Nitocris, reine deBabylone
Tragi-comédie de P. Duryer.
Suiuant la copie imprimée à Paris, 1650, pet. in-i2.
Marque : la Sphère.
70 pp. en tout.
Véritable elzevier de Leyde. Vend.
mar. r. (Trautz-Bauzonnet) h. 125 mill.
75 frs. L. de Montgermont.
681. De duplici viventium terra dissertatio paradoxica. Autore Inl. Vir. Don. losepho Antonio GoNÇALEZ de Salas eqvite Calatrabensi crvce purpurato, vetustae admodum domus delos Gonçalez de Vadiella domino, etc. Magni operis, quoà inscribitur, Epitoma geographico-historica, àTOO"Tao"- [A,(X/tiQV. Lugduni Batavorum, apud Elzevirios. An. 1650, in-4.
5 £f. n. ch. d'index.
Volume exécuté avec beaucoup de luxe. Il est orné d*un beau frontispice, gravé par S. Savri, diaprés D. Sébast.
de Herrer. L'avant-dernier f. des limin. représente les armoiries de 1* auteur, au milieu d*une composition des mêmes artistes. Évidemment Tédition a été
imprimée aux frais de Tauteiir, et on n'a rien épargné de ce qui pouvait flatter sa vanité. L'énoncé du titre indique clairement quelle sorte de personnage c'était.
Le grand ouvrage géographico-historique dont celui-ci n'est qu'un extrait, n'a jamais paru, que nous sachions.
Le 4 nov. 1650, Gui Patin écrivait à Spon : c On imprime en Hollande, chez MM. les Elzevirs, un livre curieux d'un savant espagnol , sous le titre de Duplici terra; l'auteur est Josephus Gonçalès de Sala. Je ne sais si ce ne seroit point le même qui a fait imprimer l'an 1629 un Pétrone avec des commentaires et indice perpétue, in quarto, à Francfort. « [Lettres, t. II, p. 57.) C'était le même en effet, ainsi que le prouve le passage suivant d'une lettre de Heinsius à Gronovius : c Elzevirii edunt librum Hispani cujusdam mirum, de duplici terra. Nomen scriptori Jos. Ant. Gonsales de Sala.
Scripsit adolescens in Petronium olina commentarios. Vidi epistolas ejus aliquot, satis humanas ad Elzevirios scriptas. » (Burmanni Sylloge, t. III, p. 271.)
682. Hvgonis Grotii Epistolae ad Galios. Secunda editio, priore auctior et emendatior. Lvgd. Ba-iav.; exofficindElseviriorum, 1650,
Marque : le Solitaire,
473 pp. •— I f. n. ch. ~ 3 ff. blancs.
Réimpression soignée et correcte d'un recueil que les Elzevier avaient publié très fautivement en 1648 (n^ 639).
683. Histoire dv ministère d'Armand Jean Du Plessis, cardinal duc de Richelieu, sous le règne de Louys le Juste, XIII. du nom, roy de France et de Navarre.
Avec des réflexions politiques, et diverses lettres, contenants les négociations des affaires de Piedmont et du Montferrat. Divisée en IV. tomes. Corrigée en cette
BONAV. ET ABRAHAM ELZEVIER
édition, et mise en meilleur ordre.
A Paris, 1650, 2 vol. pet. in-12.
T. I : 12 fT. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 760 pp.
T. II : 645 pp. — 92 pp. pour les Affaires d'Italie de Vannée ii.dc.xxxix. — 2 pp. de table.
Jolie édition, qui sort incontestablement des presses des Elzevier de Leyde.
L'ouvrage est de Ch. Vialart, plus connu sous le nom de Charles de Saint-Paul. Il parut d'abord à Paris ^ chez G. Alliot, 1650, in-fol., et fut condamné au feu par arrêt du Parlement du 11 mai 1650.
• On vend ici en cachette, écrivait Gui Patin, sous la date du 6 mars 1650, un livre in-fol. intitulé Histoire du ministère du cardinal de Richelieu : c'est un méchant livre contenant une apologie de la tyrannie de ce cardinal. Il y a un chapitre contre MM. de Marillac; il y en a aussi un contre M. de Chateauneuf ; cela pourra le faire condamner et brûler par la main du bourreau. Le bruit a voit couru que l'auteur de ce livre étoit le Père Joseph, le clerc capucin ; et étant trouvé trop mal fait , il fut attribué à un M. de Guron, qui fut employé par le cardinal de Richelieu en Italie. Mais enfin on a découvert que le vrai auteur est un supérieur des feuillants, nommé le P. Vialart, parent de M, le chancelier Seguier, lequel barbouilloit ainsi le papier pour flatter le cardinal et attraper un évèché, ce qu'il fit enfin, car il eut l'évêché d'Avranches, et mourut au bout de deux ans, ante annum atatis 50. Voilà un moine que la mort a attrapé. »
Lettres, 1. 1, p. 168; voir aussi t. II, p. 9 et p. 13.
