‹ Les Elzevier; histoire et annales typographiquesChapitre 253 sur 368 · Des. Erasmi Roterod. Colloqvia nunc emendatiora. Lvgd · texte numérisé non relu

Des. Erasmi Roterod. Colloqvia nunc emendatiora. Lvgd

Batavorvm, ex officinâ Elzeviriana.

Anno 1643, pet. in-i2.

12 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 672 pp. — 44 pp. — 2 ff. blancs.

Seconde édition elzevirienne, reproduisant ligne pour ligne la précédente de 1636, no 440.

553. Elementorvm architectvrae militaris libri IV. Quorum I. De delineationibus. 2. De orthographia et ichnographia. 3. De

BON AV. ET ABRAHAM ELZEVIER

stereometria et sciagraphia. 4. De mechanico modo, et deoffensione.

Ex conatu Nicolai Goldmanni Vratislaviensis Silesii. Lvgd. Ba^ tavor., ex officinâ Elzevirianâ, 1^43» 3 tom. en 2 vol. m-8.

Marque : le Solitaire,

T. I : 14 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir.

— 3aa pp. — I f . d'errata.

T. II. Tabula supputata delineationum : a ff. limin.

— 33 tables.

T. III. Figura aneis typis expressa : 2 ff. limin. — ao5 figares, cotées A-Z et aaa-ddd.

Une traduction française de ce livre a paru chez les mêmes Elzevier, 1645,

554.Dan.H£jNSii deTragœdise constitvtione liber. In qvo inter caetera tota de hac Aristotelis sententia dilucide explicatur.Editio auctior multo. Cui et Aristotelis de Poëtica libellus, cum ejusdem notis et interpretatione accedit. Lvgd. Batav., ex officinâ Elsevirianâ, 1643, pet. in-12.

Marque : le Solitaire.

6 ff. limin. — 368 pp.

La première édition avait paru, en 161 1, à Leyde, chez Louis Elzevier, dans le format in-8 (no 66).

555. loan. Henrici MeibomI, de ilagrorum usu in re veneria, et lumborum renumque officio, epistola. Ad. V. C. Christianum Cassium, episcopi Lubecensis et Holsatiae ducis consiliaurium.

Lvgd. Batavorvm, ex officinâ Else-virianâ, Academ. jur. typograph., 1643, in-4.

Marque : le Palmier, avec la devise :

Assvrgo pressa.

48 pp.| y compr. le titre ronge et noir.

556. Oratio funebris in obitvm viri reverendi ac celeberrimi D.

Ludovici de Dieu, pastoris Leydensis ecclesise belgicae iidelissimi, collegii Gallo-Belgici regentis prudentissimi, theologi omnigena linguarum ac scientiarum prasstantissimarum scientia instructissimi. A. D. lohanne Polyandro à Kerckhoven, S. S. theologiae doctore, et professore primario in Academiae Leydensis auditorio theologico publiée habita, anno Domini cIo loc xlii. mensis die 27. Decemb. Accedunt clarissimorum aliquot virorum et amicorum epicedia. Lvgdvni Batavorvm^ ex officinâ Bonaventvrce et Abrahami Elsevir.Academ. typograph., 1643, in-4.

Marque : le Solitaire,

23 pp. — 3 ff. n. ch. pour les Epicedia.

557. Andreae Riveti Apologeticvs pro suo de verae et sinceraî pacis Ecclesise proposito. Contra Hvgonis Grotii votvm, et id genus conciliatorum artes, pro fucata et fallaci pace ecclesiastica. Lvgd.

Batavor.y ex officinâ Elsevirianâ, 1643, in-8.

Marque : le Solitaire.

6 ff. limin. — 321 pp.

Voir ci-dessus la note du n» 538. — A la fin du volume (pp. 312-321) il y a une épître à Rivet, datée de Leydey Kal. Nov. 1642, et signée Cvthbertvs Highlandivs.

Cette lettre est de Samuel Sorbière.

(Cf. la vie de Sorbière par Graverol, en tète du Sorberiana.)

558. Clavdii Salmasii de Hellenistica commentarius, controversiam de lingua hellenistica decidens, et plenissimè pertractans originem et dialectos graecae lin-

guae. Lvgd. Baiavor.^ ex officinâ Elseviriorum, 1643, in-8.

Marque : U Solitaire.

54 pp. limio. (titre et ép!tre dédie. K— z f. blanc. — 464 pp. 'dont la dem. ch. par erreur 664). — 3 ffd'index.

On appelait Hellénistes les Juifs disperses parmi les Grecs, surtout ceux qui habitaient Alexandrie et parlaient habituellement le grec. Partant de là, certains savants, à Texemple de Daniel Heinsius, dans son Arisiarchus socùt (n<> 481), s^étaient crus autorisés à désigner sous le nom d'hellénistique le langage, mêlé d'expressions et de tours de phrases hébraïques, qui était usité parmi ces mêmes Juifs, et dans lequel sont écrits la version des Septante et le Nouveau Testament.

Saumaise, qui trouvait Texpression impropre, composa ce gros volume contre ceux qu*il appelle les Hellénisticaires, et notamment contre Daniel Heinsius, quoique celui-ci ne soit pas nominativement désigné. Il n'en resta pas là; car dès la même année il donna encore le Funus linguœ hellenistica, suivi de VOssilegium helleuisticœy Lugd. Bat.^ J. Maire, 1643, in-12.

L'auteur a beau jeu pour démontrer que le terme d'hellénistique est inconnu à toute l'antiquité, que cette langue ne constitue pas à proprement parler un dialecte spécial, qu'il n'y a en grec que quatre dialectes, ou cinq si l'on y comprend la langue commune, &c. A cet égard son livre est plein de vues nouvelles et ingénieuses, dont les grammairiens ont fait leur profit. Mais le fait que les livres saints sont écrits en un idiome dont les mots sont grecs et la phrase hébraïque, n'en subsiste pas moins, et Saumaise en convient. Or, comme le remarque le P. Simon, qui expose parfaitement le débat dans son Histoire critique du texte du Nouveau Testament (chap. 27 et 28), « on peut luy donner tel nom qu'on voudra, pourveu que l'on convienne de la chose en ellemême. »

Quoi qu'il en soit, le mot qui échauf-

fait si fort la bile de Saumaise a fait fortune, car les plus récents linguistes, Matthix, Kîihner, &c. n'ont pas fait difficulté de l'admettre.

L'ouvrage est dédié à Jean de Laet, par une longue épître datée du château de Tailly près de Beaune, ex casteUo Taliaunsi prope Beinam,

Page 1