‹ Les élections et les cahiers de Paris en 1789 (volume 2)Chapitre 438 sur 549 · IbicL, II · texte numérisé non relu

IbicL, II

tives qu'elle exerçait que de la nécessité des circonstances, et non pas du choix libre des citoyens de la capitale, elle ne pouvait certainement pas donner à d'autres le pouvoir qu'elle n'avait pas, le pouvoir d'administrer ;

« Qu'un Comité d'administration ne pouvait être légalement constitué, et les membres de ce Comité choisis que par la réunion de tous les citoyens de la capitale;

« Qu'il était d'une inconséquence extrême que l'Assemblée des électeurs qui, de son propre aveu, n'avait pas le droit d'administrer, se mêlât de créer et de choisir des administrateurs.

u Cette observation a été vivement sentie, et, après une discussion fort longue, l'Assemblée a arrêté :

« Que, provisoirement, tous les bureaux sont conservés, pour l'importance et l'activité des opérations ;

« Chaque district, après-demain 20 du présent mois, nommera un citoyen; ce qui formera le nombre de soixante citoyens qui composeront le Comité provisoire, et seront répartis dans les quatre bureaux dont le Comité sera formé; avec cette attention que les membres actuels du bureau des subsistances pourront être confirmés et adjoints aux nouveaux membres qui le composeront, par la raison évidente que le succès des opérations dépend uniquement, pour ce bureau, de la connaissance de tous les ressorts qui les dirigent et les font mouvoir. »

Au cours de cette séance du 18, de nombreuses communications étaient faites par les districts ^ ;

Notre-Dame envoyait « trois suppléants pour coopérer avec ses électeurs au travail du Comité permanent »;

Le Petit-Saint-Antoine déléguait « huit députés, dont Champion de Villeneuve, pour le représenter au Bureau de la Ville » ;

Les Petits-Augustins annonçaient qu'ils avaient institué leur député à la Ville depuis le 13, Mole, delà Comédie- Française, ses collègues, Achet et Osselin, plus le citoyen Lallouette, tribuns (juges de paix), devant lesquels seraient amenées, par ses patrouilles, toutes les personnes suspectes, et « qui prononceraient provisoirement la mise en liberté ou en détention de toutes personnes qui contreviendraient à l'ordre public, sauf à en référer à l'Assemblée générale » ;

Les Prémontrés de la Croix-Rouge faisaient savoir qu'ils avaient « décidé la libre circulation dans l'intérieur de Paris et aux barrières »;

Les Grands-Augustins notifiaient qu'ils avaient transporté le siège de leur assemblée dans l'église de Sainte-Opportune et qu'ils en prenaient le nom.

Le libraire Hardy écrit à la date du jeudi 16 juillet^ :

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