II
LE C i M LOIS
Cependanl La tradition subsiste toujours, quelques docu ment s en établissent la preuve. Ainsi une gravure ayant
la forme d'une médaille représente Louis XYIII prêta'nl le serment à la Charte constitutionnelle (6 mars 1815 . Le coq
esi ;ui|iivs de lu <lrt'--r ;i-^ist' ijni personnifie la France.
lue estampe allégorique avec La légende : Les Dieux de l'Olympe président </" mariage du '/"<• et de In duchesse de Berri présente, an premier plan, un coq les aile- soulevées : plus loin, un amour soutienl un écusson Qeurdelisé Collection Hennin).
LE COQ A TRAVERS L'HISTOIRE
par.
^mv ■
oral i i • Dtourant un portrait de Louis X \ III
Nous avons relevé le passage suivant dans les .Mémoires de la Société Royale des Antiquaires de France publiés en IN 17 (tome l">\ page llu) :
« Le Coq, gallus, animal consacré au dieu Mars, le symbole de la vigilance, du courage e1 de la valeur, fut l'emblème des Gaulois; il est encore celui des Français. »
Un calendrier portant le litre :
Souvenir Français pour L820 est
illustré, au milieu, d'un coq.
Plusieurs tableaux figuratifs de la Chambre des Députés (1820, 1821, 1823) montrent, près d'une déesse, le coq posé sur une colonne.
Les Chansons de Béranger.
Les blessures de la France commençaient à se cicatriser; épuisée par vingt ans de guerres, elle avait dû subir le joug des anciens émigrés, ramenés et imposés par les armées étrangères. Les deux frères de Louis \Y! : LouisXVHl et, après lui, Charles X, ne purent mettre un Ereio aux exigences el aux excès des ultra royalistes ; aussi devinrent ils l'un et L'autre promptement impopu laires.
Après la fièvre généreuse de libelle el d'égalité (lotit était sortie la Révolution, après l'enivrement de la gloire militaire qui avail masqué le
despotisme impérial, les Français humiliés voyaient recoin
mencer le règne de l'inégalité el la distribution des privili s aux médiocrités de la noblesse triomphante.
Tous les sentiments généreux, toutes les grandes idées qui avaient germé depuis 1789 étaient ou dénoncés comme des crimes, ou niés ou bafoués.
Aussi l'opposition eul beau jeu; Béranger lui apporta un concours considérable avec ses chansons légères, gauloises ou patriotiques <|ui trouvaienl un écho énorme dans l'âme française. Ces chansons lui valurent de la prison el sa popu larité s'en accrut encore.
On ne comprend pas aujourd'hui la malice politique qui se glissail dans ces vers, d'apparence anodine, non plus que le courage qu'il Eallail pour les publier.
La chanson suivante, qui battait en brèche le drapeau blanc et les fleurs de lis exécrés, eut un retentissement énorme.
Nous en donnons quelques strophes :