‹ Les élèves du conservatoire;Chapitre 12 sur 23 · TOUTES TROIS · texte numérisé non relu

TOUTES TROIS

Ah ! c'est bien mieux , sans contredit.

De vos conseils je ferai mon profit.

toutes trois {venant sur le bord du théâtre). Pas de chagrin , qui ne soit oublié Avec les arts et l'amitié.

guilleri ( au milieu ).

Ecoutez bien , que je déclame Ma tirade de mélodrame.

LOUISE et ZOÉ.

Écoutons bien.

( Louise et zoé se placent à gauche , l'une sur un fauteuil, l'autre sur une chaise. )

( L'orchestre joue une ritournelle de mélodrame pour une entrée de princesse affligée. )

guilleri (tenant son mouchoir à la main , et venant à grand pas du fond jusque sur le devant de la scène , où elle s'arrête. ) « Le cruel! il a vu mes larmes... il a été témoin de ma « douleur... ( avec dépit ) et il a pu m'abandonner !

ZOK.

Comme lu dis cela ( imitant guilllri) et il a pu m'abandonner.

2o LES ÉLEVÉS

GUILLERI

Sans cloute, puisqu'il m'a plantée-là; et que je dois dans la j?ièce ni 'asphyxier avec du char boa.

zoé.

Raison oe plus... moi je dirais (avec douleur) : « Le cruel ! « il a vu mes larmes , il a été témoin de ma douleur, » du ton d'une femme qui ne se consolera jamais.

Ça n'est pas naturel-

zoé.

Comment ça n'est pas naturel... si celui que tu aimes t'abandonnait... t'avait trahie?... qu'est-ce que tu ferais?

GUILLERI

Moi ï j'en prendrais un autre.

ZOÉ

Alors, tu ne joueras jamais le mélodrame, et tu feras bien de rester à la comédie française. ( On sonne.) Qui vient-là?

( Elle va ouvrir la porte du fond. )

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