‹ Les éléments de l'agriculture [microforme]Chapitre 27 sur 65 · QUI LEUR, CONVIENNENT · texte numérisé non relu

QUI LEUR, CONVIENNENT

‘Pour tirér bon parti dé son ‘errain il est évident

ue le’culivaäteur doit connaître les substances principales qui. le composent et leurs propriétés, Ces substances sont minérales ou organiques, Les premières proviennent de la décomposition de diverses roches, ét lés secondes, de débris de végétaux et d'animaux. On divise les térres en grgtleuses, qui renferment plus

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de 50 pour cent d'argile, en calcaires, qui contiennent plus de 10 pour cent de carbonate de chaux sablon neuses qui sont formées de plus de 70 pour cent de sable, et en terres humeuses, en qui contiennent plus de 25 pour cent d'humus. Les terres franches so

composent d'environ 45 à 55 JR cent de sable, e

un peu moins d'argile, 1 à 10 de chaux, et 6 à 10 d’humus, Toutes les proportions qui s’en éloignent beaucoup sont plus ou moins vicieuses. Tous les sols cultivables sont des composés de ces genres en proportions plus ou moins grandes, (es terres renferment aussi quelques autres éléments en quantité. bien minimes, tels que, silice, potasse, fer, manganèse etc. etc. qui influent sur sa fertilité. Trop de fer ou de manganèse rend le sol infertile. Les sols exclusivement argileux, calcaires, sablonneux, etc., sont encore impropres à la culture.

‘Mais les sols les plus fertiles ne peuvent se classer

dans aucune division particulière, car . il en existe de

très-bons, où chacun des principaux éléments ‘lo-

mine. La richesse d'un sol dépend souvent des

matières étrangères qu'il renferme, de la finesse des particules qui le composent, et du mélange convenable des trois premiers constituants des terres.

Voici quelques observations faciles et qui peuvent ge assez correctement le cultivateur, qui ne peut aire des analyses chimiques, dans la connaissance des principales qualités du terrain qu’il veut cultiver. Lorsque la charrue produit des tranches d’un aspect luisant qui restent sâns s'émietter pendant quelques temps, lé sol.est argileux et compact. Mais si les tranches après quelques temps tombent d'elles-mêmes en miéttes, cela annonce un sol calcaire ou marneux. Si la terre labourés à l’état humide ne donne pas de tranèhes luisantes, elle est légère et sablonneuse. Quand une terre à l’état humide adhère beaucoup

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aux instruinents, elle contient beaucoup d'argile. Le contraire a lieu pour les terres sablonneuses, calcaires, où qui renferment beaucoup d’humus. Une couleur blanchâtré indique dans le sol la chaux ou le plâtre ; une couleur jaunâtre ou rougeâtre, du fer avec de l'argile ou dé ‘la chaux. L'humus se reconnaît à une couleur noirâtre ou brun foncé. Si, en versant sur une terre du fort vipaigre ou de l'acide hydro: chlorique, il y a effervescence ou bouillonnement cetté terre est calcaire où marneuse. L'absence d'ef. fervescence indique un terrain privé de chaux, Si l'eau reste stagnante après la pluie, la terre contient beaucoup d'argile. Si au contrairé elle s’infiltre de suite, il y a peu d'argile, et beaucoup de sable où de chaux, On connaît la quantité d'humus contenu dans le sol par la proportion qui reste d’un peu de terre, après la calcination dans un vaisseau de fer.

Les terres argileuses ou terres fortes, qui retiennent .

l'eau, sont éompactes, empêchent la pénétration de l'air, sont pâteuses dans les ternps humides, très dûres ét fendillées dans les sècheresses ; elles s'amendent en les égoutant, èn les ameublissant, en les rendant poreuses pour faciliter l'évaporation. Sï elles sont calcaires le, sable, la cendre, l’humus ou terre véétale leur conviennent. Si elles sont sablonneuses, a, la chaux, de la marne, du plâtre etc., sont. les sub. stances qu'il. convient.d’y incorporer. La chaux rend les sols argileux, moins humides et. les sols sablonneux, moins arides. : La propriété. fertilisante de l'alumine vient de ce que cette terre contient toujours de la; potasse et de la soude et de ce qu’elle attire et rétient l'eau et l'ammoniaque,, … ie Pour amender les terres calcaires, c'est à-dire celles dont la base est de carbonate de chaux mêlé de sable, d'argile, de marne, de terreau, il faut augmen-

ter plus ou moins la quantité de ces dernières sub. stances.

Le: sol sablonneux qui est sans consistance, sec et laisse filtrer l'eau à mesure qu'elle tombe, absorbe la chaleur avec énergie, et décompose les engrais avec grande promptitude. On l'amende au moyen de l'argilé et de la marne pour le rendre plus compact et moins sec. |

Le sol humeux est noirâtre, léger, sentant le moisi. Par diverses circonstances, l’humus peut devenir nui.

sible aux, plantes ; formé dans un sol humide ou:

dans l’eau, il est acide; privé du contact de l’air, il se carbonise ; produit par la décomposition de feuilles ou autres parties des arbres, il est astringent. Ces mauvaises qualités lui sont enlevées par l'exposition à l'air et surtout par l'emploi de la chaux, des cendres ou du fumier; il rend les sols argileux, moins compacts, et les sols sablonneux moins secs. Il attire

puissamment l'humidité et les gaz fertilisants de l’at-

‘ mosphère; on y ajoute de la terre sablonneuse. L'humus se transforme par l’action de la chaleur et

.-de l’oxigène de l’air, en acide carbonique, devient soluble dans l'eau, et celle-ci la transporte aux racines.

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