‹ Les ElzevierChapitre 236 sur 256 · ÇO · texte numérisé non relu

ÇO

mar. r. (Duru), exempt, de 2d tirage, 48 frs. L. de Montgermont.

1 153. Pro rege et populo Anglicano apologia, contra Joannis Polypragmatici (aliàs Miltoni Angli) defensionem destructivam regis et populi Anglicani. Antverpiœ, apud Hieronymum Verdussen , 1652, pet. in-12.

8 ff. limin. — 175 pp.

Écrit servant de réponse à la Defensio de Milton (n° 1134), avec laquelle on le trouve habituellement relié. L’auteur, qui signe Alienigena et extorris Anglus , l'a dédié à l’Université de Leyde, dont il avait autrefois suivi les cours : « Ego, dit-il, quondam Acâdemiæ alumnus, hoc encheiridion quicquid est, Academicis dedicandum sentio. » Barbier, sur la foi de Lenglet Dufresnoy, désigne le théologien Jean Bramhall. Mais on peut objecter que le nom de ce personnage ne figure pas dans V Album studiosorum de Leyde.

Le volume, portant sur le titre les armes d’Angleterre, est positivement imprimé par Louis Elzevier. Il est cité dans les catal. offic. de 1656, 1675 et 1681; dans ce dernier sans l’astérisque, ce qui permet de supposer qu’il a été exécuté en effet aux frais du libraire Verdussen. Les trois lettres grises Q, N et O se vérifient sur VA ulu-Gelle de 1651 et sur VOvide de 1661.

1154. Cl. Salmasii Defensio regia pro Carolo I. Ad serenissimum Magnæ Britanniæ regem Carolvm II, filium natu majorerai, hæredem et successorem legitimum. Editio nova, ab auctore aucta et recognita. Sumptibus regiis. Anno 1652, pet. in-12.

499 PP- en tout.

Volume sortant des mêmes presses que le précédent, et portant également sur le titre les armes d’Angleterre.

Nous avons cité à l’année 1649 (nos 657 et 658) les deux premières éditions de ce livre, imprimées à Leyde par Bonaventure et Abraham Elzevier. Dans le courant de l’année 1650, Saumaise s’était brouillé avec ses éditeurs de Leyde (cf. une lettre de Cl. Sarrau, du 9 avril 1650). Voilà pourquoi il a confié cette nouvelle édition à leur parent d’Amsterdam. Outre qu’il a consenti à y mettre son nom (les deux premières étaient anonymes), il paraît qu’il a introduit dans le texte certaines modifications, ainsi que le titre l’indique : « Bene est, lui écrit Sarrau, quod ex editione Defensionis tuæ, quam edornat Ludovic“us Elzevirius, ea tollantur, quæ præbent offensionis materiam ; quod eam reddet exquisitiorem. » (Cl. Sarravii Epist. 23 Apr. 1650, p. 234.)

1 155. Nicolai Tvlpii Amstelredamensis Observationes medicæ.

Editio nova, libro quarto auctior, et sparsim multis in locis emendatior. Amstelrodami, apud Ludo vicum Elzevirium. A0 1652, p.

in-8.

8 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 403 pp. — 2 ff. blancs.

Seconde édition, augmentée d’un quatrième livre. Voir à l’année 1641, n° 980.

1 156. Brevis replicatio reposita brevi explicationi mentis hvmanæ, sive animæ rationalis D. Henrici Regii, medici ac philosophi Vltrajectini , notis Cartesii in programma ejusdem argumenti firmandis, veritatique magis illustrandæ. àTobia Andreæ, A.L.M.

Hist. et L. Gr. Profess. Ord. in almâ Groningæ Omlandiæque Academiâ. Amstelodami, typis

Ludovici Elzevirii , 1653, pet.

in~i2.

Marque : la Minerve.

6 ff. limin. — 320 pp. — 1 f. d’errata. — 1 f. blanc.

On a vu ci-dessus (n° 1062) à quel propos cet écrit a été publié. Loin d’être une réponse aux Notes de Descartes, comme le dit Brunet, ce livre a été composé précisément en vue de les défendre et de les confirmer.

1157. Francisci Baconi de Verulamio Scripta in natvrali et vniversali philosophia. Amstelodami, apud Ludovicum Elzevirium, 1653, pet. in-12.

Marque : la Minerve.

6 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 495 pp. — Entre les pp. 336 et 337 un tableau plié.

Recueil de divers opuscules et fragments latins trouvés dans les papiers de Bacon, et publiés ici pour la première fois par les soins d’Isaac Gruter. Vend, non rogné, mar. r. (Duru) 60 frs. Tufton.

Ce volume offre une particularité qui lui est commune avec quelques autres impressions hollandaises de l’époque.

Louis Elzevier n’a imprimé que la feuille finale, signée X, et les 6 feuillets liminaires. En effet les lettres V de la p. 485, A et Q des limin. sont seules elzeviriennes. Les deux dernières se vérifient sur les D. Heinsii Orationes de 1657, le V sur Y Aulu-Gelle de 1651. Les lignes calligraphiques de la fin et le fleuron au delta en tête de l’épître dédicatoke ont également une origine elzevirienne incontestable. Le corps de l’ouvrage provient d’une autre officine, que nous croyons être celle de J. de Jonge. Les cahiers sont signés en 6, tandis que les Elzevier d’Amsterdam signaient en 7. On remarquera en outre que les pp. 481-495, pour lesquelles on a fait usage d’interlignes un peu plus épaisses, n’ont que 28 lignes à la page,

tandis qu’on en compte 29 dans le reste du volume.

Les Elzevier ont imprimé cinq volumes des œuvres de Bacon , savoir :

i° Sermones fidèles , Amst., 1662; 2° Historia Henrici Septimi , Amst., 1662; 30 Historia de ventis , Amst., 1662; 40 Sylva Sylvarum , Amst., 1648 ou 1661 ; 50 Scripta in natur. et univ. philosophia , Amst., 1653.

Il faut y joindre les articles suivants, que nous décrivons dans l’appendice :

6° De augmentis scientiarum , Amst., Ravesteyn, 1662 (aussi Lugd . Bat., 1645).

70 De sapientia veterum , Amst., 1657.

8° Novum organum scientiarumt Amst., Ravesteyn, 1660 (aussi Lugd. Bat., !b45)-

90 Historia vitee et mortis, Amst., id.,

io° Opuscula varia posthuma, Amst., id., 1663.

Ap rès la mort de Daniel Elzevier, le libraire Wetstein, réalisant sans doute un projet de son défunt patron (car le De augmentis et Y Historia vitee et mortis , bien qu’étrangers aux presses elzeviriennes, figurent avec l’astérisque au catal. de 1681), réunit en six volumes les œuvres complètes de Bacon, sous ce titre général :

Francisci Baconi baronis de Verulamio, vice-comitis S. Albani, et summi Angliæ cancellarii Opéra quæ extant omnia; in unum corpus collecta, et sex voluminibus comprehensa. Cum indicibus necessariis. Amstelodami, apud Henr.

Wetstenium, 1685, 6 vol. pet. in-12.

Ces six volumes, qui se recommandent à l’attention des amateurs, comprennent les divers ouvrages imprimés par les Elzevier, et dont Wetstein avait acquis la propriété lors de la vente du fonds de Daniel, plus les cinq volumes complémentaires; le tout rangé dans l’ordre suivant : 1. 1. De Augmentis; t. II. Novum Organum; Historia ventorum ; t. III.

Scripta in philosophia; de Sapientia veterum; t. IV. Sylva sylvarum; t. V. Historia Henrici VII ; Historia vitee et mortis;

t. VI. Sermones fideles; Opuscula varia posthuma.

Chacune de ces dix parties est de l’édition originale, à l’exception des Scripta, des Sermones et du De sapientia , les seules que Wetstein ait réimprimées.

Pour compléter la collection des ouvrages de Bacon, le même Wetstein a publié plus tard un dernier volume intitulé :

Opuscula historico-politica, anglice olim conscripta, et nuper latinitate donata a S. J. Arnoldo. Amst ., apud H. W etstenium , 1695, pet. in-12.

1158. Avgvstini Alsteni Bloemertii singvlaris liber de nobilis et studiosæ jîiventutis institvtione, ad Theodoricvm De Wassenaer, academicæ iuventutis principem. Amstelodami, apud Lu dovicum Elzevirium, 1653, pet.

in-12.

Marque : la Minerve.

6 ff. limin. — 344 pp. — 1 f. d’errata. — 1 f. blanc.

L’unique mérite de ce volume consiste dans sa belle exécution typographique.

Le traité d’éducation n’est qu’un ramassis de lieux communs, et on perdrait son temps à y chercher autre chose. L’auteur y a joint, en manière de supplément, un drame en trois actes, qu’il a retrouvé, dit-il, dans ses papiers, et dont voici en quelques mots le sujet.

Le premier acte est consacré tout entier à un dialogue entre l’Impiété et Machiavel. L’Impiété engage Machiavel a déverser sur l’Italie le poison de ses doctrines. Elle prend pour le convaincre une peine fort inutile, car le plus impie des deux n’est pas celui qu’on pense, et le drôle est de force à rendre des points à son interlocutrice.

Après ce prologue s’ouvre la pièce, qui prend deux autres actes. Un athée, qui n’est pas autrement désigné, se promène à la campagne avec un ami; en

chemin il rencontre un crâne qu’il écarte du pied. Remontrances de l’ami.

