Horace, tragédie, par le
sieur Corneille. Suivant la copie imprimée à Paris , 1645, pet.
in-12.
Marque : la Sphère.
3 ff. limin. — 65 pp.
Deuxième édition elzevirienne de cette pièce. Cf. le n° 516.
586. Entretien du sage ministre d’Estat sur l’égalité de sa conduite en faveur et en disgrâce. A Leyden, chez les Elzeviers, 1645, pet. in-12.
L’épître dédicatoire « a M. de Tentenier, receveur général des contributions du pais de Luxembourg, conseiller au conseil de Maestricht, » est signée Ergaste. On sait aujourd’hui qu’Ergaste est le pseudonyme d’Edm. Breuché de la Croix, curé de Flémalle, près de Liège. (Voirie Bulletin du bibliophile belge, 1858, pp. 298-317, art. de M. H. Helbig.)
L’édition originale avait paru, sous un titre un peu différent, à Liège , chez Jean Tournay, 1641, pet. in-4.
Les Elzevier ont réimprimé ce volume ligne pour ligne en 1652.
587. La nouvelle fortification de Nicolas Goldman. A Leide, chez les Elsevicrs, 1645, in-fol.
8 ff. limin., y compr. le titre grave par Adr Matham. - 224 pp. — Figures dans le texte
Voir ci-dessus, n° 553, une édition latine de cet ouvrage.
BONAV. ET ABRAHAM ELZEVIER
588. Joh. Fred. Gronovii ad T. Livii Patavini libros svperstites notæ. Accessit Ismaelis Bullialdi epistola de solis defectu, cujus Livius lib. xxxvn meminit.
Lvgd. Batav., ex officinâ Elzeviriorum, 1645, pet. in-12.
14 ff. limin. — 808 pp. — 2 ff. d’errata.
Ce volume se joint au Tite-Live de 1645 (n° 590)5 dont il forme le quatrième tome. Vend, broché, non rogné, 1 liv.
10 sh. J. T. Payne.
589. La Virginie romaine. Tragédie de Mr le Clerc. Suivant la copie imprimée à Paris, 1645, pet.
in-12.
Marque : la Sphère.
63 pp. en tout.
Véritable elzevier de Leyde. Vend.
mar. r. (Bauzonnet) h. 126 mill. 38 frs. Pieters, rev. 60 frs. L. de Montgermont.
L’édition originale est de Paris , Touss. Quinet , 1645, in-4.
590. Titi Livii Historiarum libri ex recensione I. F. Gronovii.
Lvgd. Batavorvm, ex officinâ Elzeviriana. Anno 1645, 3 vol. pet.
in-12.
T. I : 12 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 67 5 pp. — 16 pp. d’index. — 2 ff. blancs.
T. Il date 1644; ' 751 PP- — 14 PP- d’index
1 f bl me.
T. III (daté 1644) • 77 4 pp. — 7 ff. d’index. —
2 ff. blancs.
Edition plus correcte, mais moins recherchée que celle de 1634. Il paraît, d’après une lettre de Gronovius à Nie. Hei nsius, du 17 mars 1645, qu’il a été fait un carton pour la préface (Sy liage Epist. de Burman, t. III, p. 146).
On joint à ce Tite-Live le volume de notes de Gronovius cité ci-dessus (n° 5 S8). Vend, en 3 vol. mar. r., aux armes de Caumartin St. Ange, h. 132 mill. 8g frs. de Chaponay; les 4 vol. mar. r. (Duru) h. 131 mill. 140 frs. Bordes. Un
exemplaire en riche reliure ancienne, mar. vert, a été adjugé 500 frs. J. Janin.
591. Le Mentevr, comédie. Suivant la copie imprimée à Paris, 1645, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
4 ff, limin. — 88 pp.
« Cette édition est curieuse et doit être recherchée à cause des deux pièces de vers, l’une en latin et l’autre en français, que C. Huygens y a ajoutées. »
(E. Picot, Bibliogr. Cornél.) A la suite de cette pièce se trouve ordinairement :
592. La Svite dv Mentevr, comédie. Suivant la copie imprimée à Paris, 1645, pet. in-12.
Marque : la Sphère .
95 pp. en tout.
Ces deux comédies de P. Corneille sont habituellement réunies. Elles sortent des presses elzevirienne- de Leyde.
Bien qu'il ne puisse y avoir nul doute à cet égard, il n’est pas hors de propos de citer ici le témoignage de N. Heinsius, qui dans une lettre à Gronovius du 20 mars 1645, s’exprime de la sorte :
« Habent nunc [Elzevirii] sub manu comœdiam gallicam Cornelii, quam Mendacis titulo insignivit. » (Epist. Syll. de Burman, t. III, p. 146.)
Bonaventure et Abraham ont réimprimé le Menteur et la Suite du Menteur en 1647.
593. Le Politique très-chrestien ou discours politiques sur les actions principales de la vie de feu Monsr TEminentissime Cardinal Duc de Richelieu. A Paris, 1645, pet. in-12.
