Histoire du Bréviaire romain, 2^ éd., p. 21 et suiv. Le texte de La Peregrinatio a été édité pour la première fois dans le quatrième volume de la Biblioteca deW arademia storico -giuridica , Rome, 1887, in-4°. iM. Gamurrini a publié une seconde édition, S. Silviœ Aguitanœ Peregrinatio ad loca sancta, Rome, 1888. Enfin une 3'' édition a paru en Russie, Saint-Pétersbourg, 1889, dans la 209 livraison des travaux de la Société pour les études palestiniennes. Cf. aussi les corrections proposées par l'abbé Duchesne, Origines du culte chrétien, 1. c,

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