« Qu’importe! répond l’athée, si j’ai offensé le mort, je l’invite à dîner pour ce soir. » Suit un intermède tout à fait étranger à l’action, et dont les héros sont deux voleurs. Ici l’auteur s’efforce d’être plaisant, car ses visées ne vont pas au-delà de la tragi-comédie.

Au dernier acte, des convives sont réunis autour de la table de l’athée. Le mort, qui a pris au sérieux l’invitation qu’on lui a faite, entre dans la salle et vient s’asseoir au festin. Les convives partis, il force l’amphitryon à se coucher avec lui. Les domestiques prennent la fuite, non sans avoir débité au préalable une tirade de soixante-dix vers, et l’athée reste au pouvoir du mort, qui profite de la circonstance pour lui ôter la vie.

Avouez qu’après une telle démonstration on aurait mauvaise grâce à ne point reconnaître avec l’auteur qu’il y a une Providence et que le châtiment suit de près le crime. Ajoutons que la pièce est écrite en un latin archaïque, souvent peu intelligible, dont Ennius et Plaute ont fait presque tous les frais.

La préface nous apprend que cette tragédie a été représentée avec succès, « publiée exhibitam cum frequentissimce concionis applausu. » Nous voulons le croire puisque l’auteur l’affirme; cela prouve qu’en ce temps-làle public n’était guère difficile ou qu’il y mettait beaucoup de bonne volonté.

1159. Th. Campanella de Monarchia Hispanica. Editio nouissima, aucta et emendata ut præfatio ad lectorem indicat.

Amsterodami, apud Ludouicum Elzeuirium. A0 1653, in-24.

Réimpression ligne pour ligne de l’édition parue en 1641 (n° 971).

1160. Historiarvm Galliæ ab excessv Henrici IV. libri XVIII,

quibus rerum per Gallos totâ Europâ gestarum accurata îtarratio continetur. Avtore Gabr.

Bartholomæo Gramondo in sacro regis consistorio senatore, et in Parlamento Tolosano præside.

Amstelodami, apud Ludovicum El zevirium, 1653, in-8.

Marque : la Minerve.

14 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 798 pp. — 43 ff. pour l’index.

L’ouvrage de Gramond est une continuation de la grande Histoire de De Thou, mais inférieure de tout point à son modèle. L’édition elzevirienne est la reproduction textuelle et sans aucun changement de celle de Toulouse, Tolosœ, apud Arnald Colomerium , 1643, in-fol.

Gui Patin écrivait à Falconet, le 15 sept. 1654 : (< J’ai l’histoire de M. B. Gramond, président de Toulouse, dont vous me parlez. Je l’ai souvent entretenu pendant qu’il étoit en cette ville. C’étoit un bon vieillard, mais d’une âme foible et bigote. Il se faisoit de fête pour obtenir des mémoires, et pousser son histoire jusqu’à la mort du feu roi; mais le cardinal Mazarin ne lui a pas voulu donner cet emploi. Il est mort depuis peu à Toulouse. Son livre est peu de chose, et in miment au-dessous de l’histoire du président de Thou. Il est rempli de faussetés et de flatteries indignes d’un h mme d’honneur. Quand il fut achevé d’imprimer, et prêt d’être mis en vente, M. de Gramond fit refaire quinze demifeuilles pour y flatter plus fortement le cardinal de Richelieu, qui étoit alors au plus haut point de sa faveur. Ce bonhomme crut qu’il n’y avoit point de termes assez forts pour le louer; mais il n’y gagna rien, car le cardinal vint à mourir. » ( Lettres de Gui Patin , t. III, p. 3g; voir aussi t. I, p. 290.)

1161. Corn, ab Hogelande de divina prædestinatione liberaque

hominis agendi potestate dissertatio. Inserendum post Cogitationum pag. 20. Amstelodami , apud Ludovicum Elzevirium, 1653, pet.

in-i 2.

Marque : la Minerve.

44 pp.

Opuscule des plus rares, faisant suite auxCogitationes parues en 1646^01038).

1162. Iohannis Maccovii SS.

Theol. D. et professoris Distinctiones et regulæ theologicæ ac philosophicæ. Editæ operâ ac studio Nicolai Arnoldi. Amstelodami, apud Ludovicum Elzevirium, 1653. Cum privilegio, pet.

Marque : la Minerve.

8 ff. limin. — 198 pp. — r f. blanc.

Petit volume qui doit être fort rare, puisqu’il a échappé jusqu’à présent aux recherches de tous les elzeviriographes.

1163. Linguæ italicæ compendiosa institutio, authore Carolo Mvlerio. Ad perillustrem, generosum et strenuum D. Ludovicum de Nassau, etc. Amstelodami, apud Ludovicum Elzevirium, 1653, in-8.

Marque : la Minerve.

62 pp. en tout.

Une édition antérieure de cette grammaire avait paru à Leyde en 1641

1164. Ant. PerezI J.C.S.C.

& R. Majestatis consiliarii, in Academia Lovaniensi legvm antecessoris, Prælectiones in dvodecim libros Codicis Justiniani lmp.

Quibus leges omnes & authenticæ

perpetuâ sérié explicantur, mores hodierni inseruntur, & quid sit iuris antiqui, novi, et novissimi, enodatur, ac breviter exponitur.

Editio tertia ab auctore recognita et aucta, summariis indicibusque locupletata. Amstelodami , apud LudovicumElzevirium. Annoi653, in-fol.

Marque : la Minerve.

6 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 968 pp. — 22 ff. de tables.

Première édition elzevirienne d’un ouvrage très apprécié jadis, et que les Elzevier ont réimprimé deux fois dans le format in-4. (Voir aux années 1661 et 1671.)

1165. Recveil de maximes véritables et importantes povr l’institvtion dv roy. Contre la fausse et pernicieuse politique du cardinal Mazarin, prétendu sur-intendant de l’éducation de Sa Majesté.

A Paris, 1653, pet. in-12.

ia ff. limin. — 584 pp. — 1 f. pour la table. — 1 f. blanc.

Quoique portant l’adresse de Paris, ce volume sort positivement des presses elzeviriennes d’Amsterdam ; les deux uniques lettres grises Q et I se vérifient sur Y Aulu-Gelle de 1651. Il doit avoir été exécuté aux frais de l’auteur ou d’un libraire français, car il n’est porté dans aucun des catal. officinaux des Elzevier.

Ce livre, écrit avec beaucoup de vivacité et de hardiesse, est l’œuvre de Claude Joly, chanoine de Notre-Dame de Paris. L’auteur, qui avait visité, en août 1646, l’établissement des Elzevier à Leyde (voir la Première partie ), était resté en relations avec la maison, et nous verrons que par la suite il lui a confié l’impression de deux autres de ses ouvrages. Le Recueil de maximes fut condamné à être brûlé par la main du bourreau. En réponse à cette sentence,

Joly écrivit deux lettres apologétiques, qui furent également imprimées par les Elzevier, pour faire suite à son livre. Le volume, enrichi de ce supplément, reparut en 1663, avec un titre renouvelé.

L’ouvrage renferme entre autres pièces la traduction en vers du Discours de messire Michel de l'Hospital sur le sacre de François II, contenant une instruction excellente , comme un roy doit gouuerner son Estât, discours que Motteley a fait réimprimer à petit nombre en 1825, à l’instar des éditions elzeviriennes.

1166. P. Papinii Statu Opéra ex recensione et cum notis I.

Frederici Gronovii. Amsterodami, typis Lvdovici Elzevirii. Sumptibus societatis, 1653, in-24.

4 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 424 pp.

Édition médiocre. — C’est à la demande de L. Elzevier que Gronovius s’était chargé de revoir le texte de Stace : « Ego rogatus a Ludovico Elzevirio perpaucos dies impendi P. Papinio Statio ; correxi nonnulla in contextu :

et reliqua in Silvis, gustumque notarum ad Thebaida et Achilleida addidi. »

( Burmanni Syll ., t. III, p. 303.)

1167. Dissertationes dvæ, qvarvm prior de S. Scripturæ in rebus philosophicis abusu, examinât..., altéra dispositionem et ordinem totius universi et principalium ejus corporum tradit...

conscriptæ à Christophoro Wittichio S. S. Theol. Profess. ordinario in illustri Duisburgensi Lyceo, ibidemque Ecclesiæ pastore. Amstelodami, apud Ludovicum Elzevirium, 1653, pet.

in-12.

Marque : la Minerve.

8 ff. limin. — 306 pp. — 1 f. blanc.

Le théologien Wittichius, que Bayle "ippeîle « un pilier du parti cartésien, »

avait pris pour sujet de ces deux dissertations les deux points sur lesquels portait tout le désaccord entre les partisans de la révélation et ceux de la nouvelle doctrine : l’autorité des Écritures en matière philosophique, et le mouvement de la terre. La solution purement rationnelle qu’il donne à ces deux questions ne manqua pas de lui susciter de nombreux et ardents adversaires. Ce fut pour repousser les attaques dont son livre avait été l’objet, qu’il publia plus tard son grand ouvrage :

Consensus veritatis in ScriptuYa divina et infallibili révélâtes cum veritate philosophica a Renato Descartes détecta , Neomagi, 1659, in-8.

Wittichius n’en fut pas moins nommé, en 1671, professeur de théologie à l’Université de Leyde ; ce qui, mis en rapport avec ce qui s’était passé en 1654 au sein de la même Université (voir la note du n° 753)> montre quel revirement s’était produit dans les esprits en faveur de la philosophie de Descartes.

