Abrahami Heidani SS
Theol. Doct. et Profess. de Sabbato et die dominica disputatio II.
Quæ est apologetica primæ. Lugd.
Batav., apud Joh. Elsevirium, Academ. typogr., 1658. Prostant apud Fr. Moiardum, p. in-12.
Marque : le Solitaire.
57 pp. (la dern. cotée par erreur 37).
Cette seconde dissertation est habituellement reliée à la suite de la première, dont M. Pieters conteste l’origine elzevirienne, bien que le Catal. des elzeviers de St-Pétersbourg la dise imprimée avec les mêmes caractères et les mêmes fleurons : Abr. Heydani de Sabbato et die dominica disputatio.Accedit J oh. Prideaux... tract, de sabbato , &c. Editio secunda , Lugd. Batav., apud Henr. Verbiest, 1658, p. in-12, de *34 PP-
Une traduction néerlandaise de ce traité parut en 1659 (n°8 850 et 851).
824. 'hnroxp&Tovç ncep) àépwv, vS&rœv, totccov. Hippocratis liber de aeribus, aquis et locis. Iano Cornario interprète. Accedunt Foësii notæ. Lvgdvni Batavorvm, apud Johannem Elsevirivm , Academ. typographe 1658, pet. in-12.
94 pp. — 1 f. d’errata.
Un exempl. non rogné, d.-rel. (Capé) 15 frs. Desbarreaux-Bernard.
825. Joannis Hoornbbek Oratio funebris in obitum reverendi et clarissimi viri D. Jacobi Revii, S. theologiæ doctoris et in illustrium D. D. Ordinum Hollandiæ West-Frisiæque alumnorum collegio theologico regentis meritissimi. Lvgd . Batav., ex typographiâ Johannis Elsevirii, 1658, in-4.
Marque : le Solitaire.
22 pp.
826. Du droict usage de la philosophie morale auec la doctrine chrestienne : par Pierre de la Place, premier président en la cour des Aydes à Paris. A Leyde, chez Jean Elsevier , 1658, pet.
in-12.
Marque : le Solitaire.
6 ff. limin. — 206 pp. — 4 ff. de table.
Édition imprimée en caractères assez gros, et dédiée par J. Elzevier à Messire François de la Place, petit-fils de l’auteur. La première édition avait paru près d’un siècle auparavant, à Paris , chez Frédéric Morel , 1562, in-8. Le président de la Place fut une des victimes de la St. Barthélemy.
Un exempl. non rogné, mar. r. (Duru) 40 frs. Chedeau, rev. 100 frs. De la Villestreux.
827. La Pharsale de Lvcain, ou les guerres civiles de César et de Pompée. En vers françois, par Mr de Brébœvf. A Leide , chez Jean Elsevier, 1658, pet. in-12.
Marque : le Solitaire.
1 f. pour le frontispice gravé. — 417 pp., y compr. le titre impr. — 1 f. blanc.
Édition fort bien exécutée, et dont les exemplaires grands de marges sont très recherchés. Vend. mar. r. (Thouvenin) h. 128 mill. 120 frs. Yemeniz; mar. r. (Thouvenin) h. 131 mill. 100 frs. Pichon; mar. bl. (Purgold) h. 129 x/2 mill. 82 frs. Huillard; mar. bl. (Niedrée) h. 131 mill. 100 frs. De la Villestreux; mar. r. (Duru) h. 127 mill. 175 frs. Benzon ; mar. r. (Trautz-Bauzonnet) h. 127 mill. 146 frs. L. de Montgermont.
Un exempl. mar. r. (Duru) h. 127 x/2 mill., vendu 95 frs. Bordes, contenait en plus que les autres un second frontispice gravé, portant aussi le nom de J. Elsevier et la date de 1658. M. Potier, à qui j’avais demandé des renseignements au sujet de cette particularité, a eu l’obligeance de me répondre : « Ce frontispice est bien authentique. La principale différence avec l’autre, c’est que la Renommée tient suspendue à sa trompette une espèce de drapeau, où se lit le titre : La Pharsale de Lucain (sans le nom de Brébeuf). Les deux groupes de cavaliers marchant l’un contre l’autre sont à peu près semblables. La gravure est moins fine et ne paraît pas tout à fait terminée. On l’aura sans doute rejetée comme ne satisfaisant pas complètement. Le frontispice avec la Re-
nommée devait apparteniràl’exemplaire même; l’autre a été évidemment ajouté, car il est moins grand, et on a été obligé de le remmarger. » Il reste à vérifier si le frontispice rejeté n’a pas été employé ensuite pour Y Armetzar de Chappuzeau (n° 813). Je n’ai pas le volume sous les yeux, mais je crois me souvenir que la description qu’on vient de lire se rapporte assez bien au titre gravé de cette pièce.