Nous soulignons dans ce passage un détail qui risquerait de passer inaperçu : Vialart était parent du chancelier Seguier, l'illustre et puissant protecteur des Elzevier. C'est peut-être l'une des raisons qui les ont décidés à reproduire ce livre.
Une seconde édition elzevirienne de V Histoire du ministère de Richelieu parut en 1652. Bien qu'elle porte l'adresse de Leide, chez Jean Sambix, il est positif qu'elle a été imprimée à Amsterdam; mais nous montrerons ailleurs qu'elle a
été exécutée par Louis Elzevier pour compte de ses parents Jean et Daniel.
Abraham Wolfgang a réimprimé également cet ouvrage en 1664. Cette dernière édition, qui comprend trois volumes, est très inférieure aux deux précédentes.
684. L'Héritier ridicule, ou la dame intéressée. Comédie. Dédiée au Prince d'Orange. Par monsieur ScARRON. Suiuant la copie impri^ met à Paris, 1650, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
88 pp. en toat.
Véritable elzevier de Leyde. Vend.
inar,r. (Chambolle-Duru) h. 123 i/a mill. 62 frs. Potier, rev. 60 frs. L. de Montgermon t.
685. Nobiliss. virginis Annae Mariae à Schurmân Opuscula hebraea, graeca, latina, gallica : prosaica et metrica. Editio secunda^ auctior et emendatior. Lvgd. Ba^ tavor., ex officinâ Elseviriorum, 1650, in-8.
Marque : le Solitaire.
4 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir et le portrait. — 376 pp.
Reproduction ligne pour ligne de la première édition, parue en 1648 (no 649), à cela près qu'on a ajouté : 10 à la p. 369 une pièce de 28 vers « sur la bienvenue de Mad. Utricia Ogle, dite Swaen, à Utrecht, » et 20 à la fin une lettre de remerciement en français à M. Spanheim, datée d' Utrecht, 15 août 1648.
686. Systema disputationum theologicarum in confessionem et apologiam Remonstrantium 74 disputationibus absolutum. Au^ tore et praeside Jac. Triglandio.
Lugd. Batav,, ex officinâ Bonavett" turce et Abrahami Elsevir.,, 1650, in-4.
Recueil de thèses théologiques relatives à la doctrine des Remontrants, soutenues publiquement à l'Université de Leyde, de 1642 à 1650, sous la présidence et avec la coopération de J. Trigland, professeur de théologie.
687. Vota nuptialia in honorem conjugii reverendi viri-juvenis, doctrina, pietate ac virtutibus praestantissimi , domini Frîderici Schwetgii, ecclesiae invariatae Augustanae confessionis , quse est Ultrajecti , pastoris fidelissimi , sponsi, et nobilissimae, lectissimaeque virginîs, Lucretiae à Metteren, nobilissimi excellentissimique viri, D. Rudolphi à Metteren, p. m. filiae, sponsae. Anno 1650, die 3 may (sic) Lugduni Bat. celebrandi. Lugd. Batav., ex officina Elseviriana, 1650, în-4*
8 pp. en tout.
Cinq poésies en latin, et deux en allemand. — Cet article m'est communiqué par M, Walther de St.-Pétersbourg.
688. Les Œvvres diverses du sieur de Balzac. Augmentées en cette édition, de plusieurs pièces nouvelles. A Leide^ chez les Elsc" viers, 1651, pet. in-i2.
Marque : le Solitaire,
8 ff. limin. — 389 pp. — z f . blanc.
Le volume s'ouvre par une épître des Elzevier à M. de Balzac : • Vous nous avés donné un pouvoir si absolu sur vostre livre, que depuis que vous nous en avés mis l'inquarto et les nouvelles pièces manuscrites entre les mains, vous ne vous estes point voulu mesler de r impression que nous en devions faire en petit. » Après avoir déclaré qu'ils se reconnaissent seuls coupables de toutes
les fautes qui peuvent avoir été commises, ils ajoutent : t Téguillonnement de Monsieur Conrart, qui nous a piqué d'honneur en cette occasion, n*a pas peu servy à nous rendre autant exacts quMl s'est pu faire, et de donner un chefd'œuvre de nostre art en vostre ouvrage, pour vous contenter, bien que du reste, nous n'en négligions aucun de tous nos autres. » La réponse de Balzac à cette épître se lit en tète des Lettres choisies de 1652.