1168. Teutscher Nation klugaussgesprochene Weisheit, das ist : Deren aussTeutschen Landen erwehlten und erbohrnen Pâpste, Bischoffe, Keyser, Konige, Churund Fürsten, Grafen und Herren, Edlen, Gelehrten, und iedes standes wolbenahmter Personen lehrreiche Sprüche, geschwinde Anschlàg,artige Hoffreden,denckwiirdige Schertsfragen , Antworten, Gleichnüsse, und was dem allen gleichfôrmig , von Griechen Apophthegmata genandt ist, sampt einem Anhang weiser Spruchreden der uhralten Teutschen, und derep zugewandten Volcker, Teuthonen, Cimbern, Scythen, Gothen, Wandelen oder Wenden, etc. Auss allerhand schrifften zusammen getragen,

durch Ivlivm Wilhelmvm Zincgrefen, der Rechten Doctoren.

Gedruckt zu Amsterdam, bey Ludwig Elzeviern, 1653, 5 tom. en 4 vol. pet. in~i2.

Marque : la Minerve.

T. I : 12 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 322 pp. — 19 ff. de table.

T. II : 96 ff., y compr. un faux titre.

T. III : 449 pp. — 31 pp. h. ch. pour la table.

T. IV (daté 1655) : 3 ff. limin., non compr. le titre qui compte dans la pagination. — 520 pp.

T. V (daté 1655 j : 236 pp. — 2 ff . blancs.

Le titre gravé porte : Teutsche Apophthegmata, das ist der Teutschen scharfsinnige kluge Sprüche in zwei teil zusammen getragen durch Iulium Wilhelm Zinkgràfen. Anitzo noch mit dem dritten Teill vermehret durch lohan Leonhard Weidnern. Amsteldam, bey Ludwig Elzevieren. A0 1653. Comme on le voit par ce titre, le recueil ne se composait prh mitivement que de trois parties, dont les deux premières seules sont l’œuvre de Zinkgràfen. Une édition antérieure, également en trois tomes, avait paru à Leyde, chez Fr. de Heger : Gedruckt zu Leyden , bey Frantz Hegern , 1644, 3 part, pet. in-12 : t. I, 14 ff. limin., y compr. le front, gravé (le même que dans l’édition elzevirienne) et le titre impr., 392 pp. et 24 if. de table; t. II, 120 pp., y compr. le faux titre; t. III, 4 ff. limin., 536 pp. et 22 ff. de table.

L. Elzevier se proposait simplement de réimprimer l’édition de Leyde. Mais à peine les trois tomes furent-ils mis en vente, que l’auteur du troisième, Weidner, qui habitait Nimègue, se décida à en publier deux nouveaux, qui virent le jour en 1655. La plupart des exemplaires n’ont pas ce supplément, qui est fort rare, et que Brunet ne connaît que par la mention qui en est faite dans le catal. ofific. de 1675.

1169. Dominici Bavdii Epistolæ semicenturia auctæ; lacunis

aliquot suppletis. Accedunt eiusdem orationes et libellvs de fœnore. Amstelodami, typis Ludovici Elzevirii. Sumptibus societatis, 1654, pet. in-12.

12 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 659 pp.

Plusieurs éditions de ces lettres s’étaient succédé depuis la première, parue à Leyde, chez G. Basson, 1615, in-8, peu de temps après la mort de Baudius (entre autres celle que nous citons dans la note du n° 961). Bonaventure et Abraham avaient eu l’intention de les réimprimer en 1649 ( Burmanni Syll. , t. III, p. 220). Mais ils avaient été devancés par leur confrère Fr. Hackius, qui en donna, en 1650, une jolie édition pet. in-12, dont celle de L. Elzevier est la reproduction textuelle.

L’édition de Hackius porte également la mention : Sumptibus societatis. En outre, le frontispice gravé et le portrait de Baudius (au v° du dern. f. limin.) sont les mêmes dans les deux éditions.

L’épître dédicatoire à Cl. Sarrau est signée Hackius dans la première, L. Elzevirius dans la seconde. Évidemment les deux libraires s’étaient entendus pour faire en commun les frais de l’une et de l’autre.

« Il ne se peut rien de mieux écrit dans le genre épistolaire, dit Paquot (t. VIII, p. 400); les phrases poétiques, qui y servent d’ornement, n’en font pas la moindre beauté : mais la plupart des lettres roulent sur des sujets peu intéressants; on n’y voit guères que des vétilles domestiques, et des lamentations éternelles sur l’indigence où l’auteur croupissoit par sa faute. »

Louis et Daniel ont reproduit ce volume en 1662; et il existe une médiocre réimpression signée : Amstelodami, typis Ioannis Ianssonii, 1660, pet. in-12, de 12 ff. limin. et 732 pp.

1170. Minos. rex. sapientissimus. bellator. maximus. terrarum.

domitor. potentissimus. nauta.

prudentiss. maris, dominus. justissimus. sæculi et regni. sui.

gloria. Qvem. serenissimo. ac potentissimo. domino, domino Friderico III. Daniæ. Norwegiæ.

Vandalorum Gothorumque régi...

hero suo clementissimo oratione solenni. in Academia Argentoratensi humillimi cultus et obsequii ergo exhibet ac dedicat Ericus Bilde eques Danus 11. Martii anno cIo.Idc.liv. Amstelodami , apud Ludovicum Elzevirium , 1654, in-fol.

2 ff. limin. (titre et dédicace). — 20 pp.

1171. Ioh. Clavbergii Logica vetvs et nova, qvadripartita, modum inveniendæ ac tradendæ veritatis, in genesi simul et analysi facili methodo exhibens. Amstelodami, apud Ludovicum Elzevirium , 1654, pet. in-12.

Marque : la Minerve.

12 ff. limin. — 413 pp. — 18 pp. d’index.

Édition originale de cette Logique, dans laquelle le cartésien Clauberg s’est proposé de concilier la doctrine des anciens avec celle de son maître. C’est, suivant M. Bouillier, « un des meilleurs antécédents de Y Art de penser de Port- Royal, qui l’a mise à profit. »

(Hist. de la philosophie cartésienne, t. I, p. 279.)

Nous ne savons à quelle cause il faut attribuer l’excessive rareté de ce volume, que nous avons cherché vainement dans les bibliothèques publiques de Hollande, de Belgique et de Paris.

Parmi les amateurs connus, Duriez seul à notre connaissance était parvenu à se le procurer ( Cat . Duriez, n° 668).

Une seconde édition amplifiée a paru chez Louis et Daniel en 1658. On la rencontre facilement.

1172.. Declaratio Ordinum Hollandiæ West-Frisiæque, ex ipsis fundamentis regiminis Belgici desumpta, qua jus et potestas singularum provinciarum cum externis principibus contrahendi, et de quibuscunque negotiis constituendi proponitur, nisi quid fœdere Unionis 1579 Ultrajecti composito, aut speciatim fœderatorum procerum conventui delatum fuerit. Qua légitima et justa esse ostenditur concessio instrumenti seclusionis principis Auriaci, sicut à Nobil. et Potent. Ordin. Hollandiæ West-Frisiæque anno cio Io cliv, iv maii decretum fuit, nec non relatio eorum negotiorum, quæ circa instrumentum seclusionis se obtulerunt, cum firma refutatione eorum omnium, quæ a nonnullis provinciis vel nomine illarum in medium adducta sunt. Versum exemplar ex Belgico, quod impressum est Hagæ-Comitis à typographo Nob. et Potent. Ord.

Hollandiæ West-Frisiæque, cum privilegio. Lugduni Batavorum, apud Joannem Maire, et Amstelrodami, apud Lndovicam Elzevirium, 1654, in-4.

Marque : le Laboureur, avec la devise : Fac et spera.

196 pp. en tout.

Volume imprimé par J. Maire à Leyde, et portant sa marque typographique.

Une édition pet. in-12 parut en même temps sous ce titre :

1173. Deductio, sive declaratio Ord. Hollandiæ West-Frisiæque, ex ipsis fundamentis regiminis

Belgici desumpta, quâ légi-

tima et justa esse ostenditur concessio instrumenti seclusionis principis Auriaci Lugduni Ba-

tavorum, apud loannem Maire, et Amstelrodami, apud Ludovicum Elzevirium, 1654, pet in-12.

Marque : le Laboureur, avec la devise : Fac et spera.

309 pp. — 1 f. blanc.

Cette édition, qui reproduit textuellement la précédente, est également imprimée par J. Maire.

1174. Renati Des Cartes Meditationes de prima philosophia, in quibus Dei existentia, et animæ humanæ à corpore distinctio, demonstrantur. His adjunctæ sunt variæ objectiones doctorum virorum in istas de Deo et anima demonstrationes; cum responsionibus authoris. Editio ultima prioribus auctior et emendatior.

Amstelodami, apud Ludovicum Elzevirium, i654, in-+.

Marque : la Minerve.

6 ff. limin. 191 pp. pour la ie partie. — 164 pp., titre spécial compris, pour VAppendix. — 88 pp., y compr. un faux titre, pour YEpistola ad Voetium.

Seconde édition elzevirienne de ce format. Voir le n° 1008.

1175. Institvtiones D. Ivstiniani SS. Princ. typis variæ; rubris nucleum exhibentibus. Accesserunt ex Digestis tituli de verb. signif. et reg. juris. Amstelodami, apud Ludovicum Elzevirium. A° 1654, in-24.