L’édition originale de la Pharsale de Brébeuf avait paru à Paris , chez A. de Sommaville , 1655, in-4.
828. Lettres de monsieur de Marigny.^4 la Haye, chez Antoine la Faille, dans la grande salle de la Cour , 1658, pet. in-12.
Marque : la Sphère .
84 pp. en tout.
Réimpression ligne pour ligne de l’édition parue en 1655 (n° 769). Mais elle contient en plus (pp. 55-84) : les Estreines à Monseigneur le Dvc d' Angvien, l'an 1658 (suivies d’une lettre au même, datée de Francfort, le 25 may 1658) et une Lettre à Made la Princesse Sophie à Francfort , le 2 juillet 1658.
Cette seconde édition sort également des presses elzeviriennes de Leyde, ainsi que le prouvent la sphère du titre, la sirène de la p. 3, la tête de buffle de la p. 55, et les signât, en 5. Comme elle est plus complète que la précédente, elle mérite la préférence.
829. Ludovici Montaltii Litteræ provinciales, de morali et politica Jesvitarvm disciplina.
A Willelmo Wendrockio Salisburgensi theologo, e gallicâ in latinam linguam translatæ; et theologicis notis illustratæ, quibus tum jesuitarum adversus Montaltium criminationes repelluntur : tum præcipua theologiæ moralis capita à novorum casuistarum corruptelis vindicantur.
Coloniæ, apud Nicolaum Schouten, 1658, in-8.
16 ff. limin. — 608 pp.
Motteley attribue avec raison cette première édition de la traduction latine des Provinciales par Nicole aux presses elzeviriennes de Leyde. M.Pieters en fait honneur aux Elzevier d’Amsterdam, par l’unique motif qu’elle est citée dans les catalogues officinaux de 1675 et de 1681. L’argument est peu décisif, et ne tient pas devant les preuves directes fournies par l’examen des fleurons, lettres grises et culs-de-lampe, qui tous appartiennent à l’officine de Leyde.
Nous admettons d’ailleurs que Jean Elzevier a exécuté ce volume pour le compte de ses parents d’Amsterdam, qui étaient en relations suivies avec les jansénistes et venaient précisément de publier la première édition collective des Provinciales de Pascal. Daniel Elzevier a imprimé à son tour une édition des Provinciales latines, laquelle parut en 1665. Il n’est pas sans intérêt de comparer entre eux les fleurons presqu’identiques des deux éditions (notamment les deux sirènes, le cul-de-lampe aux deux clefs, p. 58 de la première édition, et p. 646 de l’édit, de 1665), pour constater en quoi les impressions in-8 d’Amsterdam se différencient de celles de Leyde.
Nous ajouterons ici, puisque l’occasion s’en présente, que Veditio secunda auctior, Coloniæ, apud N. Schouten, 1660, in-8, de 24 ff. limin., 576 pp. et 4 ff. de table, sort incontestablement des presses de Foppens à Bruxelles.
Nous n’avons pas rencontré Veditio tertia; d’après les pièces limin. de 1665, elle doit avoir paru également en 1660. L 'editio quarta est celle des Elzevier d’Amsterdam.
Enfin il existe une editio quinta , emendata et aucta, Coloniæ, apud N. Schouten, 1679, in-8, laquelle n’est autre que celle de Foppens (1660), dont on a renouvelé le titre, et qu’on a augmentée des PP* 577 à 648, et d’un supplément de 79 pages.
830. Novvelle allégoriqve, ov histoire des derniers trovbles arrivez av royavme d’Éloqvence.
Suivant la copie imprimée à Paris , chez Gvillavme de Lvyne, libraire iure, au Palais , 1658, pet. in-12.
152 pp. Une carte pliée, à la suite des liminaires.
Par Ant. Furetière. — Joli volume, cité avec l’adresse de Leyde au catal.
de 1681, et qui sort incontestablement des presses de Jean Elzevier, comme on le voit par la sirène, la tête grotesque, etc. Ce livret est fort rare.