Le Lion d’Angélie. Histoire amoureuse et tragique. Par
LA VEUVE ET LES HÉRITIERS DE JEAN ELZEVIER
Corneille Blessebois. A Cologne , chez Simon V Africain, 1676, pet.
Suivi de :
Le Temple de Marsias. Par Pierre Corneille Blessebois. A Cologne, chés Simon V Africain, 1676.
44 pp. en tout.
Il n’y a qu’une seule série de signatures pour les deux ouvrages.
Ce petit roman est des plus rares, et la triste célébrité attachée au nom de l’auteur est cause qu’il se vend fort cher. Pourtant la lecture n’en est guère récréative, et, dussions-nous lui faire tort auprès de certains amateurs, nous ajouterons qu’il ne blesse en rien l’honnêteté.
L’origine elzevirienne du volume n’est point contestable. On reconnaît à première vue les presses de Leyde au fleuron du titre, à la sirène, aux deux lettres grises et aux signatures en 5.
Le Lion d'Angélie est dédié « à M. Elzevier, capitaine ordinaire de mer pour le service de la république de Hollande, montant aujourd’hui un vaisseau de 70 pièces, appelé le Chêne; » le Temple de Marsias l’est « à très discrète, très pudique et très vertueuse demoiselle Emerentia van Swanevelt, épouse de M. Elzevir. » C’est sans doute cette circonstance qui a déterminé la veuve de Jean à entreprendre l’impression de l’ouvrage. En effet le capitaine, plus tard vice-amiral, Daniel Elzevier, né le 14 avril 1648, était le propre fils de Jean et d’Eva van Alphen. Il avait épousé, en mars 1675, une veuve du nom d’Emerentia van Swaneveld.
Vend. mar. r. (anc. rel.) h. 130 mill. 108 frs. Millot (quoique piqué); mar. r. (Trautz- Bauzonnet) 265 frs. H. de Chaponay.
921. J. B. Rocoles J. C. Oratio inauguralis etc. sub hoc lemmate :
Lugdunum Deo carum, in publico Academiæ auditorio pronunciata
die xvii Sept. 1677. Lugd. Batav., apud viduam et hœredes Joh. Elsevirii, 1677, in -4.
Marque : le Solitaire.
30 ff. n. ch.
Cité dans le Catal. des elzeviers de St-Pétersbourg de M. Minzloff.