1 f. (titre gravé). — 393 pp. — 32 pp. n. ch. d’index. — 1 f. blanc.

Ce volume, comme le titre l’indique,

est imprimé en rouge et en noir. Daniel

Elzevier l’a reproduit de la même manière en 1664 et 1676. Sous cette dernière date il y a un tirage spécial, en noir seulement.

L’édition de 1654 est mieux exécutée que les deux autres. Elle n’a qu’un titre gravé, tandis que les suivantes ont en outre un titre imprimé.

1176. Johannes Maccovius redivivus sev manvscripta ejus typis exscripta operâ Nicolai Arnoldi S. S. Th. D. & professons in Academia Franekerana. Editio altéra, priore multô locupletior et correctior, ut præfatio ad lectorem docebit. Franequerœ, typis Idzardi Alberti. Sumptibus Ludo vici Elzevirii bibliopolce Amstelo damensis. Anno 1654. Cum privilegio, in -4.

Marque : la Minerve.

14 ff. limin. — Theologia polemica : 204 pp. et 4 ff. d’index. — Fragmenta prœlectionum contra Arminium : 42 pp. — Theologia quœstionum : 13 1 pp. — IIpCüT'a 4/£U(5vj : 2 ff. limin. et 143 pp. — Casas conscientice ad normam doctrinœ Socinianœ : 26 pp. — Fragmenta prælectionum contra catechesin Socini : 19 pp. — Anti-Socinus, 170 pp. et 1 f. d’index.

La première édition des opuscules théologiques de J. Makowski avait paru à Franeker, typis Idzardi Alberti , ejusdemque et Johannis Arcerii impensis, 1647, cum Privilegio , in-4. Louis et Daniel en ont donné une troisième en 1659, également in-4.

1 177. Georgii Pasoris Manvale Novi Testamenti, auctum vocibus quæ occurrunt in versionibus antiquis græcis Veteris Testamenti.

Sic ut habeatur plenissimum lexicon sermonis græci medii ævi, quem Alexandrinum possis appellare. Auctore Christiano Schotano, Frisio, Sacr. Literar. professore. Amstelodami, apud Lu-

dovicum Elzevirium, 1654, pet.

in-12.

8 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 686 pp. — 13 ff. n. ch. d’index. — 38 pp., y compr. un faux titre, pour le Libellas de græcis acceniibus.

Les éditions du Manuel de Pasor données par les Elzevier d’Amsterdam diffèrent de celles des Elzevier de Leyde, en ce que l’éditeur Ch. Schotanus a enrichi le vocabulaire du Nouveau Testament de tous les mots qui se rencontrent dans les versions grecques de la Bible.

D’après le catal. Duriez (n° 1762) il y aurait deux éditions elzeviriennes différentes de ce livre sons la date de

Il existe en outre deux réimpressions textuelles, datées de 1664 et de 1672.

1178. Henrici Regii, Ultrajectini, Philosophia naturalis. Editio secunda, priore multô locupletior, et emendatior. Amstelodami, apud Ludovicum Elzevirium, 1654, in-4.

Marque : la Minerve .

24 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 442 pp. — Au vo du 4e f. limin., le portrait de Regius gravé par T. Matham.

L’édition originale avait paru à Amsterdam, en 1651, in-4. Louis et Daniel en ont donné une troisième, dans le même format, en 1661.

1179. I. Sleidani de qvatvor svmmis imperiis libri très : postrema editione hac accurate recogniti. Amstelodami, apud Ludovicum Elzevirium. A° 1654, in-24,

309 pp., y compr. le titre gravé. — 24 pp. d’index. — x f. blanc.

Réimpression ligne pour ligne de la seconde édition donnée par les Elzevier de Leyde sous la date de 1631 (n° 358). Daniel Elzevier a réimprimé ce volume en 1667 et en 1678.

1180. Io. Barclaii Argenis.

Editio novissima. Cum clave, hoc est, nominum propriorum elucidatione hactenus nondum édita. Amstelodami, apud Ludovi cum Elzevirium. Anno 1655, pet.

569 pp., y compr. le titre gravé. — 7 pp. n. ch. pour la clef et l’index.

Nous avons décrit quatre éditions de ce roman données par les Elzevier de Leyde, sous la date de 1627 et de 1630. Celle-ci est la première des trois éditions elzeviriennes d’Amsterdam. Elle a été reproduite page pour page, et

avec le même frontispice, en 16^0 et en 1671.

1 181 . HistoriaGotthorvm, Vandalorvm et Langobardorvm : ab Hvgone Grotio partim versa, partira in ordinem digesta. Præmissa ejusdem prolegomena. Vbi regum Gotthorum ordo et chronologia, cum elogiis. Accedunt nomina appellativa et verba Gotthica, Vandalica, Langobardica cum explicatione. Amstelodami, apud Ludovicum Elzevirium, 1655, in-8.

Marque : la Minerve.

4 ff. limiu., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 932 pp. — 49 ff. n. ch. d’index. - i f. blanc.

LOUIS ET DANIEL ELZEVIER

IMPRIMEURS ET LIBRAIRES

1' MAI 1655 — Ir MAI 1664.

1182. Aphthonii Progymnas* mata, partim à Rodolpho Agricola, partim à Iohanne Maria Catanæo, latinitate donata. Cum scholiis R. Lorichii. Novissima editio, superioribus emendatior, et concinnior. Adjecto indice utilissimo. Amsterodami, apud Ludovicum et Danielem Elzevirios, 1655, pet. in-12.

Marque : la Minerve.

383 pp., y compr. le front . gravé et le titre impr . — 12 pp. n. ch. d'index.

Quatrième et dernière édition elzevi* rienne d’Aphthonius, reproduisant ligne pour ligne la précédente, parue en 1649. Le frontispice gravé porte cette dernière date.

Il existe des exemplaires dans lesquels on a remplacé les 12 flf. d’index

par un Avctarivm} continens variai iottau tractationis fabvlarvtn et chreiarvm , qui avec son faux titre occupe les pp. 385 à 44t. Cet Auctarium est suivi d’un index nouveau en 14 pp., plus ample que celui qui a été supprimé.

1183. Arnolai Corvini à Belderen I. C. Ivrisprvdentiæ Romanæ svmmaidvm; sev codicis Ivstinianei methodica enarratio. Cum iuris civilis antiqui, novissimi nec non pontificii et municipaiis, pro varietate materiarum, diversis et congruis locis, inserta brevi declaratione. Amstelodami, apud Lu dovicum et Danielem Elzevirios , 1655, 2 vol. in-4.

Marque î la Minerve .

T. 1 : 4 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir.— 792 pp. à 2 col. — 4 flf. de table.

T. II (daté 1660) : 4 flf. limin. — 302 pp. — 4 ff. d’index.

LOUIS ET DANIEL ELZEVIER

La seconde partie porte sur le titre : Pars altéra , très posterions libros continens. Elle renferme, à partir de la p. 251, un ample Index rerum et verborum pour les deux volumes. Comme cette suite n’a vu le jour que cinq ans après l’ouvrage principal, et que celui-ci ne porte point de tomaison, elle manque dans beaucoup d’exemplaires.

1184. Des. Erasmi Roterod.

Colloqvia nunc emendatiora. Amstelodami, ex officina Elzeviriana.

Anno 1655, pet. in-12.

10 ff. limin.,y compr. le titre gravé. — 672 pp.

Les Elzevier d’Amsterdam ont reproduit ce volume page pour page en 1662 et en 1679. Ces trois éditions copient intégralement celles qu’ont données Bonaventure et Abraham en 1636 et en 1643, à l’exception de l’épître dédicatoire, qui n’a pas été reproduite. Elles sont d’ailleurs beaucoup moins belles et moins recherchées.

1185. Abrah. Golnitzii Dantisc. Vlysses Belgico-Gallicvs, fidus tibi dux et Achates, per Belgivm Hispan : regnvm Galliæ, dvcat. Sabavdiæ, Tvrinvm usq; Pedemontii metropolin. Cum privilégie). Amsterodami, ex officina Elzeviriana , 1655, pet. in-12.

4 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 605 pp. — 27 pp. d’index.

Edition imprimée à Leyde par Fr. Hackius; une partie des exemplaires, au lieu de l’adresse des Elzevier, porte : Lvgdvni Batavorvm, apud Franciscain Hackium , 1655. Elle reproduit littéralement, et sans autres modifications que celles qui tiennent à l’absence d’errata, l’édition donnée par les Elzevier de Leyde en 1631 (n° 349). Le titre gravé est celui qui avait servi pour fcette dernière édition.

1186. Le Secrétaire à la mode.

Par le sieur de la Serre. Aug-

menté d’une instruction d’escrire des lettres; cy devant non imprimée. Plvs d’un recueil des lettres morales des plus beaux esprits de ce temps. Et des complimens de lalangue françoise.Zl Amsterdam, chezLouys et Daniel Elzevier, 1655, pet. in-12.

Marque : la Minerve.

412 pp., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 4 ff. de table.

Cinquième édition elzevirienne. Voir le n° 976.

1 i87.LePastissier françois.Où est enseigné la manière de faire toute sorte de pastisserie, trèsutile à toute sorte de personnes.

Ensemble le moyen d’aprester toutes sortes d’œufs pour les jours maigres, et autres, en plus de soixante façons. A Amsterdam, chez Louys et Daniel Elzevier .

A. 1655, pet. in-12.

Marque : la Minerve.

6 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 252 pp.

