‹ Les Elzevier; histoire et annales typographiquesChapitre 230 sur 368 · Des. Erasmi Roterod. Colloqvia nunc emendatiora. Lvgd · texte numérisé non relu

Des. Erasmi Roterod. Colloqvia nunc emendatiora. Lvgd

Batavorvm,- ex officina Elzeviriana.

Anno 1636, pet. in-12.

12 ff. limin., y compr. le titre gravé par C. C. Dusend. — 672 pp. — 44 pp. pour une partie intitulée : Caronis apologetica pro CoUoqviii Erasmi. — 2 ff. bl.

Cette édition est la première et la plus belle des cinq que les Elzevier ont données de ces Colloques dans le format pet. in-i2. Elle est dédiée par Bonaventure et Abraham « Hieronymo de Backere, rébus pupillaribus praefecto. » Les mêmes Elzevier l'ont réimprimée ligne pour ligne, avec la même épître dédicatoire, en 1643.

Les trois autres éditions de même format imprimées à Amsterdam, par Louis et Daniel en 1655 et 1662 et par Daniel en 1679, sont très inférieures aux deux précédentes.

Nous citerons en leur lieu les éditions des Colloques d'Erasme dans le format in-24.

441. Nov-antiqua sanctissimorum patrum, et probatorum theologorum doctrina, de Sacrae Scripturae testimoniis, in conclusionibus mère naturalibus, quae sensatâ experientiâ, et necessariis demonstrationibus evinci possunt, temere non usurpandis : in gratiam serenissimae Christinae Lotharingae, Magnae-Ducis Hetruriae, privatim ante complures

IIO

annos,italico idiomate conscripta à GALiLiEO Galilaeo, nobili Florentine, primario Serenitatis ejus philosopho et mathematico : nunc vero juris publici facta, cum latina versione italico textui simul adjunçta. Augusia Treboc.

Impensis Elzeviriorvm, typis Davùdis Havtti, 1636, in-4.

4 ff.limin. — 64 pp. (dont les 4 dern. non chiff.).

Pièce rare, imprimée à Strasbourg, aux frais des Elzevier, dans la même officine que le SystemaCosmicum (n0 426), auquel elle fait suite. Elle contient la fameuse lettre adressée en 1616 à ia grande-duchesse de Toscane, lettre dans laquelle Galilée cherche à établir par le témoignage des Pères que les nouvelles découvertes astronomiques ne sont pas inconciliables avec les Écritures. On conçoit l'effet que dut produire la publication de cette pièce, avec une version latine qui la mettait à la portée de tous, au moment même où le saint office venait de prononcer la condamnation de Galilée et de le forcer à une abjuration solennelle.

442. Princeps ex C. Tacito curatâ operâ deformatus, ab Àbrahamo GÔLNITZ, Dantisc. Lvgd.

Baiavor.i ex officinâ Elseviriorum^ 1636, pet. in-i2.

Marque : le Solitaire.

10 ÉF. limin. — 96 pp. — 12 ff. d'index.

Cet écrit, destiné à retracer l'image d'un prince parfait, est un centon composé uniquement de phrases tirées de Tacite, avec renvois en marge aux passages correspondants de l'édition elzevirienne de 1634.

443. Danielis Hëinsii Epistola, qva Dissertation! D. Balsaci ad Heroden Infanticidam, respondetur : multaque diuersae eruditionis hac occasione excutiuntur. Edi-

tore Marco Zverio Boxhornio.

Lvgd. Batavorvm, ex officinâ Elzeviriana, 1636, in-8.

Marque : le Solitaire^

4 ff. Umin., y compr. le titre ronge et noir. — 264 pp.

Nous avons cité à l'année 163a (n0 368) l'édition originale de VHerodes Infanticidd de D. Heinsius. Cette pièce donna lieu à un écrit de Balzac intitulé : Discovrs svr vne tragédie de Monsieur Heinsius y intitulée Herodes Infanticida. Dédie à M, le Chancelier. A Paris, chez P. Rocolet, 1636, in-8. Heinsius y est blâmé, avec beaucoup de ménagements d'ailleurs, d'avoir introduit la mythologie païenne dans un sujet tout biblique. C'est à ce discours, recueilli plus tard dans les Œuvres diverses de Balzac, que la Lettre ci-dessus sert de réponse.

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