LA RÉFORME DES HOPITAUX
et du Gros-Caillou. Les anciens établissements des pauvres et les maisons religieuses, qui ne sont plus occupées, seraient employés pour cet usage, suivant le vœu du gouvernement, ainsi que celles que l'on croirait nécessaire d'acquérir, supposé cependant qu'on ne puisse pas agrandir les hospices et les maisons hospitalières fondés depuis longtemps.
u Ces nouveaux établissements, où l'on traiterait les malades de la Ville et des villages voisins, seraient communs à une ou plusieurs paroisses ; on les administrerait comme l'hospice des paroisses de Saint- Sulpice et du Gros-Caillou ; ils seraient desservis par des sœurs de charité. Dans ces différents asiles, on pourrait placer six mille lits; mais, pour le présent, la quantilé serait fixée à trois mille seulement, ayant été reconnu que le nombre commun des malades est de deux mille cinq cents.
« Les pauvres seraient soignés dans ces hospices, peu éloignés de leurs demeures, comme des gens aisés. Les malades auraient la consolation de voir de temps en temps leur pasteur, leurs parents et leurs protecteurs. Ceux qui décéderaient seraient inscrits sur les registres de leur paroisse : chose essentielle pour les familles aisées ou pour les bourgeois qui ont des parents dans la misère.
« La journée de malade ne reviendrait qu'à 18 sols, différence de plus de moitié des grands hôpitaux. Pour tous les objets de dépense, il serait fait des marchés. Les recettes et les dépenses seraient connues du pubUc par la voie de l'impression, ainsi qu'à l'hospice de Saint- Sulpice.
« On ferait traiter, dans leur chambre, les pauvres honteux qui seraient
jmalades, comme dans la paroisse de Saint-Roch; les autres pauvres,
[qui n'auraient que de légères maladies, pourraient recevoir, chez eux,
[ou les aliments de l'hospice ou quinze sols par jour pour la viande
les bouillons et le bois ».
A travers les papiers tirés des boîtes publiques de l'Hôtel de Ville fet du Châtelet, on rencontres sur quatre pages de grand papier, un frelevé, avec annotations signées « Bailly, de l'Académie », de ce qui a
âté proposé dans les assemblées de districts"^ sur « les hospices et hôpi-
jtaux de Paris » ; plus, ces