Réimpression pure et simple d’un livre paru à Paris , chez Jean Gaillard , 1653, in-8.

Le Pastissier françois a passé longtemps pour le volume le plus rare de la collection elzevirienne. Bérard, le premier qui ait fait courir ce bruit, n’en connaissait que deux exemplaires. En 1843, M. Pieters n’en citait encore que cinq (voir son Analyse des matériaux les plus utiles Jour de futures Annales de V imprimerie des Elsevier). Dans ses Annales il en signale cinq autres. Mais ce chiffre est très au-dessous de la réalité. Car nous avons constaté l’existence d’une trentaine d’exemplaires au moins, sans compter celui de Motteley, brûlé par la Commune avec la Bibliothèque du Louvre.

i° L’exemplaire Sensier, h. 128 mill.,

vélin, 128 frs. (avril 1828). — J. Bignon (avril 1837), 201 frs- — De Coislin. — De Montesson. — Revêtu d’une riche reliure de Trautz-Bauzonnet, il a figuré à la vente de la librairie L. Potier (mars 1870), où il a atteint le prix de 2910 frs.; puis à la vente Benzon (avril 1875), 3255 frs. Revendu 2200 frs. à Paris, en mars 1877.

2° L’exemplaire Lammens (Gand, 1839), h. 130 l/2 mill., vélin, 220 frs. — Van Gobbelschroy (Gand, 1851), mar. br.

(Bauzonnet), 235 frs. Appartient à M. E. Dutuit, à Rouen.

30 L’exemplaire Barrois, avec le front, gravé refait à la plume par le graveur gantois Ch. Onghena. Exempl. cité par M. Pieters.

4° L’exemplaire Pixerécourt (1839), mar. bl. (Bauzonnet), 221 frs. Appartient à M. Beaupré de Nancy.

50 L’exemplaire Pieters, h. 125 mill., mar. r. (Niedrée), 350 frs. — De la Villestreux (avril 1872), 1200 frs. Coté 3000 frs. au catal. Fontaine de 1874.

Aujourd’hui chez M. le duc de Chartres.

6° Un exemplaire vendu à Gand en 1853, h. 131 mill., vélin. Actuellement chez M. de Lignerolles.

70 Un autre vendu à Paris, en avril 1847, h. 127 mill., 325 frs. Rich. rel. en mar. bl. (Trautz-Bauzonnet), 1050 frs.

Yemeniz. Acquis par M. Boone, libraire anglais.

8° L'exemplaire Montaran (mars 1849), h. 129 mill., mar. r., 100 frs. Relié depuis en mar. r. par Duru, 275 frs. Ch. Giraud, 425 frs. Chedeau.

90 L’exempl. Guillaume (Lyon, 1850), h. 128 mill., vélin.

io° L’exempl. Du Roure (1848), sans titre gravé, vélin , 171 frs. Acquis par M. Sobolewski, qui a fait refaire le titre, et cédé par voie d’échange à M. Riva.

Acheté 280 frs. à la vente de cet amateur (1857), par lord Holland.

n° L’exempl. A. Zaluski, aujourd’hui à la Biblioth. Impér. de St-Pétersbourg.

i2° L’exemplaire du prince Labanoff.

i3°-i5° Trois exemplaires vendus par M. Gancia, à Brighton (voir une lettre adressée par ce libraire au Bulletin du

Bibliophile , 1853, p. 353) : le premier à lord Gosford, provenant d’un achat de livres fait à M. Utterson; le second acquis dans une vente, à Belfast; le troisième, avec le titre gravé refait à la plume, acheté à Vienne, aujourd’hui chez lord Vernon.

160 L’exempl. A. Trentesaux (Bruxelles, déc. 1857), vél. , 380 frs. Acheté par M. Em. Steiner, de Winterthur.

170 L’exempl. A. Van den Bogaerde (Bruges, oct. 1866), h. 128 mill., vélin. Acquis par M. J. Capron d’Ypres et revendu chez cet amateur (avril 1875) 3200 frs., pour M. de Sauvage, à Bruxelles.

180 L’exempl. Aerts de Metz (Paris, Bachelin, 1864), annoncé rempli de témoins, vélin, 212 frs. à M. le comte de Béhague.

190 Un exempl. qui a figuré à la vente du marq. de R*** (Paris, mars 1873), h. 131 mill., mal lavé et rempli de taches, non vendu.

20° Un exempl. chez M. le baron James de Rothschild, h. 128 mill., mar. vert (Trautz-Bauzonnet), venant d’Allemagne.

2i° Chez M. le baron Jules de Vinck, à Anvers, h. 127 mill., vélin ; venant de Hollande.

220 Chez M. E. Quentin-Bauchart , h. 127 mill., vélin, venant de Belgique (cédé à l’amiable 4600 frs. Cf. Mes Livres, n° 21).

230 Chez M. Chartener, de Metz, h. 128 mill., riche rel. en mar. à la Du Seuil (Bauzonnet), provenant d’une vente faite à Colmar. C’est peut-être l’exemplaire vendu 4 frs. à la vente Picard, en 1780, attendu qu’il était relié avec le Cuisinier françois, La Haye, A. Vlacq, 1656, particularité que Brunet a relevée à propos de l’exempl. Picard.

240 L’exempl. qui a figuré au catal.

de la librairie d’Aug. Fontaine de 1875, acheté en Angleterre, revêtu d’une riche rel. mar. bl. doublé de mar. or. (Trautz- Bauzonnet), coté 4500 frs. Appartient à M. de Lacarelle.

250 Un exempl. dans un recueil, vélin, avec le Jardinier et le Parfumeur, acquis

LOUIS ET DANIEL ELZEVIER

par M» Rouquette, libraire, et vendu à M. Bancel.

26° Un exempl. découvert en Belgique par M. Van Trigt, libraire à Bruxelles (juillet 1873), h. 130 */2 mill., vélin. Recouvert d’une riche reliure en mar. r. doublé de mar. bl. (Trautz- Bauzonnet) , adjugé 4550 1rs. L. de Montgermont,pour M.Gonzalès. Depuis il a figuré, au prix de 6000 frs., dans un catal. de la maison Bachelin-Deflorenne (nov. 1876) et a été revendu à l’amiable 5500 frs.

270 M. le comte de Lagondie possède également un Pastissier en vélin, mais incomplet de quelques feuillets.

28° Les libraires Morgand et Fatout ont eu tout récemment la bonne fortune de découvrir, en Italie, un exemplaire broché, non rogné, dont ils ont demandé et obtenu 10,000 frs. ( Bulletin de la librairie Morgand et Fatout, livraison d’oct. 1878, n° 4294.)

290 Un autre exemplaire broché non rogné a figuré dans une vente faite à Paris le 22 février 1879, et a été retiré des enchères sur la mise à prix de 5000 frs. Comme le précédent il venait d’Italie, et avait fait partie de la bibliothèque communale d’une petite ville de la province de Venise. La rencontre simultanée de deux exemplaires brochés avait paru suspecte, et de mauvais bruits avaient circulé sur leur authenticité. Ces soupçons étaient mal fondés.

M. L. Potier et un autre bibliophile désignés comme experts pour examiner les deux volumes, les ont comparés avec plusieurs autres reliés et rognés. De leur rapport, qui sera inséré dans le prochain Bulletin delà librairie Morgand et Fatout, il résulte que les deux Pastissier brochés sont parfaitement authentiques. Les filigranes du papier sont les mêmes que dans les autres, ainsi que les petites imperfections typographiques, lettres cassées, faute de pagination, etc. Il n’y a de différence que dans le fleuron placé en tête de Y Avis au lecteur (les roses trémières substituées pendant le tirage au fleuron aux entrelacs), différence qui aux yeux de tout

juge non prévenu constitue une preuve de plus d’authenticité.

Nous nous en tenons, comme on voit, aux exemplaires dont l’existence est bien avérée. Car on nous en signale, non pas deux ou trois, mais une dizaine d’autres, à Mons, à Tournay, chez feu M. Van de Weyer, ministre de Belgique à Londres, &c., sur lesquels nous avons renoncé à recueillir des renseignements précis. En tous cas il reste établi que ce livre a une réputation de rareté tout à fait usurpée. Que d’elzeviers précieux par leur exécution et leur contenu, et qui sont autrement difficiles à rencontrer! Chose bizarre, alors que le Pastissier passait pour à peu près introuvable, il se vendait à peine de 200 à 400 frs. Bérard, qui cite deux adjudications, l’une de 120 frs., l’autre de 60 frs., a soin d’ajouter que ces prix ne se soutiendraient pas si les exemplaires se multipliaient. C’est le contraire qui est arrivé. Aujourd’hui qu’on a pu se convaincre qu’il est relativement commun, ce bouquin insignifiant et médiocrement imprimé s’est élevé à 1050 frs. Yemeniz, 2910 frs.

Potier, 3255 frs. Benzon, 4500 frs. catal. Fontaine, 4550 frs. L. de Montgermont et 4600 frs. Quentin-Bauchart, pour ne rien dire des deux exemplaires, exceptionnels de condition et de prix, cités sous les nos 28 et 29.

Il est vrai qu’une adjudication récente (celle de l’exemplaire cité sous le n° 1) semble indiquer que l’engouement tire à sa fin. Deux mille deux cents francs, c’est encore dix fois trop pour un méchant volume, dépourvu de tout mérite et qui le cède en rareté à Y Illustre théâtre de Corneille, au Recueil de diverses pièces de 1653, à Y Aimable mère de Jésus et à vingt autres elzeviers d’une exécution parfaite. Mais ce n’est que le commencement de la réaction, et il y a lieu de croire qu’elle ne s’arrêtera pas là.

