‹ Les ElzevierChapitre 123 sur 256 · Pvb. Terentii Comœdiæ sex ex recensione Heinsiana · texte numérisé non relu

Pvb. Terentii Comœdiæ sex ex recensione Heinsiana

Lvgd. Batavorvm, ex officina Elzeviriana. A° 1635, pet. in-12.

24 ff. limin., y compr. le titre gravé par C. C. Dusend. — 304 pp. — 4 ff. d’index.

Suivant J. Chenu ( Bulletin du Bibliophile, 1847, P- 77)» il n’y aurait de bien constatées que trois éditions du Térence de 1635. Mais il résulte des consciencieuses recherches de Millot qu'il n’y a pas moins de cinq éditions sous cette date. Comme ces éditions, bien qu’imprimées sur les mêmes presses, avec les mêmes caractères, et ayant le même nombre de pages, diffèrent notablement entre elles au point de vue de l’exécution typographique, nous tâcherons de décrire le plus exactement possible à quels signes on pourra les reconnaître.

La première et la plus belle offre les particularités suivantes : la réclame au bas du recto du 8e f. des limin. est Danie- (dans les autres teren-). P. 51 le mot Lâches est imprimé en rouge.

Fautes de pagination : p. 69 pour 101 ; 108 pour 104; 254 pour 154; 173 pour 273. L’index est terminé par un mascaron représentant une tête de buffle à laquelle est suspendu un crabe.

Seconde édition. P. 51, le mot Lâches est imprimé en noir. Le titre courant de la deuxième et de la troisième comédies est orthographié evnvchvs et heavtontimor. Le fleuron final représente la tête de Méduse.

La troisième édition, calquée sur la seconde, a également la tête de Méduse à la fin du volume, mais le mot Lâches est imprimé en noir, et le titre courant de la 2e et de la 3e comédies se lit eunuchus et heautontimor. (avec des u au lieu de v).

Quatrième édition : Fleuron en tête de la dédicace, figure grotesque (au lieu de la tête de buffle des trois précédentes). Cul-de-lampe à la fin de l’index, fruits suspendus. P. 51 le mot Lâches , noir. P. 54 le mot Prologus rouge (il est noir dans les trois précédentes). La page 104 est cotée 108.

La cinquième édition est calquée sur la quatrième. Mêmes ornements typo-

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graphiques. Le Lâches est rouge ainsi que le Prologus, et la p. 104 est régulièrement cotée.

Les Elzevier d’Amsterdam ont réimprimé ce Térence, avec la même pagination, en 1661.

De ces six éditions la plus belle et la plus estimée est incontestablement la première, qui est un chef-d’œuvre typographique. Vend. mar. r. (Derome) h. 128 mill. 59 frs. Nodier; mar. bl.

(anc. rel.) 85 frs. De Bure; mar. citr. (Capé) h. 123 mill. 115 frs. Potier; mar. v. (Anguerran) h. 126 mill. 70 frs. L. de Montgermont.

La quatrième édition, qui est rare, le cède peu en beauté à la première. Viennent ensuite, par ordre de mérite, la cinquième, puis celle de 1661, enfin la seconde et la troisième, lesquelles, quoique fort jolies, sont le moins bien exécutées.

434. Ahmedis Arabsiadæ Vitæ et rerum gestarum Timuri, qui vulgo Tamerlanes dicitur, historia. Lvgdvni Batavorvm , ex typo graphia Elseviriana . 1636, pet.

in-4.

4 ff. limin. (faux titre, titre rouge et noir, préface de Golius). — 224 ff., chiffrés en caractères arabes (signât, a-kkk, à 4 ff. par cahier).

Volume imprimé entièrement en arabe. — « L’éditeur annonce avoir consulté et collationné deux manuscrits pour donner un texte pur et entier; mais il n’a pas obtenu un succès digne de ses laborieux efforts, car son édition est défigurée par de nombreuses lacunes et les erreurs typographiques les plus graves. C’est sans doute ce motif qui a empêché Golius de publier la traduction qu’il avait annoncée dans sa préface. » Bérard.

435. Deploratio pacis germanicæ sive dissertatio de pace Pragensi, tam infaustè quam

injustè inita Pragæ Bohemorum 3~ Maii m.dc.xxxv.... Avthore Jvsto Asterio, J. Ct0. Iuxta exemplar Lvtetiœ Parisiorvm, sumptibus Sebastiani Cramoisy , typographi regii ordinarii, via Iacobœâ , sub Ciconiis, 1636. Cvm privilegio regis y in-4.

4 ff. limin. — 56 pp.

Édition non citée par les bibliographes, bien qu’elle sorte incontestablement des presses elzeviriennes. Les deux fleurons, en tête des liminaires et du texte, sont des ornements bien connus des Elzevier de Leyde ; les grandes majuscules O et P se vérifient sur Y Académie de l'Espée de Thibault.

L’édition originale avait paru Lutetice Parisiorum , Seb. Cramoisy , 1636, in-fol.

436. Theodori Bezæ de Pestis contagio et fuga dissertatio. Accessit Andreæ Riveti ejusdem argumenti epistola; in quâ et mos, cadavera mortuorum in templis sepeliendi, redarguitur.

Lvgd. Batav.j ex officina Elsevi riorum. A0 1636, pet. in-12.

Marque : le Solitaire.

6 ff. limin. — 154 pp. — 1 f. d’errata.

Imprimé en gros caractères. — Le livre de Théod. de Bèze, paru d’abord à Genève en 1579, in-8, était redevenu d’une poignante actualité, depuis que la peste s’était abattue à deux reprises sur les Pays-Bas, en 1630 et en 1635. La ville de Leyde avait eu le plus à souffrir de ces deux invasions; la première fois l’épidémie y avait fait seize mille victimes; la seconde fois ses ravages avaient été plus terribles encore, puisqu’au témoignage de Vossius, elle avait enlevé jusque quinze cents personnes en une semaine (cf. G. J. Vossii Epistolce, 3 Non. Jul. 1631, et 12 Kal. Dec. 1635).

En 1655, lorsque le fléau reparaîtra à Leyde, J. Elzevier réimprimera le traité

de de Bèze, avec plusieurs autres, dans le recueil intitulé Variorum tractatus theologici de peste.

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