‹ Les élections et les cahiers de Paris en 1789 (volume 2)Chapitre 366 sur 549 · Procès-verbal Bailly-Duveyrier, I · texte numérisé non relu

Procès-verbal Bailly-Duveyrier, I

2. Le duc de Villequier, duc d'Aumont, qui avait été élu député de la Noblesse de la sénéchaussée de Boulogne-sur-Mer, et néanmoins, comme citoyen noble de Pai-is, avait tenu, dans son hôtel, le 17 avril, l'assemblée préliminaire des gentilshommes protestant contre le Règlement royal. (Voy. t. P', p. 457.)

3. Conseiller au Parlement, député suppléant de la Noblesse de Paris.

4. Conseiller au Parlement, député suppléant de la Noblesse du bailliage de Chartres.

saires avec M. de Montaran, M. Doumer et les autres administrateurs ou intéressés dans la Commission des vivres, ses bureaux pouvaient fournir quelques notions utiles, et il a demandé s'il plaisait à l'Assemblée nommer deux électeurs, qui l'accompagneraient jusqu'à l'Hôtel de la police, et auxquels il donnerait tous les renseignements qui sont en son pouvoir. »

L'Assemblée a nommé Dusaulx, de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, et Gibert, notaire, pour suivre'le Lieutenant général de police et transmettre au Comité permanent tous les renseignements qui pourraient être recueillis sur le fait des subsistances.

L'électeur Chignard a fait observer que, ni la police ni la municipalité n'étant chargées de l'approvisionnement de Paris, on ne pouvait, « dans les circonstances actuelles, se reposer de ce soin important sur le Gouvernement, dont les nouveaux ministres devaient être suspects ». Il a été sur-le-champ arrêté « que le Comité permanent, conjointement avec les officiers du Bureau de la Ville et le Lieutenant de police, demeureraient spécialement chargés de pourvoir à l'approvisionnement des blés et farines ».

Les délégués des districts viennent apporter les délibérations prises et demander des armes ^

District des Grands-Augustins. — A sanctionné l'Arrêté relatif à la milice parisienne et statué que, « provisoirement, pour la garde seulement de la nuit prochaine, chaque citoyen fera sentinelle devant la porte de sa maison ».

District de Saint-André-des-Arcs. — A statué « que tous les commandants de troupes réglées établies dans l'intérieur delà capitale seraient avertis que les citoyens avaient formé une garde bourgeoise, et invités à se joindre à cette garde. — Envoie, dans la journée, de nouveaux députés pour se concerter, à l'Hôtel de Ville, avec les électeurs des autres districts et « prendre les mesures nécessair s pour assurer les propriétés et les personnes des citoyens ».

District des Feuillants. — A statué de fournir 200 citoyens pour la milice, aux ordres de l'Hôtel de Ville; d'accueillir « tous les militaires qui se présenteraient pour s'incorporer dans la garde nationale^, leur existence assurée »; que, si l'approvisionnement n'était pas assuré par le gouverneur de Paris, le lieutenant de police et l'intendant, « l'Hôtel de Ville s'emparerait de leurs fonctions »; que les commandants de troupes, notamment le sieur d'Atfry, colonel des Suisses, seraient sommés de faire connaître les ordres qui pouvaient leur avoir été donnés; qu'il serait « pourvu sans délai aux moyens d'avoir des armes et des munitions » ; que le district offrait de nourrir vingt hommes et de les loger.

District des Enfants-Rouges. — Réclame des instructions pour « la formation et l'organisation de la garde municipale ».

1. Leur langage, dit Dusaulx, l. c, 280, « ne le cédait en énergie ni aux Grecs ni aux Romains des plus beaux siècles ».

2. Procès-verbal Bailly-Duveyrier, I, 206. C'est ici qu'est prononcé pour la première fois ce titre.

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