LXXXVIII LES ÉDITIONS ELZEVI RIEN NES
empruntés à des modèles antérieurs, ils y ont introduit des modifications qui les font aisément reconnaître.
Voici quels sont les principaux fleurons d'Amsterdam :
1° La guirlande de roses trémières, dont il existe au moins trois types différents, qu'on peut vérifier : l'un sur VAulu-Gelk de 1651; l'autre sur le Balzac de 1656; le troisième, beaucoup plus grand, sur VAristippe de 1664.
2° La petite vignette aux entrelacs, qui se voit sur le Milton de 165 1 et les Provinciales de 1657.
3*" Le fleuron aux sceptres croisés, représentant un écu couronné sur lequel se croisent deux sceptres, de l'espèce de ceux qu'on appelle mains de justice. La rose d'Angleterre et le chardon d'Ecosse qui figurent dans cette vignette, prouvent qu'elle est de provenance anglaise (voir le Pastissier de 1655).
4*" Un fleuron de même provenance, portant au centre la rose d'York couronnée et les lettres E R, qui signifient évidemment Elisabetha regina {Adages d'Érasme de 1650).
5° La vignette connue sous le nom de Delta, imitation agrandie du n*" 2 de Leyde, sauf que le culot est remplacé par uii triangle ou delta renversé inscrit sur un X {Du Refuge de 1652).
6"* La tête de buffle, très rarement employée, se voit sur le Brantôme de 1666 et le Tite Live de 1678.
7° Les rinceaux aux têtes de profil, qui se vérifient également sur le Brantôme de 1666 et sur V Imitation de 167g; reproduqtion du fleuron de Leyde (n° 3), mais ayant 55 mill. de largeur.
Parmi les culs-de-lampe il convient de signaler d'abord le masque, que Louis employait déjà en 1640 (n® 966), et qui de 1641 à 1672 alterne sur les publications d'Amsterdam avec la Minerve et la Sphère. On rencontre déjà cette même vignette sur des impressions du seizième çiècle, entre autres sur V Anti'Choppinus de 1593.
Citons ensuite le cul-de-lampe au monogramme EID (dans le Savilius de 1649), imitation de la Méduse de Leyde, excepté que l'écusson porte, au lieu de la tête de Méduse, un triangle inscrit sur un X, avec les lettres EID;