Suet., Tib., 34. — Vell. Pat., ii
2. Philo, in Flacc.^ i, 2. — Joseph, Antiq, Jud.^ xvin, 7, § 5.
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cer par d'autres pi as fraîches et plus afihmAes. » Ce qui fait plus d'honneur à Tibère, c'est qu'il regarda^ il proclama comme un malheur public la ruine de douze cités de l'Asie Mineure par un tremblement de terre*. Il les releva aux frais du trésor, et remit plus d'une fois des impôts à des provinces qui avaient souffert de la disetu ou éprouvé quelque désastre.
Il faut louer encore le gouvernement militaire de Ti^ bére. C'est pour les légions qu'il se montra le plus parci* m^onieux et souvent le plus sévère. Il revint promptement sur les concessions que Germanicus leur avait faites dans un moment de crainte. Il rétablit les seize années de service avec la vélérance sous les drapeaux, et ramena la pave à l'ancien taux. Deux fois seulement il accorda des gratifications aux légions. Pour la discipline, il ne fléchit jamais. Le conseil que donnait Auguste au sujet des frontières de IVmpire fut pris par Tibère au sérieux. Il les fixa, en Europe, au Rhin et au Danube; en Afrique, à TAllas; et il s'attacha seulement à réduire les peuples et royaumes tributaires à l'état de provinces : politique sage sinon grande.
On doit Tavouer, Tibère n'était cependant pas un maître agréable; il ne flattait ni les grands, ni le peuple, ni les soldats. Formalisle au camp, pédant au sénat, gêné dans le public, gourmé dans le privé, d'un esprit étroit, subtil, j litigieux, il ne plaisait nulle part, parce que nulle part il n'avait de vraie grandeur, d'aisance ou de bonne humeur. L'économie qu'il portait dans sa maison, image fidèle de celle qu'il consacrait à l'administration de l'empire, avait quelque chose de parcimonieux. La simplicité, la frugalité militaire de cet homme qui n'avait point de familiers, point d'amis, qui ne donnait point de fêtes.