Marque : la Splnrc
14 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr — ,08 pp
Ce livre, traduit de l’espagnol, est une apologie des principaux actes du cardinal de Richelieu et de l’antiquité de
sa maison, qu’il fait descendre des rois de Castille et de Portugal, par le mariage de Guyonne de Laval avec Fr. du Plessis, l’un des ancêtres du premier ministre. L’auteur était un portugais, nommé Man. Fernandes-Villareal , consul de sa nation à Rouen. Il périt à Lisbonne en 1652, étranglé par ordre de l’inquisition.
Le traducteur anonyme est De Grenaille, Sr de Chatounières. La première édition est de Paris, T. Quinet, 1645, in'4-
L’édition citée ci-dessus est un véritable elzevier de Leyde, comme le prouvent la sphère, les deux sirènes et les lettres grises. Il en a été fait, sous la date de 1647, une contrefaçon moins jolie, qui a exactement le même nombre de pages, mais qui sort positivement des presses de J. Jansson à Amsterdam.
594. Cl. Salmasii librorum de primatu Papæ pars prima. Cvm apparatu. Accessere, de eodem primatu, Nili et Barlaami tractatus. Lvgd. Batavor., ex officinâ Elzeviriorum. Anno 1645, in-4.
Marque : le Solitaire.
6 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 307 pp. pour VApparatus. — 405 pp. pour le traité de Saumaise. — 9 pp. n. ch. d’index. -- 1 f. d’errata. — 134 pp. pour les deux traités de Nilus et de Barlaam. — 1 f. blanc.
La dernière partie est précédée d’un faux titre portant : Nili Archiepiscopi Thessalonicensis de primatu Papce Romani libri duo. Item Barlaami monachi cum interprète utriusque latino. Cl. Salmasii opéra et studio , cum ejusdem in utrumque notis. Saumaise avait déjà donné une édition de ces deux traités à Hanau, 1608, in-8, lorsqu’il était à peine âgé de vingt ans.
595. Histoire de la gverre de Flandre, tradvitte de Famianvs Strada, par P. Dv-Ryer. Suiuant la copie imprimée à Paris, 1645,
T. I : 6 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir
et un portrait de Charles-Quint, qui occupe le dern. f. — 768 pp. — 18 ff. de table.
T. II (daté 1652) : 6 ff. limin. — 881 pp. — 32 ff. de table. — x f. blanc.
Le tome Ier est un véritable elzevier de Leyde, comme le prouvent la marque du titre, les fleurons et les lettres grises. Le tome II, comprenant la seconde décade, a été positivement édité par les Elzevier, mais il est étranger à leurs presses. Ce volume n’a vu le jour qu’en 1652, et comme à cette date, la première décade se trouvait épuisée, les F’zevier l’ont fait réimprimer en même temps.
Une troisième édition, qv.e vlotteley (catal. de 1S48, n° 283) cite ort comme elzevirienne, a paru Suivant la copie imprimée à Paris , 1665, 2 vol. in-8. Le tome 1er r,’a qUe 4 ff. limin., 722 pp. et 13 ff. de table ; il ne porte pas le Solitaire. Dans les deux exemplaires que nous avons vus, le tome II était de l’édition de 1652, dont le fonds avait passé en d’autres mains après le décès de Jean Elzevier.
596. Francisci Vavassevr e Societate Iesv Thevrgicon, sive de miracvlis Christi libri IV.
Parisiis, sumptibus Pétri le Petit, via Iacobæa, sub signo Aurei V elleris, 1645, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
Très jolie édition de ce poème, incontestablement imprimée par les Elzevier de Leyde, pour le libraire P. le Petit, leur correspondant à Paris,
597. Iani Vlitii Venatio novantiqua celsissimo Arausionis principi Guilhelmo dicata. Ex officinâ Elzeviriana. A° 1645, pet. in-12.
12 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 491 pp. — 16 pp. n. ch. pour l’index, l’errata et les addenda.
Les auteurs compris dans ce recueil sont Gratius, Nemesianus et Calpurnius.
Vend. mar. r. (Niedrée) h. 130 mill.
76 frs. Tufton; non rogné, mar. bl.
doublé , 56 frs. Renouard. La même édition a reparu en 1653 avec de nouvelles
BON AV, ET ABRAHAM ELZEVIER
pièces liminaires et un supplément de 48 pages. Les exemplaires avec le titre renouvelé étant plus complets, méritent naturellement la préférence.
598. Raccolta di lettere scritte del cardinal Bentivoglio in tempo delle sue nuntiature de Fiandra e di Francia. In Colonia, 1646. Con licenza de ' superiori,
2 part, en 1 vol. in-8.
Marque : le Palmier, avec la devise :
Assvrgo pressa.
ie part : 233 pp., y compr. le titre rouge et noir. —
3 pp. de table. — 2 ff. bl.
2e part : 8 ff. limin. — 479 pp. — 7 ff. de table. — x f. bl.
Ce volume sort incontestablement des presses elzeviriennes. A défaut d’autres preuves, la marque typographique, qui depuis la mort d’Erpenius était devenue la propriété des Elzevier de Leyde, suffirait à le démontrer.