‹ Les ElzevierChapitre 71 sur 256 · M DC XVII · texte numérisé non relu

M DC XVII

120. Danielis Heinsii Oratio politica : habita in auditorio theologico, cum secundum Taciti Annalium absoluisset. Lvgdvni Batavorvm, apud Ludovicum Elze virium. Anno 1617, in-fol.

Marque : l' Aigle, la devise et la date.

2 ff. limin. (titre rouge et noir, et dédicace à I. Rutgersius). — 24 pp.

121. Illustrium et clarorum virorum Epistolæ selectiores, superiore sæculo scriptæ vel à Belgis, vel ad Belgas. Tributæ in centvrias II. In qvibvs multa theologica, politica, ecclesiastica, historica, quædam etiam iuridica, et medica. Nomina autorum prodet index, qui præfationibus subijcitur (sic). Lvgdvni Batavorvm, apud Lvdovicvm Elzevirivm. Anno cio Idc xvii, in-8.

Marque : l' Aigle et la devise simple.

24 ff. limin. — 988 pp. — 7 ff. d’index et d’errata. — 1 f. blanc. Au vo du dern. f. on lit : Lugduni Batavorum, typis Isaaci Elzevirl. Anno cio Io c xvii.

Les originaux de ces lettres appartenaient à Corn, vander Myle, un des curateurs de l’Université. Elles sont au nombre de deux cents, et proviennent

d’une cinquantaine d’auteurs différents.

La plupart sont adressées, soit au théologien Georges Cassandre, soit à Adrien vander Myle, homme d’Etat hollandais, père de Corneille. Elles roulent en majeure partie sur des matières théologiques. Parmi ces lettres, on en remarque vingt-sept de Marnix de Ste-Aldegonde.

C’est, à notre avis, ce que le recueil offre de plus intéressant.

En tête du volume se trouve une épître de D. Heinsius à Corn, vander Myle, et une préface signée P. Bertius.

122. De cl Psalmen Davids, overgeset ende in dichte gestelt, uyt den Hebreischen door Philips van Marnix, heere van Ste Aldegonde; voor zijn doot van hem selven overgesien, ende op ontallicke plaetsen verbetert : ende uyt den françoischen in dichte gestelt door Petrvs Dathenvs : bequamelijck tegen malcanderen overgedruckt, om beyde de dichten te mogen vergelijcken, ende singen het een of het ander, nae een ygelijcx behagen. Tôt Leyden , by Lowijs Elzevier, 1617. Met privilégié voor ses iaeren, 2 part, en

Marque : l'Aigle et la devise simple.

16 ff. limin. — Les ff. ne sont pas chiffrés. Les cahiers portent les signât. A-Fff.iij. Le premier verset de chaque psaume porte la note musicale. La seconde partie est intitulée :

De Catechismvs ofte onderwijsinge inde christelijcke religie, die inde gereformeerde kercken van Nederlandt geleert wort, met clare Schriftuerplaetsen overvloedelijcker bevestigt : mitsgaders de formulieren der ceremonien ende gebeden inde selve kercken gebruycklijck. Item de confessie ende kercken-orden der selver

kercken, met den siecken troost.

Tôt Leyden, by Lowijs Elzevier .

Anno 1617.

Marque : l'Aigle et la devise simple.

17 3 pp. — I f. blanc.

La première édition des Psaumes de Marnix avait paru à Anvers , chez G. vanden Rade, 1580, in-8; la seconde, entièrement refondue, à Middelbourg , chez R. Schilders, 1591, in-8.

Le droit de propriété de ces psaumes appartenait dès le principe à Bon. Vulcanius, professeur à l’Université de Leyde, et ancien secrétaire de Marnix.

Vulcanius avait compté que cette version, faite directement sur l’hébreu, supplanterait dans l’usage des églises réformées des Pays-Bas la version de Dathenus, composée d’après la traduction française de Clément Marot. Cette espérance ne fut pas réalisée* Après la mort de Vulcanius (1614), L. Elzevier acquit de la veuve et des héritiers la propriété de l’oilvrage, ainsi qu’il conste d’une résolution des États-Généraux, en date du 28 juillet 1615. ( Archief voor kerkel. en wereld. geschied., uitgeg . door J. J. Dodt van Flensburg, t. VI, p. 371.) Pour faire ressortir la supériorité de la version de Marnix, il plaça en regard celle de Dathenus, « afin, dit le titre', qu’on puisse les comparer entre elles, et que chacun soit libre de chanter l’une ou l’autre à son gré. » En outre il eut soin de tenir compte des nombreuses améliorations que l’auteur avait introduites dans son texte.

