SANG DES INVERTÉBRÉS
restitue à chacune son indépendance. Sous leur influence, Tenveloppe reparaît ; le protoplasma, si réduit qu'il soit, se montre aussi avec ses fines granulations; le noyau reprend sa place, et ses granulations, autrefois si apparentes, redeviennent très manifestes-
Pour démontrer la transformation des globules blancs en globules rouges chez les vertébrés supérieurs, nous avons exposé une à une les diverses modifications qui la préparent, qui l'accompagnent, qui la mettent en pleine évidence et hors de toute contestation. On pouvait nous demander aussi une contre-épreuve. Cette contre-épreuve, nous l'empruntons à la décoloration des globules. En les décolorant, nous les ramenons à l'état de globules blancs; nous restituons à chacune de leurs trois parties constituantes les attributs qui la distinguent. Ainsi, nous les avons vus passer de l'état de globules blancs à l'état de globules rouges, et nous les voyons ensuite revenir de leur seconde forme à la première. De tant de preuves accumulées, nous pouvons, je pense, conclure que chez les mammifères la transformation des globules blancs en globules rouges n'est pas moins réelle que chez les vertébrés inférieurs.