1188. Præadamitæ. Sive exercitatio super versibus duodecimo, decimotertio, et decimoquarto, capitis quinti Epistolæ

D. Pauli ad Romanos. Qvibvs indvcvntvr primi homines ante Adamum conditi. Anno Salutis 1655, in-4.

2 ff. limin. et 52 pp. — Systema theologicum ex Pj-œ-adamitarum hypothesi. Pars prima : 8 ff. limin. et 297 pp., plus une carte de la terre sainte. — Synagogis Ivdceorum vniversis : 8 pp.

Livre singulier, et autrefois fort rerecherché, dans lequel l’auteur (qui n’a garde de se nommer, mais qu’on sait être Isaac La Peyrère) prétend démontrer, par l’autorité de S. Paul, qu’il a existé des hommes avant Adam. On lit dans le Ménagiana que Ménage, prévoyant le sort réservé à cet ouvrage, pria l’auteur de le lui faire parvenir avant qu’il fût mis « en lumière. » La Peyrère, qui comprit le mot, lui envoya son œuvre avec ce vers latin parodié d’Ovide :

Parve, nec invideo, sine me, liber, ibis in ignem.

En effet le volume fut condamné dès son apparition à être brûlé par la main du bourreau. L’auteur lui-même, quoiqu’attaché à la maison du prince de Condé, n’échappa aux persécutions qu’en allant à Rome se jeter aux pieds du Pape, et abjurer la foi protestante. Le scandale que produisit ce livre est cause sans doute qu’il n’est porté dans aucun catalogue du temps, pas même dans le grand catalogue elzevirien de 1674. Néanmoins nous affirmons sans hésiter que l’édition décrite ci-dessus a été imprimée, non pas à Paris, comme le prétend Brunet, ni à Leyde, comme le suppose M. Pieters, mais à Amsterdam, par Louis et Daniel Elzevier.

Le cul-de-lampe au masque, à la fin de la première et de la troisième partie, le grand fleuron aux deux écureuils et celui qui se voit à la fin du proœmium, sont des ornements typiques des Elzevier d’Amsterdam. Quant à la vignette placée sur les deux titres, un ange qui souffle dans un double cornet, elle se vérifie entre autres sur le Bloemertius de 1653, p. 344-

Cette édition est l’originale; elle a été

suivie en la même innée d’une réimpression pet. in-12, dont voici le titre et la description :

1 189. Præadamitæ, sive exercitatio super versibus duodecimo, decimotertio et decimoquarto, capitis quinti Epistolæ D. Pauli ad Romanos, qvibvs indvcvntvr primi homines ante Adamum conditi. Anno Salvtis, 1655, pet.

in-12.

70 pp., en italiques, y compr. le titre et 2 ff. d’index. — Systema theologicum : 8 ff. limin., y compr. un titre spécial, 317 pp. et 7 pp. n. ch. — Entre les pp.68 et 69 une carte pliée de la terre sainte.

Quoi qu’en dise Brunet, cette seconde édition sort également des presses elzeviriennes d’Amsterdam. L’exécution typographique est assez ordinaire, mais le fleuron aux entrelacs, les lettres grises et les signatures en 7 ne laissent aucun doute sur son origine elzevirienne. La carte pliée est la même dans les deux éditions.

Le paradoxe de La Peyrère a donné lieu à de nombreuses réfutations. Nous en avons mentionné deux dans le catalogue de l’offlcine de Leyde (nos 786 et 789), et nous en décrivons ci-après une troisième (n° 1206). Bayle, dans son Dictionnaire , en cite plusieurs autres.

1190. Arnoldi Vinnii I. C. in qvatvor libros Institvtionvm Imperialivm commentarivs academicus et forensis. Editio secvnda, ab auctore recognita, novaque et largiore cum florum, tum rerum forensium aspersione exornata atque adaucta. Amstelodami, apud Ludovicum et Danielem Elzevirios,

Marque : la Minerve.

5 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 888 pp. à 2 col. — 10 ff. n. ch. d’index.

Première des quatre éditions de ce livre imprimées par les Elzevier, car

LOUIS ET DANIEL ELZEVIER

l’édition originale provient des presses de J. flaire, à Leyde (n° 991),

11 91. Gerardi loannis Vossu Historiæ de controversiis, quas Pelagivs eivsque reliquiæ moverunt, libri septem. Secunda editio emendatissima, et ultra quartam partem ad autoris apographum sparsim locupletata. A mstelodami, apud Ludovic mn et Danielem Elzevirios, 1655, in-4.

Marque î la Minerve .

la ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 830 pp. — 1 f. blanc.

La première édition avait paru à Leyde, chez J. Patius, 1618, in-4. Celleci, qui est la seconde, est précédée d’une épître dédicatoire d’Isaac Vossius, fils de l’auteur, à Sam. Bochart, datée de La Haye, K al, Aug, 1655.

1192. Sixtini Amama FrisI lit terarum ebraïcarum in Acad.

Franekerana professons, Anti- Barbarvs Biblicvs. Libro quarto auctus. Quorum primus ostendit VII, fontes omnis barbariei quæ superioribus seculis sacras literas fœdavit : reliqui non solum exhibent centurias aliquot crassissimorum errorum qui circa particularium locorum interpretationem ex istis fontibus emanarunt, sed et compluribus locis Scripturæ facem allucent. Accesserunt varias dissertationes et orationes, nec non responsio ad censuras D. Martini Marsenni, theologi Parisiensis. Accessit et huic editioni ejusdem commentariolus de decimis mosaicis. Franequerœ , typis Isdardi (sic) A Iberti, Snmp-

tibus Ludovici et Danielis Elzevi riornm. Anno 1656, in-4.

Marque : la Minerve .

44 ff. limin. — 784 pp.

La première édition est d’Amsterdam, 1628, in*8. — « Dans le premier des quatre livres qui composent cet Anti- Barbare, l’auteur a prétendu découvrir les sept sources de toute la barbarie qu’il croit être venue fondre sur l’Écriture Sainte dans les siècles précédens.

Les trois autres sont employés à produire les erreurs qu’il prétend s’être glissées sur les mots en particulier.

L’ouvrage est farci de diverses petites dissertations et discours qui ne rendent pas son œconomie fort agréable. * Jugemens des savans , par Ad. Baillet, t. VII, p. 353, de l’édit, in-4.

Une analyse très détaillée de YAnti- Barbarus se lit dans les Mémoires de Paquot, t. IX, pp. 130 à 137.

1 193. Lettres choisies du Sr de Balzac. A Amsterdam , chez les Elseviers, 1656, pet. in-12.

12 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 404 pp. — 2 ff. blancs.

Suivant Bérard, il y aurait eu deux tirages différents sous cette date, ce que pour ma part je n’ai pas été dans le cas de constater. Vend, npn rogné, mar. r.

(Trautz-Bauzonnet) 56 frs. Potier.

Les Elzevier de Leyde avaient déjà imprimé ces lettres en 1648 et 1652.

Daniel les a reproduites, mais moint!

bien, en 1678.

1194. M. T. Ciceronis de Officiis libri fres. Cato major, vel de senectute. Laelius, vel de amicitia. Paradoxa Stoicorum sex.

Somnium Scipionis. Cum optimis ac postremis exemplaribus accuratè collati. Amstelodami , ex ojficinâ Elzevirianâ, 1656, pet. in-12.

234 pp , y compr. le titre gravé. — 3 ff. blancs.

On a vu que les Elzevier de Leyde, en publiant leur Cicéron en 1642 (n° 535),

avaient fait du tome IX un tirage spécial, où le Somnium Scipionis remplaçait le morceau apocryphe intitulé Consolatio. C’est cette édition que les Elzevier d’Amsterdam ont copiée exactement en 1656 et qu’ils ont reproduite en 1664 et en 1677. Les trois réimpressions ont le même titre et la même pagination.

1195. Arnoldi Corvini à Belderen I. C. Digesta per aphorismos strictim explicata. Editio postrema multo auctior et emendatior. Amsterodami, ex officina Elzeviviana, 1656, pet. in- 12.

8 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 631 pp.

Troisième édition elzevirienne. Voir le n° 984.

1 196. Renati Des-Cartes Principe philosophiæ. Nunc demum hac editione diligenter recognita et mendis expurgata. Amstelo dami, apud Ludovicum et Danielem Elzevirios. A0 1656. Cum privilégié, in-4.

Marque : la Minerve.

18 ff. limin. — 222 pp.

Renati Des Cartes Specimina philosophiæ : seu dissertatio de methodo recte regendæ rationis, et veritatis in scientiis investigandæ : dioptrice et meteora. Ex gallico translata, et ab auctore perlecta, variisque in locis emendata. Nunc denuo hac editione diligenter recognita, et mendis expurgata. Amstelodami, apud Ludovicum et Danielem Elzevirios. A° 1656. Cum privilégié, in-4.

Marque : la Minerve.

8 ff. limin. — 248 pp.

Passiones animæ per Renatum Des Cartes : gallicè ab ipso

conscriptæ, nunc autem in exterorum gratiam latina civitate donatæ. Ab H. D. M. i. v. l.

Amstelodami , apud Ludovicum et Danielem Elzevirios. A° 1656, in-4.

Marque : la Minerve.

12 ff. limin. — 92 pp. — 2 ff. pour l’index.

