‹ Les églises de l'abbaye de SilosChapitre 52 sur 130 · I. D'après le Bulletin des Métiers dart · texte numérisé non relu

I. D'après le Bulletin des Métiers dart

3Rebue lie rart tbrétîen.

profondeur est de 62 mètres, sa largeur de 25 mètres; les clefs de voûte sont à 21 mètres audessus du pavement. Elle offre une contr'abside et des entrées latérales.

Nous avons lu avec étonnement dans la Clirouique des travaux publics, un article signé d'un architecte distingué dans lequel on parle avec mépris de la renaissance du style traditionnel gothique flamand en Belgique comme étant une reprise servile des formes surannées, et dans lequel on loue, avec une belle inconséquence, l'adoption en plein Brabant, du style allemand d'une époque plus reculée, et, ce qui plus est, des dispositifs tels que l'abside occidentale, que l'archéologie a peine à expliquer dans les édifices anciens, et dont on ne comprend réellement par l'opportunité dans une église moderne.

Ajoutons quelques détails techniques.

l.a façade principale flanquée de tourelles avec coupole sera exécutée en pierre bleue d'Ecaussines et en gré rose de la Gileppe, tandis que les laçades latérales pour mieux faire liaison avec les bâtiments existants, seront en briques de Boom mêlées de petit granit et de gré rose. L'église sera à trois nefs avec tribunes au-dessus des bas-côtés pour les élèves et pour les professeurs. Il n'y aura pas d'entrée centrale ; on aura accès à l'église par deux petites portes placées à l'extrémité de la façade. A signaler les huit confessionnaux en pierre d'Euville à construire dans l'épaisseur des murs des bas-côtés et surmontés des stations du chemin de la croix ; les plinthes ainsi que les socles avec griftes sculptées des piliers et colonnes seront en marbre de Larris; les colonnes monolithes de la grand nef en marbre de Labrador bleuâtre et les pavements intérieurs en pierre d'Euville.

Deux legs importants viennent d'être faits au musée de Cluny : l'un par M. Balet, consistant en une série de faïences italiennes du XIV<= siècle ; l'autre par M. de Forey, comprenant un lot de figurines en ivoire représentant la Vierge, et des ouvrages en bronze du XI IP siècle.

M. Haraucourt, conservateur du musée, a, d'autre part, acquis récemment, une figure du Christ mort et couronné d'épines, œuvre de l'école de sculpture toulousaine du XV« siècle ; un beau panneau de porte sculpté du XVI*^^ siècle offrant un portrait d'homme ; un rouet portatif en bronze ajouré du XVI 11*= siècle ; un

col Louis XIII en dentelle de Flandre et toile de Hollande.

Fouilles et Dccouuettes.

Rome. — Dans le Niievo Bollettino di Archiologia Cliristiana, le professeur Marucchi rappelle qu'un Belge fut le premier à reconnaître les traces de l'antique basilique deSt-Sylvestre au cimetière de Priscille, en l'année 1590 ; c'était, comme on sait, un jeune archéologue flamand du nom de Philippe de Winghe.

Faisant rapport sur les derniers travaux exécutés dans ce cimetière, M. Marucchi tend à établir toujours davantage que le cimetière de Priscille est bien le fameux cimetière où S. Pierre exerça son apostolat et administra le baptême, contrairement à l'opinion qui l'indentifiait avec le cimetière de la voie Nomentane.

Un des arguments dérive de l'examen du fameux papyrus de Monza dans lequel un certain pèlerin du nom de Jean décrit les reliques rapportées par lui de Rome et qui porte pour titre général « Notula de olea (sic) sanctorum martyrum, etc. » c'est-à-dire : liste des huiles empruntées aux lampes qui brûlent devant les tombeaux des SS. martyrs ; puis, après une longue liste de reliques, arrive la mention : oleo de sede ubi prms sedit ses Petriis suivie d'une liste de reliques prises aux tombeaux des martyrs qui se trouvent précisément enterrés au cimetière de Priscille.

Jusque maintenant cet oleuinde sede avait été pris pour une relique spéciale concernant la chaire de S. Pierre, mais M. Marucchi établit que c'est un simple sous-titre pour indiquer le cimetière de Priscille, où de fait reposaient les corps des martyrs dont la liste suit, et qui était alors connu sous le nom de sedes ubi primiaii sedit S. Petrus, et ainsi il établit l'identification du cimetière de Priscille avec le siège primitif de l'apostolat de S. Pierre.

Cependant, Mgr de Waal, dans un article intitulé Ubi Petrus baptizabat, qu'il publie dans le R'omische Qiiartalschrift, i^re livraison de cette année, p. 42, après avoir examiné les divers arguments que font valoir les partisans de l'hypothèse du professeur Marucchi, conclut en disant qu'il faut attendre le résultat des futures fouilles avant de prononcer un jugement définitif.

->%Y>^^ii^<'^

Imprimé par Desclée, De Brouwer & C'e, LrLLE-PARis-BRUGES'BRUXELLES-ROME.

SOCIÉTÉ SAINT-AUGUSTIN

Page 1