‹ Les élections et les cahiers de Paris en 1789Chapitre 233 sur 282 · LA NOBLESSE ET LA VILLE · texte numérisé non relu

LA NOBLESSE ET LA VILLE

« Les membres de la Noblesse, messieurs, que j'ai eu l'honneur de présider à la Bibliothèque du Roi se sont empressés de faire connoître aux Assemblées du Tiers les vœux qu'ils ont formés et consignés dans leurs protestations pour la réunion de la Commune. J'ai fait part à l'Assemblée de la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire. Elle m'a autorisé à vous renouveler l'assurance des efforts qu'elle fera pour obtenir cette réunion.

« Le comte Dauvet. »

Les éclatantes protestations contre les Règlements qui se produisirent1 dans les Assemblées de la Noblesse, le 20, et dans celles du Tiers, le 21, rendirent un instant au Procureur du Roi et de la Ville l'espérance que le Gouvernement, éclairé, se déciderait de lui-même à rétablir la Capitale dans ses droits de Commune 2 :

AU DIRECTEUR GÉNÉRAL DES FINANCES

« Monsieur,

« La Noblesse de la Capitale a fait parvenir à l'Ordre du Tiers les assurances les plus précieuses d'une touchante et honorable confraternité et le vœu le plus positif en faveur de la conservation du droit de Commune de la Ville de Paris.

« Après avoir mêlé l'expression de ma reconnoissance à celle de la Magistrature municipale, permettez-moi de vous adresser celle de mes sentimens particuliers.

« Le Corps de Ville n'avoit rien négligé pour démontrer que le bien de la chose publique, autant que la justice établie sur un titre immémorial et sur une possession constante, devoit empêcher de porter atteinte à ce droit de Commune.

« Ce qui se passe changera sans doute l'opinion du Conseil sur les motifs de la décision qu'il a proposée.

« Sous les auspices de la vérité, de l'évidence du bien, des réclamations des plus illustres citoyens de la Capitale, avec la certitude que ce grand intérêt a fixé l'attention de la première Magistrature du

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