‹ Les ElzevierChapitre 121 sur 256 · C. Julii Cæsaris quæ extant, accuratè ex codicibus Mss · texte numérisé non relu

C. Julii Cæsaris quæ extant, accuratè ex codicibus Mss

antiquis emendata. Cum commentariis variorum. Ex musæo Iacobi Stradæ Mantuani. Accedunt tabulæ topographicæ æri incisæ, et imagines præcipuarum machinarum bellicarum, quarum apud Cæsarem mentio est, cum nova explicatione et recensione

Marci Zuerii Boxhornii. Lugduni Batavorum, Pros tant in officinâ Elseviriana, 1635, in-fol.

Marque : le Solitaire.

16 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 265 pp. de texte. — i f. blanc. — 12 ff. d’index. — 207 pp. de notes.

Au verso de la dernière page du texte, avant l’index, on lit : Impressvm Francofvrti ad Mcenvm, apvd Georgivm Corvinvm , impensis lac. Stradæ Mantvani, S . C. M. antiqvarii , civis Romani.

m. d. lxxv. Boxhorn n’a fourni à cette édition, rajeunie de soixante ans, que les Tabulæ topographicæ et les Imagines machinarum; c’est-à-dire que les Elzevier se sont contentés de réimprimer le titre et le feuillet correspondant, plus le cahier suivant (4 ff.), en tout 6 feuillets.

420. C. Ivlii Cæsaris quæ extant ex emendatione Ios. Scaligeri. Lvgdvni Batavorvm, ex officina Elzeviriana. Anno 1635, pet.

in-12.

70 pp. n. ch. d’index. — Trois petites cartes, placées ordinairement dans les limin., entre les signât * et **.

Il arrive assez souvent qu’on nous demande quelle est à notre avis la plus parfaite des productions elzeviriennes, le principal chef-d’œuvre entre tous ceux qui ont immortalisé le nom des grands typographes néerlandais. Trois ou quatre articles, le César et le Pline dé 1635, le Virgile de 1636, l'Imitation sans date, méritent d’être classés hors de pair et de se partager les suffrages.

Quant à nous, nous n’hésiterions pas à décerner la palme au César. La beauté de l’impression, en caractères neufs, la netteté du tirage, le goût qui a présidé au choix des ornements, la finesse et la solidité du papier, l’heureuse dimension du volume, la pureté et la correction du texte, tout concourt à faire du César de 1635 un des plus enviables joyaux qui puissent orner l’écrin d’un bibliophile. Ajoutez cette circonstance qui a bien son prix, c’est que tous ces

soins ont été prodigués à une œuvre qui est elle-même un modèle accompli en son genre, et que tout homme qui aime les lettres tient à honneur de posséder.

Ce qui précède s’applique bien entendu à l’édition originale, laquelle se reconnaît à la tête de buffle en tête de la dédicace et de la page 1, et aux pages 149, 335 et 475, cotées par erreur ï53, 345 et 375. Le plus bel exemplaire connu est celui de Gouttard, aujourd’hui à la Bibliothèque Nationale; il mesure 130 millim. Un exempl. avec témoins, h. 129 mill., figure au catal. Cigongne. Vend .mar.marbr. h. 127 mill. ^2, exempl. de Renouard, 20 liv. 10 sh. chez J. T. Payne; un second exempl. en mar. bl.

(anc. rel.), mais n’ayant que 124 mill., 8 liv. 5 sh. même vente; mar. r. (Bauzonnet-Trautz) h. 128 mill., exempl. de M. de Montesson, 560 frs. Potier; mar.

r. (Trautz- Bauzonnet) h. 125 mill.

190 frs. L. de Montgermont; mar. r.

(Trautz-Bauzonnet) h. 125 mill. 220 frs. en juin 1876; mar. r. (Trautz-Bauzonnet) h. 126 mill. 330 frs. Turner.

Il y a deux réimpressions sous la même date. La première, qui est admirablement exécutée, copie ligne pour ligne l’édition originale; elle se reconnaît à la sirène qui est en tête de l’épître dédicatoire, et à la page 238 cotée par erreur 248.

La seconde réimpression, très inférieure à la précédente, n’a que 4 ff.

limin., 526 pp., à 37 lignes à la page (au lieu de 35, dans les deux premières impressions), et 17 ff. d’index. La pagination, au lieu de partir du texte, commence après le 4e f. limin.

Les Elzevier d’Amsterdam ont reproduit ce César en 1661 et en 1675, d’après la troisième édition de Leyde.

Nous avons déjà fait remarquer, à propos d’une première édition de César imprimée par Isaac Elzevier en 1619 (n° 154), que l’avertissement Typogr.

lectori S., en tête du César de 1635, est emprunté à l’édition de Rapheleng, et qu’Adry a eu tort d’en inférer l’existence de deux éditions elzeviriennes antérieures.

421. Hieronymi Cardani Arcana politica, sive de prudentia civili liber singularis. Lvgdvni Batavor., ex officina Elzeviriana.

Anno 1635, in-24.

8 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 608 pp.

Ce volume est la reproduction de l’ouvrage paru en 1627, sous le titre de Proxeneta seu de prudentia civili (n° 272). Mais les pièces liminaires sont différentes. L’édition de 1627 est dédiée par les Elzevier « D. Carolo Fayo, baroni d’Espesses; » celle-ci l’est « Adolpho Vorstio, medico, » par une épître datée de Leyde, le 15 oct. 1634.

Il y a une seconde édition sous la même date. Elle est dédiée au même Ad. Vorstius, par une épître signée Ioh. Elzevirius et datée Lugd. Bat. 1656, 15 oct.; c’est-à-dire qu’en réimprimant le volume en 1656, Jean Elzevier n’a pas jugé à propos de faire changer le millésime sur le frontispice gravé. Cette réimpression est moins bien exécutée que l’édition de 1635, qu’elle copie ligne pour ligne.

422. 'Exx'hyjo-itov Tvjç B ek<yi- KTjç êÇofAokoyyj&iç xcù ycobrrjyfl- (Tiç. Hoc est : Ecclesiarvm Belgicarum confessio, interprète Iacobo Revio : et catechesis quæ in ecclesiis et scholis Belgicarum provinciarum traditur; interprète Frid. Sylbvrgio. Lvgd. Batavo rvm, ex officina Elzeviriana, 1635, pet. in-12.

2 ff. limin. (titre et avis de l’imprimeur). — 182 pp. à 2 col. — 1 f. blanc.

Nous avons cité à l’année 1623 (n° 212) la première édition elzevirienne de cet ouvrage. L’édition de 1635 est la mieux exécutée et la plus recherchée.

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