‹ Les emblèmes et les drapeaux de la FranceChapitre 35 sur 62 · TS · texte numérisé non relu

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D'autres médailles h «1rs insignes en métal, destinés â être portés à la boutonnière, <>ni le coq.

L'onl également, plusieurs projets de monnaies présentés

au concours de 1848. Voici la réduction d'un essai destiné à la pièce de ."> francs et dont l'auteur esl M. Alard.

Une série de médailles commémoratives de la Révolution de février 1848 portent le coq placé différemment.

Voici le filigrane du papier timbré de l'époque sur lequel

on lit Timbre national 1849. L'emploi du coq esl ici des plus significatifs.

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Parmi les en-têtes de papiers à lettres administratifs qui nous

intéressent, nous signalerons celui du Ministère de la Marine

et des Colonies. Citons encore le timbre à main du 75e régiment d'infanterie.

A titre de curiosité nous avons détaché les lignes suivantes d'une notice sur la fabrication du papier peint :

« En 1848, Lapeyre imprime sur un prisme tricolore un superbe coq gaulois aux ailes déployées, et, au milieu d'un disque doré, on lit : « Liberté, Egalité, Fraternité ». et la date du 24 février 1848. (Je panneau républicain eut un très vif succès ».

Duranl la deuxième République, non- trouvons le co.q en quantité sur les équipements militaires : on utilise d'abord les mêmes types que sous Louis-Philippe, mais bientôt l'inscrip lion Ordre et Liberté qui est caractéristique avant 1848, esl remplacée par République Française ci la devise Liberté, Egalité, Fraternité; de plus on adjoint au coq des emblèmes

Plaque d'employé des Postes aux armées

comme le faisceau des licteurs, le niveau, la foi (poignée de mains).

Enfin, en 1848 et après, nous trouvons encore de- coqs à la hampe des drapeaux. .Nous pouvons citer les exemples suivants que nous avons relevés au musée de l'année :

Drapeaux de la Garde nationale.

Drapeaux de l'infanterie légère.

Drapeau du 14e régiment de dragons.

Drapeau du 8e régiment de lanciers.

Drapeaux du 2e et du :>*' régiment île cuirassiers.

Drapeau du i' régiment de carabiniers.

LE COQ A TRAVERS L'HISTOIRE

Réduction photographique d'un des premiers panonceaux de la République de 1848

(( nllrrtkin A. Maury)

La pique du drapeau, dont nous donnons ici une réduction, est plaie, en cuivre de 3 millimètres d'épaisseur et ajourée. Ifcoq s'y voit doue eu silhouette ; cette pique, d'une fabrication

Pique de drapeau de la 2e République

(Collection A. Maurv)

sommaire, a dû servir provisoirement. On nous a dit en avoir vu d'analogues qui ornaient des espontons. sortes de lances dont les porte drapeaux furent munis, pour leur défense, pendant une courte période.

Fac-similé d'un fer à dorer de la •" République

LE COQ A TRAVERS L HISTOIRE

Plaque de coiffure militaire : casque, shako, bonnet à poil [Le X" du régiment figure d'ordinaire sur la boule du monde)

LE COQ G i.ULOIS

Hausse-col d'officier

Plaques de ceinturons

LE COQ A TRAVERS L HISTOIRE

Les drapeaux distribués le 20 avril 1848 sont surmontés d'une pique au bas de laquelle est un médaillon où est gravi' en relief le Coq Gaulois ; au-dessous de ce médaillon se trouve une plaque oblongue sur laquelle sont gravées aussi en relief les initiales r. f. (Voir gravure page 219).

Il est important d'ajouter que beaucoup d'équipements militaires confectionnés pendant la République ont des coqs

sans inscription ; nous pouvons citer les documents suivants qui existent au musée de l'armée :

Boutons de la Garde nationale.

Plaque de sbako de la Garde nationale

Plaque de shako d'officier.

Plaque de shako de voltigeur d'infanterie de ligne.

Cuirasse du 2" régiment de carabiniers.

236 LE COQ &AULOIS

En 1849, Louis Napoléon est élu Présidenl de la République ; le loup est dans la bergerie. Il ose, profitant des dissentiments des politiciens qui lassent le publie, replacer sur les drapeaux de l'armée l'aigle impériale avec ses initiales L N.

Le coq devient dès lors un concurrenl qu'il est habile de déprécier, pour le bannir définitivement ensuite.

Dans une brochure que nous avons déjà citée, page 30, M. Pierquin de Gembloux se charge de cette besogne, il s'en prend d'abord à la chanson de Béranger Le Vieux Drapeau qui, on le voit, avait bien porté, puis il s'attache à prouver que le coq est sans valeur, et il ajoute :

« Je n'en dirai pas autant de l'aigle qui se trouve sur un très grand nombre de médailles gauloises, dans les formes el les attitudes les plus variées, ce qui permettrait de dire avec beaucoup plus de raison que l'aigle est le véritable coq des Gaulois. »

Et il finit, comme on peut s'y attendre, par une tirade de courtisan :

« Ainsi, le Président delà République n'a pas seulement fourni une nouvelle preuve de son courage en l'ace t\r> traités de 1815, en rendant l'aigle au drapeau de la gloire, il a fail en outre une chose juste, logique et donné une preuve d'esprit, d'érudition el de nationalité.

Corrigeons dune, en ce sens, le vers du célèbre chansonnier el parlanl de notre glorieus drapeau, disons avec le Président de la République :

Rendons lui l'aigle des Gaulois, 11 scut aussi lancer la foudre !

Restons encore un instant dans le domaine des chanson-.. Pierre Dupont, le chantre rustique, l'auteur des Bœufs, des Louis d'Or, ne fut pas prophète comme Béranger. Dan-, la chanson suivante il apercevait des temps meilleur- pour 1852,

LE COQ A TRAVERS L HISTOIRE

Gravure qui illustrait la chanson o 1852 d

238 I-E COQ GAULOrS

époque à laquelle les pouvoirs de l'Assemblée législative devaient être renouvelés par le suffrage universel :

in [LLET 1 85û)

C'est dans deux ans, deux ans à peine

Que le coq gaulois chantera ;

Tendez l'oreille vers la plaine,

Entendez-vous ce qu'il dira ?

Il dit aux enfants de la terre

Qui sont courbes sous leur fardeau :

Voici la fin de la misère,

Mangeurs de pain noir, buveurs d'eau.

Des monts sacres où la lumière Forge ses éclairs et ses feux.

Viens en déployant ta bannière Dix-huit cent cinquante-deux !

On sait ce qu'il advint de ces belles illusions. Pour -a part, le doux poète qui avait fait paraître quelques chansons danle genre de celle-ci, fut, après le coup d'Etat, traqué durant des mois par la police, arrêté et condamné à sepl années de déportation à Lambessa ; ses amis heureusement obtinrent bientôt sa eràce.

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