Troisième édition des Œuvres philosophiques de Descartes. (Voir à l’année 1644, le n° 1008.) Les trois tomes sont ordinairement réunis en un seul volume, auquel cas ils sont précédés de deux feuillets. Le premier est un titre général : Renati Des-Cartes Opéra philosophica. Editio tertia, nunc demum hac editione diligenter recognita , et mendis expurgata. Le second contient au recto un avis au lecteur, au v° le portrait de Descartes par Fr. à Schooten.

On joint à ce volume les Meditationes parues en 1654 (n° 1174).

1197. Traicté de la covr, ou instruction des courtisans. Par monsieur T)u Refuge. Dernière édition. A Amsterdam, chez les Elzeviers, 1656, pet. in-12.

4ff.limin. — 350 pp. (la dern. cotée par erreur 305 . — 13 ff. de table.

Reproduction textuelle de l’édition donnée par les Elzevier de Leyde en 1649 (voir le n° 660). Vend, non rogné, mar. v. (Thouvenin) 20 frs. Pixerécourt, 40 frs. Solar et 151 frs. De la Villestreux. Un autre exempl. non rogné, mar. r. (Trautz-Bauzonnet),vendu 41 frs.

Ch. Giraud, figure au catal. Cigongne, n° 246.

1 198. Gemmulæ lingvarvm, latinæ, gallicæ, italicæ et hispanicæ. Studio et opéra Philippi Garnerii, Galli, Lucæ Donati, Itali et M. Fernandez, Hispani.

Amstelodami, apud Ludovicum et

LOUIS ET DANIEL ELZEVIER

Danielem Elzevirios. Anno 1656, in-8.

Marque : la Minerve.

231 pp. en tout.

Il existe sous la même date une édition où la langue allemande est substituée à la langue latine :

1 199. Dialogues en quatre langues, françoise, espagnole, italienne et allemande. Par P. Garnier, François. M. Fernandez, Espanol. Et L. Donati, Italien.

Gemein Gespràch in vier spraachen, franzosisch, spanisch, italiânisch , und hooch deutsch.

Durch P. Garnier, in franzosisch, M. Fernandez, in spanisch, und

L. Donati in italianisch, verdolmetscht. A Amsterdam , chezLouys et Daniel Elzevier. Anno 1656, in-8.

Marque : la Minerve.

231 pp. en tout.

Une autre édition où le latin est remplacé par le flamand, parut en même temps sous ce titre :

1200. Dialogues en quatre langues, françoise, espagnole, italienne et flamende. Par P. Garnier, François. M. Fernandez, Espanol. Et L. Donati, Italien.

t’Samen spreekingen in vier talen, frans, spaens, italiaens en neerlants. Door P. Garnier, in ’t frans.

M. Fernandez, in ’t spaens. L. Donati, in ’t italiaens, en I. H. Glasemaker in ’t neerlants, vertaalt.

A A msterdam, chez Louys et Daniel Elzevier, l’an 1656, in-8.

Marque : la Minerve.

231 pp. en tout.

Bonaventure et Abraham avaient déjà

publié le même livre en latin, français, italien et allemand (voir à l’année 1637 le n° 457); en sorte que de compte fait les Elzevier ont donné quatre textes différents de ces Dialogues.

1201. loh. Frederici Gronovii de Sestertiis, sev svbsecivorvm pecvniæ veteris græcæ et romanæ libri IV. Accesserunt L. Volvsivs Mæcianvs IC. et Balbvs Mensor de asse; item Pascasii Grosippi tabulæ nummariæ. Amstelodami, apud Ludovicum et Danielem Elzevirios, 1656, in-8.

Marque : la Minerve.

12 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 915 pp. — 40 pp. n. ch. pour les deux index et les corrigenda.

Entre les deux irs ff. limin. on a intercalé après coup une pièce de vers d’Al. Morus (2 ff., dont un blanc), ce qui porte le nombre des ff. limin. à 14. L’ouvrage est dédié par Gronovius au surintendant Fouquet.

1202. 'Ofjcrjpov YklOCÇ XOM ’O Sv&creioc, xoù eiç œvroeç <7%o- X/a, 7j i^rjyvjcnç AiSv/aov. Homeri Uias et Odyssea, et in easdem scholia sive interpretatio Didymi.

Cum latina versione accuratissima, indieeque græco locupletissimo rerum ac variantium lection.

Accurante Corn. Schrevelio. Amstelodami, ex officinâ Elzevirianâ.

Anno 1656, 2 vol. in-4.

T. I : 8 ff. limin., y compr. le titre gravé.— 716 pp.

T. II (daté 1655) : 536 pp. — 22 ff. n. ch. d’index.

L’Homère de Schrevelius a joui longtemps d’une réputation qu’il ne méritait pas. Les fautes typographiques y abondent, et les scholies du pseudo-Didyme ont été particulièrement mutilées par l’éditeur.

Les fleurons et lettres grises qui ornent ces deux volumes sont étrangers

au matériel typographique des Elzevier.

L’édition a été exécutée par Fr. Hackius, et une partie des exemplaires portent son adresse : Lugduni Batav., apud Franciscum Hackium. Au surplus nous avons sur ce point le témoignage précis d’un contemporain en mesure d’être bien informé. Dans une lettre datée de Leyde, le 28 oct. 1654, G. Anslaer écrit à Nie. Blancard : « Propediem ex officina Hackii prodibit Homerus, cum scholiaste græco, sive is Didymus sit, sive abus; paucula quædam adhuc tantum restant folia imprimenda. » (Burmanni Syll ., t. II, p. 644.) Et Nie. Heinsius écrit à Ch. Dati, le 20 févr. 1655 : « Leidæ etiam mox est proditurus Homerus typis elegantibus : accedunt Didymi et aliorum scholia. » ( Clar. Belgarum ad A nt.

Magliabechium Epistolœ, t. I. p. 209.) L’ouvrage est cité avec l’adresse de Leyde dans le catal. de Blaeu de 1659.

Cet Homère se donne habituellement à vil prix. L’exempl. de M. Pieters, annoncé en papier fin, v. fauve , s’est vendu 12 frs. Néanmoins un exempl.

mar. y. (Trautz-Bauzonnet) a été adjugé 250 frs. Pasquier.

Il existe de très rares exemplaires tirés sur grand papier, dont la hauteur diffère peu du' papier ordinaire. Celui de Caillard mesurait, suivant Brunet, 243 mill. de haut, sur 191 mill. de largeur.

1203. Jvstini historiarum ex Trogo Pompeio lib. XLIV, cum notis Isaaci Vossii. Amstelodami, ex officina Elzeviriana. Anno 1656, pet. in-12.

6 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 330 pp. — 19 ff. n. ch. d’index.

Nous avons décrit les deux éditions de Justin imprimées par les Elzevier de Leyde sous la date de 1640 (n° 502).

Celle-ci est la première des quatre qu’ont données les Elzevier d’Amsterdam. Les trois autres parurent en 1664, 1673 et 1675, avec le même titre gravé et le même nombre de pages. Ces quatre réimpressions sont beaucoup

moins recherchées que les éditions de Leyde.

1204. Theatrvm historicum theoretico practicum in quo qvatvor monarchiæ, nempe prima quæ est Babyloniorum et Assyriorum, secunda Medorum et Persarum, tertia Græcorum, quarta Romanorum, omnesque reges et imperatores, qui in illis regnârunt, nova et artificiosa methodo describuntur, omniaque ad usum œconomicum, politicum et ecclesiasticum accommodantur. Authore Christiano Matthlb S. S.

theologiæ doctore, antea in illustri Noricorum Academia Altorphina, et postea in Regia Sorana professore primario. Opus apprime utile, exhibens perfectum.... Editio secunda ab ipso authore aucta et emendata. Amstelodami, apud Ludovicum et Danielem Elzevirios. Anno 1656, in-4.

Marque : la Minerve .

16 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 1144 pp. — 56 pp. d’index.

Seconde édition de cet ouvrage. Voir à l’année 1648 le n° 1070.

1205. Medulla oratoria, continens omnium transitionum formulas, quibus ornari possit oratio rhetorica. In gratiam studiosorum eloquentiæ, ex variis oratoribus collecta ab Ivaro Petr- Adolpho Norvego. Amstelodami, ex officina Elzeviriana 1656, pet.

in-12.

Marque : la Minerve.

12 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 280 pp.

1206. Animadversiones in librvm Præadamitarvm. In quibus

LOUIS ET DANIEL ELZEVIER

confutatur nuperus scriptor, et, primum omnium hominum fuisse Adamum, defenditur. Authore Eusebio Romano. Anno 1656, pet. in-12.

L’auteur de ce petit livre, dirigé contre l’hypothèse des Préadamites (voir les n0» 1188-89), est Philippe Le Prieur.

L’édition originale parut à Paris, 1656, in-8. Elle est précédée d’une épître dédicatoire de l’imprimeur L. Billaine au surintendant Fouquet, laquelle a été reproduite dans la réimpression hollandaise.

Celle-ci sort positivement des presses elzeviriennes d’Amsterdam, comme on le constate par la sphère du titre, les lettres grises et les signatures en 7.

Néanmoins elle ne figure que dans un seul catalogue de la maison, celui de 1674, où elle est citée avec l’adresse d’Amsterdam.

1207. Svlpitii Severi Opéra omnia quæ extant. Amstelodami, ex officina Elzeviriana. A0 1656, pet. in-12.

336 pp. (dont les 8 dern. n. ch.), y compr. le tit e gravé.