Cette édition est donc la meilleure, ajoutons qu’elle est peut-être la plus rare des trois. Le dernier éditeur de Marnix, M. van Toorenenbergen l’a reproduite textuellement dans les Ph. van Marnix van St. Aldegonde godsdienstige en kerkelijke Geschriften , ’s Gravenhage, Nyhoff, 1871-78, 3 vol. in-8.

123. Satyræ dvæ Hercvles tvam fidem sive Mvnstervs Hypobolimæus et Virgvla divina. Cum brevioribus annotatiunculis, qui-

bus nonnulla in rudiorum gratiam illustrantur. Accessit his accurata Bvrdonvm Fabvlæ confvtatio. Quibus alia nonnulla hac editione accedunt. Lugduni Bata vorum, apud Lvdovicvm Elzevirivm. Anno cio Io c xvn, pet. in-12.

12 ff. limin. — 619 pp. — 19 pp. n. ch. — 1 f. sur lequel on lit : Ltigd. Bat. typis Isaaci Elzev . Anno 1617. — x f. blanc.

La pagination saute, sans qu’il manque rien à l’ouvrage, de la page 509 à la page 603.

Ces deux satyres, d’un atticisme délicat, sont l’œuvre de Daniel Heinsius, et ont été faites en réponse à un odieux libelle de G. Scioppius, imprimé à Mayence, 1607, iji-4, et intitulé Scaliger hypobolimœus, c’est-à-dire le Faux Scaliger. « Ce Scioppius, dit à ce propos P. de Lestoile, estoit un protestant luthérien converti l’an 1600 à la religion catholique romaine; pensionnaire aujourd'hui du Pape à quatre cens escus tous les ans, et protestant jésuitique, hors les injures dont il attaque non seulement Scaliger et sa race, qu’il y a choisi pour le subject de sa plume, mais aussi les premiers de la cour de parlement et les plus doctes et illustres de l’Europe. » Scioppius accusait Scaliger d’abord d’avoir volé son nom, ensuite d’être un athée et un débauché.

La réponse de Heinsius avait paru d’abord sous ce titre :

Hercvles tvam fidem sive Mvnstervs Hypobolimævs. Id est, Satyra Menippea, de vita, origine, moribus Gasperis

Schioppii Franci. Accessit vita ejusdem à Germano quodam ejus familiari descripta. Lvgd. Batav ., ex offtc. Ioan. Patii , Acad, typogr. An. 1608, in-12.

« Le jeudi 4 [septembre 1608], dit encore P. de Lestoile, A. Perier m’a vendu, 6 sols, la response faite à Scioppius pour Scaliger, par D. Heinsius, imprimée nouvellement à Leyden, in-16, intitulée : Hercules tuant fidem sive Mun sterus hypobolimœus , réplique élégante et en beau latin, mais non assez piquante (dit-on) pour l’injurieus libelle de Scioppius, qui méritoit d’estre traicté un peu plus rudement. Sa vie, qui est ajoustée au bout, est de Scaliger. #

Une seconde édition, sous le même titre que la réimpression elzevirienne, parut immédiatement après : Lugd.

Batav., ex ojfic. Ioannis Patii , Acad. typ. An. 1609, in-12. L’édition était évidemment postdatée, car Lestoile écrit, à la date du 6 novembre 1608 : « Le jeudi 6 M. Du Pui... m’a fait acheter un nouveau Hercules tuant fidem , contre Scioppius, réimprimé à Leyden, in-16, où ils ont ajousté un Accurata fabula Burdoniæ confutatio , faite par Scaliger lui-mesme, la plus jolie et élégante qui se puisse voir au jugement de tous les gens doctes, et de M. le président De Thou, entre autres, et dans laquelle y a des traits qui n’appartiennent qu’à un Scaliger. » (Journal de P. de Lestoile , 2e part., pp. 425, 472 et 481, de l’édit, de Michaud et Poujoulat.)

L’édition de L. Elievier est la troisième; elle est exécutée avec beaucoup de soin.

MATTHIEU ET BONAVENTURE ELZEVIER

Page 1