Le volume des Œuvres a été réimprimé d'abord en 1658 à Leyde, chez Jean Elzevier, puis en 1664, à Amsterdam, chez Daniel. Ces deux éditions, qui contiennent d'ailleurs les mêmes pièces que la première, sont ornées d'un frontispice gravé qui n'est pas dans celle-ci.
Les Elzevier ont imprimé six ouvrages différents de Balzac, savoir :
Les Lettres choisies. Leyde, 1648 ou ï^52; — Amsterdam, 1656 ou 1678.
Les Œuvres diverses. Leyde, 1651 ou 1658; — Amsterdam, 1664.
Les Lettres à Chapelain. Leyde, 1656;
— Amsterdam, 1661.
Aristippe. Leyde, 1658 (s édit.); — Amsterdam, 1664.
Les Entretiens. Leyde, 1 659 ; — Amsterdam, 1663.
Les Lettres à Conrart. Leyde, 1659;
— Amsterdam, 1664.
On en peut former deux collections distinctes, suivant qu'elles se composent de volumes imprimés à Leyde ou à Amsterdam. Si l'on avait le choix entre les deux collections, il faudrait accorder la préférence à celle de Leyde, qui est plus jolie et beaucoup plus difficile à réunir. Mais il est rare qu'on ait égard à cette classification. La plupart des exemplaires renferment des volumes pris indifféremment dans l'une et l'autre série. On ajoute ordinairement le Socrate ehrestien^ Amsterdam, 1662 (ou Arnhem, 1675), pet. in-i2, qui est étranger aux presses elzeviriennes et que nous décrivons dans la troisième partie de ces Annales.
BaNAV. ET ABRAHAM ELZEVIER.
Vend, les 7 vol. d'Amsterdam, mar, bL (Duru) h. 130 mill. 232 frs. Millot, en 1846; de Leyde (sauf un vol. d'Amsterdam) fnar. r.(Trautz-Bauzonnet) 252 frs.
Solar, rev. 350 frs. Double et 300 frs. Chedeau; de Ley.de, sauf 2 vol., mar. bL (Simier) 195 frs. Yemeniz; d'Amsterdam, sauf 2 vol., mar, r. (Duru) h. 131 mill. 380 frs. Potier; les 6 vol. de Leyde, sauf 2 vol., mar. r. (Thibaron) h. 130 mill. 350 frs. Bordes, rev. 450 frs. Benzon; les 7 vol. de Leyde, sauf 2 vol., mar. r. (Hardy) h. 127 à 130 mill. 400 frSé Pasquier; d'Amsterdam (3 vol. de Leyde) mar. r. (Trautz-Bauzonnet) h. 129 mill.
1030 frs. L. de Montgermont; d'Amsterdam, sauf 1 vol., mar. r. (Trautz-Bauzonnet) 1000 frs. J. Janin.
Un exemplaire non rogné des 6 volumes d'Amsterdam (sauf VAristippc^ qui est de Leyde) mar. r. (Trautz-Bauzonnet) 751 frs. Giraud; rev., avec le Socrate chrestien de même condition, 810 frs.
Solar et 1105 frs. De la Villestreux. Un autre exemplaire non rogné des 7 volumes d'Amsterdam (sauf les Entretiens^ qui sont de Leyde) mar, r, (Bauzonnet) figure au catal. Cigongne sous le no 2289.
Nous ferons remarquer en terminant que le Balzac elzevier, même en y comprenant le Socrate chrestien ^ est loin d'être complet. Il y manque les trois premiers recueils de Lettres t le Prince ainsi que V Apologie pour M. de Balzac par F. Ogier. Mais on peut se procurer ces ouvrages en éditions de Paris, du même format que les éditions elzeviriennes.
68g. Le Cid tragi-comédie. Par Mons^ Corneille. Suiuant la copie imprimée à Paris, 1651, pet.
in-i2.
Marque : la Sphère.
8( pp. (dont les deux dero. sont chiffrées par erreur 62 et 63). — i f. blanc.
Quatrième édition elzevirienne de cette pièce. Voir le n© 515,