Réimpression ligne pour ligne de l’édition donnée par les Elzevier de Leyde en 1643 (n° 560). La différence dans le nombre des pages tient uniquement à ce que dans cette dernière la pagination saute par erreur de la p. 312 à la p. 315. Il n’y a pas jusqu’à la dédicace à Ab. Heydanus qui n’ait été reproduite textuellement, à cela près qu’elle est signée ici L. et D. Elzevirii.

Quoique fort jolie, cette édition est moins recherchée que celle de Leyde.

1208. *H xcuvrj Siafàvjxvj. Novum Testamentvm, ex regiis aliisque optimis editionibus cum curâ expressum. Amstelodami,

ex officina Elzeviriana, 1656, in-24.

Marque : la Minerve.

8 ff. limin. — 703 pp.

Les Elzevier d’Amsterdam ont réimprimé ce Nouveau Testament page pour page et ligne pour ligne en 1662, 1670 et 1678.

1209. Gerardi Ioannis Vossu Harmoniæ evangelicæ de passione, morte, resurrectione ac adscensione Iesu Christi, servatoris nostri libri très. Amstelodami, apud Ludovicum et Danielem Elzevirios, 1656,111-4.

Marque : la Minerve.

4 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 432 PP-

1210. Iacobi Cappelli, S. theologiæ in Acad. Sedanensi olim professons, Observationes in Novvm Testamentvm, exceptis Actibus Apostolorum, et Apocalypsi D. Ioannis. Nunc demum, xxxiii post authoris obitum annis, in lucem editæ : procvrante Lvdovico Cappello, authoris fratre, S. Theol. et linguæ hebraïcæ in Acad. Salmuriensi professore.

Vna cum ejusdem Lvdovici Cappelli spicilegio, ante annos xxv primum edito, nunc denuo ab autore aucto, castigato, et emendato. Amstelodami, apud Ludovicum et Danielem Elzevirios, 16 57, in-4.

Marque : la Minerve .

2 ff. limin., y compr. le titre rouge ec noir. — 315 pp. — 187 pp. pour le Spicilegium.

1 2 1 1 . M. Tvlll Ciceronis Epistolarvm selectarvm libri très :

editi in usum scholarum Hollandiæ et West-Frisiæ : ex decreto Illustriss. D. D. Ordinum ejusdem provinciæ. A mstelœdami , apud Ludovicum et Danielem Elzevirios, 1657, in-8.

Marque : la Minerve.

160 pp. en tout.

Livre de classe, réimprimé d’après l’édition donnée par Bonaventure et Abraham en 1626 (n° 248).

1212. M. Tvlll Ciceronis Orationum selectarum liber : editus in usum scholarum Hollandiæ et West-Frisiæ : ex decreto Illustriss. D. D. Ordinum ejusdem provinciæ. Amstelœdami , apud Ludovicum et Danielem Elzevirios, 1657, in-8.

22g pp. en tout.

Réimprimé, comme le précédent, sur l’édition de Leyde (n° 249).

1213. Johannis Arn. Corvini JC. Enchiridivm; seu Institvtiones Impériales, insertis latioribus materiis, theorice, et practice digestæ, et explicatæ per erotemata. Editio quarta, prioribus ex nova recognitione emendatior, et auctior. Amstelodami, apud Ludovicum et Danielem Elzevirios,

1 65 7 > pet. in-12.

Marque : la Minerve.

12 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 644 pp. — 2 ff. blancs.

Quatrième édition elzevirienne. Voir à l’année 1640 le n° 968.

1214. De viribus imaginationis tractatus. Authore Thom. Fieno Antverpiano, serenissimorum Belgii et Bavariæ ducum quondam

medico cubiculario. Editio nova.

Londini, ex officina Rogeri Danielis, 1657, pet. in-12.

Marque : la Minerve .

324 pp. — 11 pp. d’index.

Véritable Elzevier d’Amsterdam, réimprimé sur l’édition in-24 de Leyde (n° 423) pour le compte d’un libraire de Londres. Sur le titre la marque typographique de la maison d’Amsterdam.

1215. Danielis Heinsii Orationum editio nova, prioribus auctior. Accedunt dissertationes aliquot, cum nonnullis præfationibus, editore Nicolao Heinsio, Dan. F. Amstelodami, ex officina Elzeviriana , 1657, pet. in-12.

Marque : la Minerve.

10 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 578 pp. (dont les deux dern. cotées par erreur 575 et 576). - 1 f. n. ch.

L’édition elzevirienne de 1642 (n° 539), la dernière qu’ait revue l’auteur, semblait devoir être l’édition définitive de ce recueil. Cependant un petit volume complémentaire, renfermant quelques pièces de circonstance, avait paru postérieurement, sous ce titre :

Danielis Heinsii Orationes aliqvot, nuperrime ab eo scriptæ, quæ in magno Orationum volumine non extant. Lugd.

Batav., apud Dav. Lopez de Haro , 1652, pet. in-12, de 4 ff. limin. et 62 pp.

Chargé de procurer une édition nouvelle des Discours de son père, Nicolas Heinsius eut soin d’y insérer ce supplément, qui occupe les pp. 451 à 468; en outre il y fit entrer YHomilia in locum Johannis , publiée séparément à I eyde en 1625 (n° 234).

L’édition de 1657 mérite donc la préférence sur celle de Leyde, bien qu’elle soit inférieure à cette dernière au point de vue typographique.

1216. 'H (rioSov 'Atrxpcûov rib EVpurxopc£V&. Hesiodi Ascræi

LOUIS ET DANIEL ELZEVIER

qvæ extant cum notis, ex probatissimis quibusdam autoribus, brevissimis, selectissimisque. Accedit insuper Pasoris index, auctior multo hac novissima editione, et multo correctior. Opéra et studio Cornelii Schrevelii. Amstelodami, typis Ludovici et Danielis Elzeviriorum. 1657. Sumptibus societatiSy pet. in-8.

Marque : la Minerve.

8 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 34 1 pp. — 1 f. blanc.

Dès l’année suivante Louis et Daniel ont réimprimé de nouveaux titres pour cette édition, qu’ils ont remise en vente, augmentée du commentaire de Lamb.

Barlæus.

1217. Elementa philosophica de cive, auctore Thom. Hobbes, Malmesburiensi. Amsterodami,apud Ludovicum et Danielem Elzevirios. A0 1657, pet. in-12.

18 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 403 pp. — 2 ff. blancs.

Réimpression textuelle de la dernière édition donnée par Louis E'zevier sous la date de 1647 (n° 1048). C’est incontestablement la plus jolie de celles que les Elzevier ont données de ce livre.

1218. Les Provinciales ou les lettres escrites par Louis de Montalte, à un provincial de ses amis, et aux RR. PP. Jésuites : sur le sujet de la morale, et de la politique de ces Pères.

A Cologne, chés Pierre de la Vallée , 1657, pet. in-12.

12 ff. limin. — 398 pp. — 1 f. blanc. — ni pp. pour VAdvis de Messieurs les Cvrez de Paris.

On sait que les Provinciales de Pascal parurent d’abord par feuilles volantes, du 23 janvier 1656 au 24 mars 1657.

L’édition elzevirienne, la première qui

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ait une pagination continue, suivit de près l’édition originale. Tellement que la dix-huitième lettre, survenue lorsque l’impression du volume était achevée, forme une partie distincte (pp.369 à 398) et doit avoir été ajoutée après coup.

Le pseudonyme Pierre de la Vallée n’est pas de l’invention des Elzevier.

Les éditeurs français avaient songé avant eux à réunir en volume les lettres publiées séparément, et avaient fait imprimer un titre portant l’adresse fictive de Cologne , chez Pierre de la Vallée. C’est ce titre que les Elzevier se sont bornés à reproduire.

Une seconde édition, également elzevirienne, des Provinciales vit le jour sous la même date et avec le même titre. La dix-huitième lettre y suit immédiatement la précédente ; le volume ne compte que 396 pp., et l 'Avis des Curés n’en a que 108.

Cette réimpression se recommande par des additions au texte et des corrections. Ainsi dès le titre on lit Lettres écrites, au lieu de escrites; à la Ie page, 13e avt-dern. ligne, on trouve la faculté de Théologie de Paris, au lieu de la faculté de Paris; au haut de la p. 3, quarante religieux mendiants, au lieu de quarante moines mandiants que porte l’édition originale. C’est en un mot le texte définitif, tel qu’il a été revu par Pascal lui-même et adopté dans toutes les éditions postérieures.

A ce titre cette seconde édition devrait mériter la préférence. Néanmoins les bibliophiles attachent beaucoup plus de prix à la première, qui en effet est mieux exécutée. Vend. mar. hl. (Muller) h. 133 mill. 70 frs. Chedeau; mar. r.

(Bauzonnet-Trautz) h. 128 mill. 70 frs.

Yemeniz ; mar. hl. (Bozérian) h. 134 mill. 140 frs. Brunet; mar. r. (Duru) 133 mill. 145 frs. Huillard; mar. br. (Capé) h.

129 mill. 135 frs. De la Villestreux (tandis qu’un exemplaire de la seconde édition, pareil de condition, ne s’est vendu que 62 frs. même vente); mar. hl. doublé de mar. r. (Bauzonnet-Trautz) 400 frs. Potier, rev. 1000 frs. Benzon; mar. hl.

(Bauzonnet-Trautz) h. 133 mill. 410 frs.

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